La mondialisation : un concept incontournable

Ouverture pour les uns, fléau pour les autres, la mondialisation divise et pose de multiples questions. Voici quelques clés pour envisager le sujet.

La dimension économique

Echanges et commerce ont toujours présidé à la destinée de l’humanité et ce, depuis des temps immémoriaux. D’abord sur un plan local, puis sur de plus vastes contrées, la mondialisation s’est donc imposée sur la base d’un schéma classique : celui de  l’offre et la demande . Très tôt dans l’histoire, certains empires ont compris l’importance de préserver la mondialisation. Pour preuve, l’empire romain a longtemps protégé commerce et caravanes en lien avec la Chine et l’Asie centrale, gage de régulation et donc de puissance. Le  libre-échange , encouragé par le Royaume-Uni au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, a les mêmes objectifs : avec la baisse les droits de douane dans le cadre d’une industrialisation effrénée, l’économie s’internationalise afin d’assurer à la couronne britannique une hégémonie économique mondiale. Depuis la fin du XXIème siècle, l’essor des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) a eu pour effets de faciliter les transactions et de s’affranchir des distances terrestres. Dès lors, éluder la mondialisation, dont la forme la plus manifeste réside dans un fondement économique, s’avère donc illusoire et ce, quelle que soit l’époque.

Les conséquences politiques

L’effet politique (également le plus contemporain) de la mondialisation réside dans la création de l ’Organisation Mondiale du Commerce  (OMC), en 1995. Lorsque plus de cent cinquante Etats décident de définir des règles commerciales, la sphère politique prend directement part à la constitution d’une économie qui s’internationalise. Pour autant, deux tendances tentent d’imposer leur vision de la mondialisation. Alors que Les inconditionnels du  libéralisme souhaitent élargir le champ du libre-échange à de nombreux domaines, les tenants de  « l’Etat providence »  souhaitent avant tout contrôler la juste application des accords commerciaux en vigueur. En marge de ce cénacle de décideurs, protectionnistes et isolationnistes envisagent un retour à un cadre plus restreint, compte tenu des nombreuses crises et soubresauts provoqués par la finance internationale; peur des délocalisations et perte de souveraineté - y compris en ce qui concerne la liberté de fixer une politique économique à un niveau strictement national - sont des arguments majeurs pour ces sceptiques de la mondialisation. L’opinion publique, notamment dans les Etats disposant de processus démocratiques, est donc régulièrement confrontée à plusieurs analyses de la mondialisation.

D'un point de vue contemporain, force est de constater que la mondialisation engendre des crispations, liées aux excès du libéralisme et au retour d’un réflexe protectionniste. Pour qu’elle soit mieux perçue, la mondialisation doit régulièrement être repensée comme un modèle économique tourné vers l’intérêt général.

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