Réaliser une candidature spontanée pour trouver un emploi

Une candidature spontanée n'est pas une "bouteille à la mer"; elle constitue un complément à la recherche d'emploi classique. Voici la démarche préconisée.

Profil des candidats

Dans la majeure partie des cas, la candidature spontanée comporte des probabilités de succès importantes lorsqu’elle relève de l’adage suivant : « La bonne personne au bon endroit et au bon moment ! ». Les personnes qui passent à l’acte disposent donc de deux éléments essentiels : 1) une expertise professionnelle reconnue ; 2) une information pertinente concernant les cibles (secteur d’activités et entreprises).  Salariés en poste et  demandeurs d’emploi  sont donc concernés, pour peu qu’ils répondent parfaitement à ces deux critères.

Préparer une candidature spontanée

Connaître ses interlocuteurs professionnels est primordial. La première étape consiste donc à rassembler toutes les données indispensables : les entreprises visées ont souvent des projets industriels, développent des technologies spécifiques, se trouvent confrontées à des conditions économiques particulières, concrétisent des partenariats, etc… A ce titre, la lecture de la presse économique, voire spécialisée, constitue un passage obligé : Les Echos, l’Usine Nouvelle ou encore l’Expansion , entre autres, sont des magazines de référence. Pour autant, il est également important d’obtenir les patronymes et coordonnées des acteurs professionnels qui travaillent au sein des cibles visées. Pour cela, il convient d’activer son réseau professionnel, après quelques recherches réalisées sur des sites spécialisés ; outre le site éventuel de l’entreprise concernée,  Kompass et Société.com peuvent se révéler utiles en la matière.

Comment adresser une candidature spontanée

A l’ère d’Internet, la candidature spontanée est bien souvent réalisée sur les sites des entreprises cibles. Toutefois, beaucoup de candidats continuent d’adresser une  lettre de motivation et un curriculum vitae par voie postale. Dans les deux cas, quelques règles essentielles sont à respecter. Toute communication de la sorte débute par l’intérêt suscité par l’entreprise et la problématique qu’elle rencontre. Ensuite, le candidat est censé exposer son expertise, laquelle devant apporter une solution à ladite problématique. Enfin, il convient de se mettre à la disposition de l’entreprise pour un échange en face à face, sans pour autant se montrer pressant ou prétentieux… Quant au curriculum vitae , l’idéal est de le rédiger en mettant en exergue l’expertise préconisée.

Quand adresser une candidature spontanée ?

L’opportunisme, à défaut d’être une qualité personnelle majeure, peut être un atout pour ce type de démarche. Cela suppose d’entretenir une veille active, donc quotidienne, concernant les entreprises du secteur d’activités visé. Dans le cas présent, les maîtres mots sont actualité et nouveauté. Comme cela a déjà été évoqué précédemment, la presse économique et Internet sont des médias à privilégier ; il en va de même pour le suivi et l’entretien d’un réseau professionnel.

Candidature spontanée restée sans réponse : que faire ?

Passé un délai d’une semaine à quinze jours après l’envoi d’une candidature spontanée, il convient de relancer son interlocuteur potentiel. Aucun poste à pourvoir dans l’immédiat… Manque de temps pour traiter la candidature… tels sont les motifs souvent invoqués pour traduire une absence de réponse. Pour autant, toute personne dans cette situation aura intérêt à joindre le destinataire de sa candidature spontanée : il est toujours utile d’avoir un échange verbal, d’autant plus que celle-ci est susceptible d’être relancée, parfois de façon inattendue (nouvelle étude, transmission à un confrère, etc…).

Bref, une candidature spontanée peut être utile et profitable si elle s’appuie sur deux fondamentaux : méthode et continuité.

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