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ALAIN TEMPLE

Publié dans : Les articles Sports de Alain Temple

Escrime : de la guerre au sport

L'escrime est perçue comme un sport dynamique et tactique. Si le maniement des armes reste une constante, sa pratique est appréciée du plus grand nombre.

Les origines

L’escrime que nous connaissons aujourd’hui est issue d’une tradition guerrière, profondément ancrée au sein de grandes civilisations. Ainsi, près de vingt-sept siècles avant Jésus Christ, les Chinois pratiquent le maniement du sabre à des fins de conquêtes et défense. Selon certains historiens de cette discipline, il semble que les premières salles d’armes soient apparues en Assyrie. Quant à la Grèce et la Rome antiques, les combats de gladiateurs munis d’épées constituent le spectacle le plus prisé de l’époque. Ce n’est qu’au Moyen-Age que l’escrime devient une pratique sportive, essentiellement à portée éducative : réservée aux jeunes nobles et princes, l’habileté à l’épée est un passage obligé pour entrer dans le monde des adultes. En 1531, l’Italien Antonio Manicolino pose les fondations théoriques de l’escrime, en publiant un ouvrage technique dont les concepts sont encore d’actualité pour bon nombre de pratiquants. En France, c’est Guillaume Danet qui, en 1766, publie un « traité de l’art des armes » ; ce dernier est reconnu comme le précurseur de l’escrime française. Sur ce point, le palmarès de cette discipline sportive, à différentes périodes, montrent que la France et l’Italie sont souvent les nations prédominantes en la matière. Dès lors, les premiers Jeux Olympiques de 1896 font de l’escrime un sport reconnu et de plus en plus suivi au fil du temps.

L’escrime moderne

L’escrime peut être scindée en trois catégories. La première d’entre elles, le fleuret, a d’abord été une arme d’entraînement et d’étude des différentes techniques de ce sport. Elle se distingue par une lame carrée ne dépassant pas quatre-vingt-dix centimètres de longueur, le fleuret ne devant pas excéder cent dix centimètres de longueur totale pour cinq cent grammes de poids maximum. Le sabre est la deuxième catégorie marquante de l’escrime ; l’arme est composée d’une lame dont la flexibilité est réglementée, celle-ci ne pouvant mesurer plus de quatre-vingt-huit centimètres de longueur. Enfin, l’épée constitue l’arme « historique » de l’escrime par excellence ; sa lame est droite et ne dépasse pas quatre-vingt-dix centimètres de longueur. L’escrime est un sport d’autant plus attractif qu’il est facilement accessible et compréhensible, grâce aux moyens mis en œuvre : système électrique permettant d’identifier les touches, mais aussi protections adaptées témoignent des avancées constantes de ce sport vers le public. De plus, les aspects ludique et chevaleresque de l’escrime plaisent aux enfants comme aux adultes ; dans une salle d’armes, nombreux sont celles et ceux qui apprennent à se forger un excellent état d’esprit, en développant concentration et efforts, en contrôlant agressivité et énergie, le tout dans une logique de dépassement de soi.

L’escrime s’apparente donc à un sport complet, issu d’une tradition où la pratique des armes tenait une place importante. Pour autant, il implique un sens du « savoir être » très important et participe au développement de la personnalité.

À propos de l'auteur

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ALAIN TEMPLE

Conseiller en insertion professionnelle, je suis passionné par la lecture et l'écriture. Il en va de même pour l'actualité, le sport et la culture au sens large du terme.
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