Football ghanéen : révélation de l'année 2010

Au mondial 2010, les Blacks Stars du Ghana ont égalé le record d'une équipe africaine dans la compétition en accédant aux quarts de finale.
07 Déc
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A l'image de leurs homologues camerounais et sénégalais, les Ghanéens ont courbé l'échine en quart de finale. Seule différence qu'ils étaient à moins d'une minute des demi-finales. Le pénalty accordé par l'arbitre pendant le temps additionnel n'a pu trouver le chemin des filets. Le tir de Gyan Assamoah a heurtérter la barre des buts de l'Uruguay alors même que le joueur fautif rejoignait les vestiaires en désespoir de cause.

Un jeune effectif mais beaucoup de talent

L'Afrique doit une fois encore prendre son mal en patience et batailler dur pour accéder à une étape des demi-finales. Triste sort du destin ou travail inachevé ? Difficile de répondre mais ce qui est certain, la roue de la fortune tourne encore mal pour les Africains qui doivent repartir à la base et abattre un travail de fond.

Si la sélection ghanéenne a pu valablement représenter l'Afrique au point de franchir le cap des huitièmes de finale, c'est grâce à la jeunesse de l'équipe qui a su allier homogénéité et efficacité. Difficile d'imaginer un tel schéma avant le mondial lorsqu'on sait qu'il y a un autre représentant africain de taille dont l'effectif est composé de stars de renom : il s'agit de la Côte d'Ivoire avec à sa tête son capitaine Didier Drogba. Tout le continent misait plus sur les Eléphants que toute autre sélection africaine. Malheureusement, les réalités du mondial en ont décidé autrement, récompensant les autorités sportives ghanéennes qui ont su mettre en place une politique de relève efficace qui a permis de connaître une année rayonnante après leur consécration au mondial junior obtenue devant le Brésil.

Battre le record des quarts

S'il est vrai que les Ghanéens ont forcé l'admiration en accédant à un niveau de la compétition où on les attendait le moins, il est aussi vrai que l'essentiel pour l'Afrique reste à venir. C'est ce défi qui attend tout le continent africain dont les nations phares du football telles la Côte d'Ivoire, le Cameroun, l'Egypte, le Maroc, la Tunisie, le Nigeria et autres doivent travailler à réaliser non pas en un an mais sur quatre ans. Cela passera par une politique de relève appropriée, bien élaborée, bien appliquée et bien suivie. On peut d'ores et déjà compter sur les pays du Maghreb qui en ont les moyens, la volonté et l'organisation nécessaire pour y parvenir. Tout en exhortant les autres pays à opter pour une telle politique qui, soutenue et entretenue, portera le football africain au haut niveau. L'exemple du Ghana est fort édifiant en la matière.

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