Gestionnaire de paies : un métier polyvalent et évolutif

Le temps où un comptable remettait la paie en main propre est, depuis longtemps, révolu. Etre gestionnaire de paies dépasse ce cadre restreint.
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Compétences requises

Il n’est pas rare qu’un gestionnaire de paies possède de bonnes connaissances en matière de comptabilité. Si cette compétence n’est pas primordiale en soi, elle constitue un atout manifeste pour le service comptable d’une entreprise ; toute opération de règlements (paie normale, acomptes et avances de salaires, entre autres) doit faire l’objet de procédures d’enregistrements et lettrages  adéquates. D’une manière générale - y compris dans l’hypothèse où un gestionnaire de paies n’est pas un spécialiste de la comptabilité - ce dernier est censé travailler de concert avec les comptables, ne serait-ce que pour assurer la bonne tenue des comptes. De plus, tout gestionnaire de paie se doit de connaître les dispositions majeures du  droit social et leurs évolutions ; les imputations faites lors du traitement de la paie répondent en effet à des normes précises, dont il faut constamment tenir compte : lois, conventions collectives, accords d’entreprise et contrats de travail, notamment. Bien entendu, cette prérogative peut être facilitée si le gestionnaire de paies est lui-même intégré à un service de gestion de ressources humaines, où une veille est assurée au quotidien. Enfin, ce métier nécessite, outre la bonne maîtrise des outils bureautiques classiques ( Excel et  Word ), l’utilisation d’un ou plusieurs logiciels spécifiques, en lien avec le traitement de la paie.

Aptitudes indispensables

Si le goût des chiffres est une dimension incontournable du métier, tout gestionnaire de paies est avant tout un acteur digne de confiance, au sein de l’entreprise. Ainsi, les opérations en lien avec les rémunérations des collaborateurs et la connaissance de celles-ci impliquent un devoir de confidentialité incontournable. Pour autant, un gestionnaire de paie occupe une fonction dite de support : un bon « relationnel » est indispensable pour assurer une qualité de service optimale (exemples : expliquer le contenu d’un bulletin de paie à un salarié, conseil interne concernant les règles de gestion du personnel  à appliquer, pour certaines catégories de l’encadrement, entre autres). De plus, organisation et rigueur sont indispensables, car tout gestionnaire de paies travaille avec un échéancier mensuel et environnement technique précis, comportant bien souvent de nombreux impondérables.

Evolutions de carrière possibles

Tout gestionnaire de paie, avec de l’expérience et la maîtrise de son poste de travail, aspire normalement à d’autres fonctions. Dans certaines entreprises de taille respectable, il lui est possible de devenir manager  d’une équipe de gestionnaires de paies. Dans ce contexte, il peut alors superviser certains domaines spécifiques (réglementaires et légaux, pour ne citer qu’eux à titre d’exemples). Il lui est également possible d’acquérir des compétences complémentaires, afin de devenir responsable de la politique de rémunération au sein d’une entreprise. Enfin, un gestionnaire de paies est en mesure d’opter pour un statut de  consultant , en proposant ses services sur la base de son cœur de métier : réalisation de cahiers des charges afin de mettre en place, dans des petites et moyennes entreprises, procédures et outils destinés à optimiser le traitement des opérations de la paie.

Le métier de gestionnaire de paies est donc varié. De plus, les compétences acquises sont parfaitement transposables pour d’autres projets professionnels.

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