Le matin d'une star : un enfant nous est né !

The Daily News l'appelle « The SuperGirl of New York». Mais en fait, pour cette artiste de cinq ans, il s'agit d'un prodige dont il faut suivre l'évolution

Que ce soit en amont ou en aval, éloigné de Décembre, on reste nostalgique du parfum de Noël. On rêve alors de l’ambiance de l’Emmanuel avec des décors visuels et sonores dans les rues, les espaces commerciaux, les lieux et locaux publics où seraient parées les guirlandes et autres décorations de toutes sortes et de toutes les couleurs. Et aussi, de toutes sortes de mélodies et sons qui nous noieraient et nous feraient entendre l’annonce de "l’enfant qui nous est donné pour sauver le monde !" Mais patience ! Retenez encore votre appétence! Car, il ne s'agit pas de cette nouvelle céleste; il s'agit tout de même d'une bonne nouvelle, merveilleuse même: c'est qu’un autre enfant nous est donné, mais pas dans la religion, mais dans le monde de l’art. Ce n’est donc pas Jésus-Christ. Il s’agit cependant d’une fille unique, née d’une famille immigrée non de Nazareth à Bethlehem, mais d’Haïti à Queens-New York aux USA. Ce n’est pas un fils, mais une fille, elle est prénommée Mabou. Mais pourquoi, Mabou, à nos yeux, est-elle un miracle ?

L’enfant qui tua le désespoir

Les dernières recherches de la science améliorent les résultats et disent : le mécanisme de la reproduction chez l’homme à la pomme d’Adam , ne se déclenche, qu’à l’adolescence ou plus précisément aux environs de 18 ans. A partir de ce moment, tant qu’il sera à même de mener une « opération exclusivement masculine dans sa totalité » à n’importe quel âge , le fils d’Adam pourra produire des cellules capables de féconder une ovule en bonne santé. A contrario chez la fille d’Eve , elle dispose dès la naissance d’un bagage reproducteur avec des cellules-œufs prénatalement pré-comptés. Ces œufs très nombreux, se déterminent entre deux et quatre millions à la naissance. Dans le processus de maturation, beaucoup meurent et se réduisent à environ 400 au moment où la jeune fille atteint la procréation aux environs de 16 à 18 ans. A plus ou moins de trente ans, la femme est réduite jusqu’à 12 % de ses capacités d’enfantement, pour être contrainte à l’anéantissement dans ses 40 ans avec seulement 3 à 2 % avant la ménopause qui lui en enlève tout espoir autour de 45 ans.

Voilà pourquoi, Madame Esther Loiseau, ne se faisait plus d’illusion. Intellectuelle de 40 ans, d’un parcours scolaire et universitaire, enviable par son CV chargé de séduction, elle en était avertie. En plus, les médecins, tous accordés sur les conclusions lui affirmaient, confirmaient, attestaient, et certifiaient avec « entêtement » et devant ses « entêtements » à espérer : Madame vous ne pouvez pas enfanter ! D’ailleurs, son mari, Mario Loiseau, s’en était déjà résigné depuis et, chaque « Fête Internationale des Pères » lui inspirait révolte.

Imaginez alors l’ambiance psychologique dans laquelle, les deux compagnes se sont brusquement retrouvés, lorsqu’un matin de ses 40 berges, Madame Loiseau constate qu’elle est enceinte !... Appelons cela « Miracle N°1 » jusqu’à la naissance de l’enfant prénommé Mabou qui, miraculeusement brisa les chaînes d’un désespoir.

Ensuite, l’enfant est né dans la joie que vous pouvez imaginer. Puis, on est rentré dans le quotidien ordinaire… La science nous fait aussi savoir qu’il y a beaucoup plus de risques de tares chez les enfants nés de parents à l’âge avancé : au-delà de 35 ans pour les femmes et plus de 45 ans pour les hommes. Mabou a été conçue au moment où sa mère avait un peu plus de 40 ans et son père largement au- delà de 45 ans : dans les 2 à 3 % de la fécondité de sa mère et en pleine « zone de turbulence contre la bonne intelligence » dans laquelle pénétraient ses deux transporteurs vers le monde du soleil. Mais à deux ans à peines, les réflexes de l’enfant poussaient aux démentis des vérités scientifiques. Testés aux méthodes des plus rigoureuses du pays de l’Oncle Sam, les résultats se révèlent sans appel : on est en présence d’un enfant surdoué avec « 99 % of records » sur une graduation allant de 01 à 100 : Appelons cela « Miracle N°2… « Miracle N°3 : un enfant nous es donné, une star est née » !

