FA Cup (1/4): Stoke City 2-1 West Ham

Ce match relativement plaisant à suivre a vu la qualification logique des hommes de Tony Pulis grâce à des réalisations de Huth et Higginbotham.
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Cette rencontre de FA Cup fut globalement de bonne qualité, à condition toutefois d'omettre les piètres commentaires de France 4, pour ceux qui ont suivi le match sur la chaîne. Les spectateurs habitués à notre Ligue 1 ont vu ce qu'il manque cruellement à notre championnat: beaucoup d'intensité dans les duels et surtout de l'envie. Certes, ce duel n'a pas toujours été gratiné techniquement. Mais lorsque deux équipes entrent sur la pelouse pour gagner, et non pour ne pas perdre, le spectacle est sensiblement différent.

Stoke attaque fort

Dans un début de rencontre dominé de la tête et des épaules par les joueurs de Stoke, l'international allemand Huth ouvre logiquement la marque de la tête (12e) sur une touche de...Rory Delap, bien évidemment. Le rituel est parfois agaçant (essuyage du ballon, placement des mains, grande prise d'élan) mais force est de constater que ses remises en jeu sont une arme précieuse pour le plus ancien club de Premier League.

Les Potters, à travers les raids incessants d'Etherington, vont étouffer un West Ham désorganisé. Hitzlsperger est l'un des rares à aérer la circulation de balle des Hammers, notamment grâce à son brillant jeu long, dont il abuse parfois. Parker, le capitaine, l'organisateur, alterne le chaud et le froid. Lui qui doit être le cerveau de son équipe ne pèse pas assez sur le jeu, ce qui explique la première période décevante du club de la banlieue-est de Londres.

Un but et une polémique pour Piquionne

On en oublierait presque que West Ham est parvenu à revenir à la marque (30e) sur sa seule occasion de la première mi-temps. Le but est l'œuvre de Piquionne, d'un petit lob inspiré. Et quoi qu'en disent nos chers amis de France Télévision, il ne semble pas y avoir contrôle de la main de l'ex-attaquant des Verts sur l'action. Cette action montre d'ailleurs à elle seule pourquoi la vidéo est inutile dans bien des cas ; même en remettant le ralenti de nombreuses fois et avec plusieurs angles (joueuse, la réalisation anglaise...), impossible d'avoir d'avis définitif sur cette égalisation. Car l'arbitrage est avant tout une question d'interprétation!

Stoke en demi-finale!

Le second acte repart sur les mêmes bases que le précédent, avec un combat physique âpre. Stoke City reprend l'avantage sur un coup franc puissant d'Higginbotham (60e), alors que le mur des Hammers se disloque étrangement. Green arrête le ballon mais sa main n'est malheureusement pas assez ferme.

West Ham ne reviendra jamais au score. Obinna, puis Cole, feront bel et bien frémir le public du Britannia Stadium. Hélas, la révolte est trop tardive. Avec un collectif si peu imaginatif, la formation d'Avram Grant pouvait difficilement espérer mieux. Côté Stoke, Pennant est à créditer d'un bon match. Une très grosse activité, des centres soignés, de la percussion... malgré un manque de réalisme gênant. Le reste? Surtout une charnière centrale (Huth-Shawcross) solide et appliquée, et un Sorensen rassurant.

Et voilà le club londonien qui se met à rêver d'un nouveau sacre, après la lointaine victoire en 1972 en Carling Cup (2-1 face à Chelsea).

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