Vintage 2002 Moët et Chandon et bûche chocolat-abricot

Pour les Fêtes, le dernier né de la grande maison de champagne se mariera avec un dessert très original de Vincent Dallet, l'artiste pâtissier d'Epernay.

Vox populi, vox délices ! Pour 2010, l’assemblée des dégustateurs a tranché. Rassemblés en conclave à l’hôtel Chandon, magnifique propriété de la maison Moët et Chandon, située avenue de Champagne à Epernay, les gourmets et gourmands ont rendu leur verdict le 9 novembre dernier.

Pour la 8e année, la prestigieuse maison de champagne a fait confiance à Vincent Dallet, créateur en pâtisserie et chocolaterie afin d’accompagner un de ses champagnes pour la période des fêtes par le biais d‘une recette de bûche originale. A noter que la bûche est ensuite reprise par les membres de l’association Les Etoilés de la Champagne, qui mettent en valeur la richesse gastronomique de la région champenoise, dont le maître sparnacien des saveurs sucrées (Vincent Dallet) est issu.

Cuvée subtile

Si au fil des années, le défi a relever demeure le mariage d’un dessert chocolaté à une cuvée de chez Moët et Chandon, cette fois les choses ont été quelque peu plus délicates.

En effet, la cuvée Vintage 2002, dégustée en avant première par ceux qui ont eu le privilège de faire leur choix entre 3 projets de dessert, s’est révélée toute en finesse et en subtilité. Des traits de caractère plutôt complexes pour l’association avec la puissance en général du chocolat.

«Notre cuvée a attendu 7 ans en cave. Elle signe l’apogée d’une stratégie de la maison Moët et Chandon. Un champagne symbole en quelque sorte. Et surtout une référence pour les millésimes à venir,» souligne Marc Brévot, oenologue.

«Le vintage 2002 est synonyme d’harmonie car cette année fut parfaite pour le maturation des raisins, sans catastrophe climatique. Il en ressort donc une réelle harmonie entre les trois cépages utilisés pour l’assemblage. Chacun s’exprime avec intensité mais équilibre, avec une légère prédominance du chardonnay. C’est un champagne où se ressent le fruit et la maturité, qui développe une bouche tendue se décomposant en deux phases. L’une ample et généreuse, l’autre avec plus d’acidité et donc de vivacité.»

Au final, les dégustateurs ont pu apprécier un millésime aérien et particulièrement ciselé. Il s’agissait donc d’une totale remise en question en ce qui concerne les travail de l’accord avec les projets de bûches chocolatées inventés par Vincent Dallet. Car les années précédentes, les différentes cuvées Moët et Chandon faisaient montre de caractères d’avantage marqués.

Pour Noêl 2010, l’artiste-artisan a conçu des alliances plus nuancées tout en demeurant esthétiques et marquées de sa patte.

Noël avant l’heure

Trois boules chocolatées renfermant l’esprit des Fêtes se sont donc succédées sous les palais des privilégiés. Pour sa première recette, Vincent Dallet avait choisi un cacao de Madagascar (millésimé 2008) associé à de la pulpe d’abricot, une dacquoise à la verveine. Place ensuite à un chocolat du Pérou pour un audacieux mariage poire et gingembre, avec un coulis poire-coing. Pour sa dernière invention proposée au verdict des papilles, le pâtissier avait sélectionné un chocolat de Trinidad, avec un remarquable accord de mangue, d’ananas et d’amandes de Provence.

De tables en tables, les avis ont été largement contrastés. Certains se laissant guider par la recherche du plus fin accord entre recettes et champagne, d’autres par l’éblouissante audace des desserts. Après avoir attribué des notes en fonction de différents critères à chaque dessert, les copies ont été ramassées.

Au final, le choix du peuple des gourmets a respecté l’ordre de présentation des projets et ce sera donc la première recette marquée par l’abricot et la verveine qui sera sur les tables en association de la cuvée Vintage 2002 de Moët et Chandon.

Vivement les Fêtes !

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