Plus que familial, le prodige est pour les hommes

En fait, pour que la curiosité des « testeurs d’intelligence » soit attirée vers l’enfant surdoué Mabou, il y eut d’abord en elle un constat de réflexes et de comportements surclassant l’habituel.

En effet, en bonne famille haïtienne et intellectuelle, les parents de Mabou parlent aussi bien le Créole que le Français dans la maison. Naturellement, avec l’addition de l’Anglais, langue de leur seconde patrie l’Amérique. A notre enquête, sa mère confie : Mabou avait à peine deux ans quand nous fîmes ce constat : lorsqu’elle s’adresse à son père, elle s’applique à lui parler exclusivement le Créole, mais à moi sa mère, c’est le Français et rien d’autre, alors qu’aux autres de l’environnement social (ses petits amis de jeux et les visiteurs), elle emploie l’Anglais sans mélange. Les trois langues, elle les parlait aux uns et aux autres avec une maîtrise qui dépassait son âge au point que ses camarades de jeux ne la comprenaient pas toujours . Enseignante avertie, maman Mabou déduit que sa fille avait certainement des qualités hors communes en langues. Elle initia l’expérience suivante : elle demanda à sa petite sœur fonctionnaire des Nations Unies parlant l’Espagnol, de communiquer désormais en Espagnol avec l’enfant qui d’ailleurs est très attachée à sa tante. Le résultat de l’expérience ne se fit pas attendre : quelques mois seulement après, la petite Mabou, s’adresse à sa tante rien qu’en Espagnol. En tout, quatre langues pour une petite fille qui n’était même pas encore inscrite à l’école.

Désormais convaincus qu’il leur était donné un enfant prodige, les parents de Mabou n’attendirent plus aucune condition pour prendre leur responsabilité : sont alors engagés des enseignants privés pour l’encadrement de l’enfants pour cultiver chez lui, ses aptitudes à la « polyglottie » : Arabe, Chinois, Russe, Espagnol et Anglais lui sont systématiquement enseignés à la fois pour perfectionner l’oral et lui donner la main à l’écrit et tout ceci avec la bagatelle somme de 1500$USD par semaine pour les parents de Mabou. Mais là n’est pas l’intérêt du sujet. L’intérêt du sujet c’est la capacité de notre enfant prodige qui a une mémoire d’éléphant, assimilant avec une vitesse incroyable. Il y a seulement deux ans que cet enseignement systématique a commencé, mais, alors que l’enfant Mabou n’a que cinq ans à peine aujourd’hui, elle est polyglotte de sept langues : Créole, Français, Arabe, Chinois, Anglais, Espagnol et Russe qu’elle parle et écrit ; normal donc qu’elle impressionne les New Yorkais jusqu’aux médias, notamment le Daily News qui l’a fait surnommer « The SuperGirl of New York ». C’est d’autant plus juste qu’elle pratique à la fois le piano, la guitare, la batterie, le violon, la clarinette, le tambour, la harpe ; soit sept instruments de musique qu’elle soumet au Soft Rock , son rythme de prédilection. Décidément ! Notre fillette semble sans limite, puisqu’à cela s’ajoutent non seulement la danse à claquette et le ballet avec lesquels elle excelle sur scène, mais aussi le Kung Fu et le tennis, ses deux sports favoris

Parler et lire sept langues avec une bouche aux dents de lait, pratiquer sept instruments de musique avec des mains, des doigts et des ongles qui ont encore besoin d’une maman pour être entretenus, jouer au tennis et bondir en Shaolin avec des jambes aux ossatures à peines calcifiées, ne peuvent relever que du prodige. Et, même si pour les parents de Mabou, les conditions de sa naissance en font un enfant prodige familial, on est forcé devant ce multi-talent beaucoup précoce, de reconnaître qu’il s’agit plutôt d’un enfant prodige pour tous les hommes , surtout, lorsqu’on est des avertis connaissant l’histoire des légendes comme Michael Jackson, Beyoncé Giselle, Mozart, etc. Il est ainsi d’une si grande importance d’être informé de ce talent précoce de Mabou, d’y garder un œil vif pour ne pas rater son évolution ou ne pas être surpris comme ce fut le cas pour beaucoup d’autres de l’histoire… Un enfant nous est donné à New York, une starlet nous est née, un enfant nous est donné pour être star. Nous sommes avertis !

Abalo Essrom KATAROH

New York, le 1er Septembre 2011

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