Construire son projet professionnel grâce au bilan de compétences

Trouver un métier valorisant tout en s'adaptant au marché de l'emploi ? Le bilan de compétences répond à cette double exigence. En voici quelques clés.

Pourquoi choisir un bilan de compétences ?

Changer de métier est souvent le point de départ d’une telle démarche. Besoin de se reconvertir, transformer une passion en activité professionnelle ou prendre conscience d’une expertise spécifique : telles sont, parmi tant d’autres, les motivations qui incitent à réaliser un bilan de compétences.

Public concerné par le bilan de compétences

Salariés et demandeurs d’emploi ont accès au bilan de compétences. Pour celles et ceux qui sont titulaires d’un contrat de travail, les conditions d’obtention sont les suivantes : 1) exercer une activité professionnelle depuis cinq ans, dont douze mois au sein de l’entreprise actuelle ; 2) prévenir l’employeur soixante jours avant le début du bilan de compétences (un courrier avec accusé de réception est la formalisation la plus adéquate). En cas d’acceptation, une autorisation d’absence (rémunération maintenue) de vingt-quatre heures est accordée ; celle-ci est fractionnée, pour tenir compte des rendez-vous liés aux différentes étapes du bilan. Concernant les demandeurs d’emploi, la démarche est simplifiée ; dans le cadre d’un projet de retour à l’emploi, il convient de s’adresser à un conseiller Pôle Emploi. Ce dernier peut alors procéder à une inscription auprès d’un organisme partenaire de  Pôle Emploi , dans le cadre d’une session de bilan de compétences.

Choisir son centre de bilan de compétences

Il s’agit de la démarche préalable à réaliser. Dans ce cadre, il incombe aux salariés de trouver un organisme susceptible de les accueillir. Pour cela, il convient de s’adresser au FONGECIF. Cet organisme possède une antenne dans chaque région et dispose d’une liste de centre agréés concernant la réalisation de bilans de compétences. L’agrément délivré par le  FONGECIF est un gage de sérieux et évite, en outre, de prospecter de nombreux centres avant de trouver le « bon » ! En outre, le  FONGECIF est en mesure de renseigner tout demandeur quant aux démarches à réaliser.

Première étape du bilan : faire le point

Le bilan de compétences présente l’avantage de proposer un suivi individualisé. Bien souvent, un consultant est dédié à chaque participant. L’approche est évolutive : au tout début, l’on recense savoir-faire  (compétences acquises) et  savoir-être (dimension relationnelle et aptitudes personnelles). Pour les déterminer, questionnaires à choix multiples et échanges en face à face constituent, entre autres, les outils majeurs de cette première phase. Il est important de préciser que la confidentialité est de mise. En effet, des éléments extra-professionnels (contexte personnel et familial, relations professionnelles difficiles, entre autres) peuvent être exprimés par un participant, si ce dernier estime qu’il faut en tenir compte, afin d’envisager sa future évolution professionnelle.

Etablir un projet professionnel

Cette étape se construit avec des outils spécifiques qui peuvent être des tests et grilles de lecture appropriés. Il ne s’agit pas de participer à un concours, mais bien de dégager des « traits saillants » permettant de définir métiers, secteurs d’activités et contextes professionnels correspondant le mieux à chaque participant. Là encore, l’échange avec un consultant dédié permet de répondre à certaines interrogations et apporter, le cas échéant, des compléments utiles quant à la compréhension des pistes de réflexion évoquées.

Confronter son projet au marché de l’emploi

Un bilan de compétences n’est utile que si les préconisations sont en adéquation avec le marché du travail. Dans le cas présent, chaque participant est susceptible d’être invité à « prospecter son marché ». De quoi s’agit-il ? La démarche est fort simple : solliciter un entretien avec des acteurs (experts, professionnels, chefs d’entreprise, etc…) en lien avec le(s) projet(s) professionnel(s) définis. En fonction du contenu des échanges, il s’agit d’évaluer opportunités et actions à mener pour atteindre la « cible » professionnelle fixée. Ce travail, pour être significatif, doit être réalisé auprès de cinq à dix interlocuteurs.

Que faire après un bilan de compétences ?

En règle générale, le bilan de compétences engendre une prise de conscience. Faut-il changer d’entreprise ou de métier ? S’agit-il d’acquérir de nouvelles compétences pour évoluer dans son propre métier ? Convient-il de suivre un stage ou une formation pour changer de vie professionnelle ? Toutes ces questions sont d’autant plus légitimes qu’un bon bilan de compétences permet d’y répondre par soi-même.

Au final, cette démarche n’est pas une fin en soi, mais bien le début d’une évolution, voire d’une… « révolution » professionnelle et personnelle !

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