Le beaujolais à la mode champenoise

Dans le village de la côte des blancs, c'est le terroir du Beaujolais qui vient à la rencontre des œnophiles et amateurs de vin primeur.

Pour la 2e année consécutive, le 15 novembre la célébration du beaujolais nouveau au Mesnil-sur-Oger s’est déroulée dans les salons du champagne Pertois-Moriset. Mais Jacky Gauthier, producteur à Lantignié, est bien connu pour venir à la rencontre des habitant de la commune de la côte des blancs depuis le milieu des années 1980. Une forme de tradition en somme.

Savoureuse dégustation

Ambiance conviviale oblige, l’exploitation Pertois-Moriset avaient ouvert ses portes pour accueillir bon nombre de dégustateurs de la région au rang desquels le premier magistrat de la commune, Pascal Launois, mais également ses homologues de Gionges, de Chavot-Courcourt, et de Cuis, ainsi que quelques responsables de coopératives et de commerces gastronomiques. La présence d’un marchand d’huitres a par exemple permis aux gourmands de découvrir les saveurs particulières du beaujolais blanc, cuvée encore confidentielle.

Vincent Bauchet et son épouse Cécile ont donc de nouveau organisé cette petite séance de dégustation permettant au-delà du vin primeur de mettre en avant l’ensemble du terroir du Beaujolais, par l’intermédiaire des vins de Jacky Gauthier. Le «domaine de Colette» exploite 14 hectares. Le beaujolais nouveau représente 20% de sa production.

«Le millésime 2012 restera dans nos mémoires de vignerons comme une année compliquée», commente le producteur de Lantignié. «Après un hiver très froid qui a engendré la perte de beaucoup de ceps de vigne, nous avons subi un printemps orageux avec un orage de grêle début juin détruisant une partie de la récolte.»

Beaujolais, et autres crus

Ensuite, les vendanges se sont déroulées mi-septembre dans de bonnes conditions. Si la quantité de raisin est faible, la qualité du vin est au rendez-vous. Les beaujolais présentent des notes fruitées avec une belles présence en bouche.

«Nous venons à la rencontre des Champenois avec plaisir car bon nombre sont devenus des amis fidèles. Nous mettons logiquement l’accent sur nos cuvées de Moulin-à-Vent et de Morgon.», explique Jacky Gauthier.

A noter que le président de la confrérie Saint-Vincent, François Péters a largement commenté le Morgon vieilles vignes, un vin élevé en fûts (des pièces en provenance de Bourgogne de 2 à 3 vins).

Au cours de l’après-midi, sous la conduite de Michael Moussy (responsable des caves) une visite des infrastructures de la coopérative de l’UPR (union des propriétaires récoltants), a été improvisée pour un petit groupe où figurait notamment la Chinoise Ninglang Li, docteur en sciences économique, qui œuvre pour la coopération entre l’Europe et l’Empire du Milieu.

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