Jose Mourinho, ennemi footballistique numéro un

Le portugais est de nouveau dans la tourmente. Entre rumeurs extravagantes et coups de sang, la tempête autour du «Special one» ne semble pas faiblir.
24 Août
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Là où Jose Mourinho passe, l’ennui trépasse. De Porto à Chelsea en passant par l’Inter, le Mou laisse sur son sillage un doux parfum de scandale. Son passage au Real ne pouvait donc pas se passer autrement.

Lors de la Supercoupe d’Espagne, l’entraîneur du Real Madrid a de nouveau utilisé le vieux ressort de la provocation.  Le coup d’envoi de la nouvelle saison de Liga n’était toujours pas donné, que Jose Mourinho se retrouvait déjà au centre d’un drame émotionnel.

Des doigts et des devoirs

Le match retour de la Supercoupe d’Espagne entre le Barça et le Real ne pouvait échapper à Sa traditionnelle joute épique. Et le Mou à son envie irrépressible d’y ajouter sa petite touche personnelle.  Avec son doigt vengeur dans l’œil de Tito Vilanova, l’adjoint de Josep Guardiola, il n’en fallait pas plus à l’entraîneur portugais pour s’attirer les foudres de la presse, des supporteurs et des dirigeants.

Fustigé, isolé et mis au ban des accusés, Jose Mourinho semble s’épanouir dans les situations de crise. Mais cette fois son geste pourrait lui coûter bien plus cher qu’une simple vague de colère.  Entre quatre et douze matchs de suspension, telle est la sanction suggérée par la Fédération espagnole de Football, désireuse de mettre un terme à la surenchère de violence des classicos.

Des dispositions inédites et sévères et une enquête disciplinaire sont autant de casseroles avec lesquelles le Mou aura du mal à cuisiner. Car devant l’amoncellement des sanctions, le soutien jusque-là indéfectible du Real à son entraîneur, commence à s’effriter.

Le festival Mourinho, la critique est unanime

José Mourinho est tenu pour seul responsable des événements et de l’animosité exacerbée entre les deux clubs.  Tel est pris qui croyait prendre, Jose Mourinho est à son tour montré du doigt. Des joueurs comme Gerard Piqué n’hésite plus à considérer que «  Mourinho est en train de détruire le football espagnol  ». Accablé de toute part, le Portugais botte en touche.

Une nouvelle fois la théorie du complot arbitral masquera pour un temps la défaillance de son équipe face à l’ogre barcelonais. Mais cette stratégie risquée commence à agacer dans les hautes sphères du football espagnol. D’autant qu’elle repose sur un paradoxe: bien qu’agressif, le jeu actuel du Real semble bien plus séduisant que sous l’ère Pellegrini. Mais en utilisant l’anti-jeu à outrance, le Mou semble se complaire à cultiver un sentiment d’infériorité face à son rival catalan. Faisant du grand Real, un outsider de choix.  Et il semblerait que Mourinho ne soit jamais aussi convaincant que dans cette position.

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