Le Partenariat oriental

Le Partenariat oriental est le nom donné à un accord d'association entre l'Union Européenne et six pays de l'Est ne faisant pas partie de l'UE.

Les pays de l'Est concernés par le Partenariat oriental sont la Géorgie, l’Azerbaidjan, l’Arménie, l’Ukraine, la Biélorussie et la Moldavie.

Il a été créé en 2009, lors de la présidence tchèque, à l’initiative du ministre des Affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski, avec le soutien de la Suède.

Le partenariat a pour but principal la promotion et le renforcement des échanges commerciaux (notamment à travers la création d’une zone de libre-échange), des programmes d’aide et l’encouragement de la circulation des personnes.

L’idée de ce partenariat s’inscrit dans la politique européenne de voisinage (PEV) qui concerne les pays n’étant pas candidats à l’accession. Elle constitue l’équivalent à l’Est de l’Union pour la Méditerranée initiée par la France dans le Sud.

Ainsi, l’initiative a été bien accueillie par les Etats membres de l’UE qui souhaitent soutenir activement des réformes économiques et politiques dans chacun de ces pays dans le but d'y maintenir la paix. La Russie ne faisant pas partie de l’accord et le percevant comme dirigé contre ses intérêts, sa réaction face à la création du partenariat n’a pas été vraiment enthousiaste.

Le principal enjeu de la présidence polonaise en 2011

La Pologne, qui embrassera la présidence de l’UE au cours du second semestre 2011 et qui a été le principal artisan de l'accord, a déjà fait savoir que le Partenariat oriental fera partie de ses enjeux majeurs lors de cette période. Ainsi, à une date non encore déterminée mais certainement entre septembre et octobre 2011, se déroulera en Pologne le sommet du Partenariat, sous la houlette du président du Conseil européen, Herman van Rompuy.

Les chefs de gouvernements et d’Etats membres de l’UE rencontreront leurs homologues des pays faisant partie du Partenariat pour discuter de leur coopération et de l’avenir de l’accord. Parmi les sujets abordés, il y aura le processus de libération du régime des visas mais aussi la collaboration entre les pays du Partenariat et les institutions financières telles que la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque européenne d’investissement.

Controverses autour de la Biélorussie

Il n’est pas clair à quel niveau sera représentée la Biélorussie lors du sommet, alors que son président, Alexandre Lukachenka fait partie des personnes interdites d’entrée sur le territoire de l’UE et ceci après les répressions qui ont suivi les élections présidentielles en décembre 2010. En même temps, l’UE ne tient pas à couper les ponts avec la Biélorussie, c’est pourquoi l’interdiction d’entrée sur le territoire ne concerne pas l’ensemble du gouvernement biélorusse. On ne prévoit pas non plus d’autres sanctions (notamment économiques) contre ce pays.

Sources :

- site de "Osrodek Studiow Wschodnich" (Center fo Eastern Studies) à Varsovie

- journal Gazeta Wyborcza

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