« Mange, Prie, Aime » : un best seller bon pour le moral.

Cette histoire vraie d'une trentenaire déprimée en quête de sérénité et de vérité est une véritable ode à la vie.
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« Mange, prie, aime » est un roman de Elizabeth Gilbert qui raconte sa propre histoire : elle y décrit avec plein d’humour, et beaucoup de recul, le long cheminement intérieur qui lui a permis de dépasser ses doutes et ses peines pour enfin s’ouvrir à une vie plus riche et sereine.

Les premières lignes du roman

Elizabeth mène une vie rangée dans laquelle elle a tout pour être heureuse : elle est magnifiquement mariée à un homme travailleur et attentif ; elle possède une maison joliment décorée et hors de prix dans une banlieue chic de New York ; elle mène une carrière de journaliste prometteuse et valorisante. Pourtant, elle n’est pas heureuse, bien au contraire, elle est rongée par le doute et par un malaise général qui la paralyse de plus en plus. Elle demande alors le divorce et plonge dans une dépression.

Mange : le plaisir de la nourriture sans limite

Pour ne pas se laisser sombrer complètement, Liz comprend qu’elle doit renouer avec elle-même. D’abord, elle choisit de retrouver l’appétit et les plaisirs de la bonne nourriture. Elle part alors pour Rome pour profiter des bienfaits culinaires de l’Italie : elle y déguste sans restriction toutes sortes de pâtes, de pâtisseries, et de vins. Au cours de son séjour italien, Liz prend 10 kilos et ne visite aucuns musées, mais au moins, elle mange d’excellents plats et arrête les antidépresseurs !

Prie : la méditation pour retrouver espoir et confiance

C’est la partie la plus spirituelle du roman dans laquelle Liz rejoint un Ashram en Inde pour y apprendre à méditer et retrouver la paix intérieure. Dans cet Ashram, les conditions de vie sont beaucoup plus rudes qu’en Italie, elle mange peu et se lève tous les jours à 4 heures du matin. Elle pratique la méditation 8h par jour. Peu à peu, Liz s’habitue à ses nouvelles conditions de vie et elle progresse sur la voie de la sagesse : le tumulte de ses sentiments et de ses pensées laisse place progressivement à une plus grande sérénité. C’est au cours de ce séjour de méditation qu’elle réussit à se libérer de son passé.

Aime : la découverte des autres

Forte de son expérience méditative dans l’ashram indien, quelques mois plus tard, Liz rejoint Bali où elle rencontre des hommes et des femmes touchants et pleins de bonté. Ainsi, elle croise le chemin de Mario, un italo-indonésien marié à une américaine ; elle se lie d’amitié avec Wayan, une jeune mère célibataire guérisseuse et entremetteuse ; elle progresse sur la voie de la sérénité avec Ketut, un vieux sage indonésien, et enfin, elle tombe amoureuse d’un beau brésilien dans la force de l’âge.

C’est à Bali que Liz retrouve le goût d’aimer et se laisse aller à l’amour sans faux-semblants et sans promesses.

Un roman plein de promesses loin des normes qu’impose la société

Au travers de ce roman autobiographique, le lecteur est tout de suite attaché à Liz, la narratrice, qui se débat continuellement entre ses espoirs, ses aspirations personnelles, ses devoirs et ses responsabilités. Au début du roman, Liz est perdue , à la fin du roman, elle a trouvé la paix grâce à une longue introspection.

« Mange-prie –aime » est également un roman qui remet à sa place le coté matériel de l’existence . La narratrice au début du roman, et à la fin aussi d’ailleurs, ne possède plus rien : son divorce a englouti ses économies et sa maison est vendue. Pourtant Elizabeth décide de prendre une année sabbatique pour « manger » en Italie et « prier » en Inde. Elle renonce au confort d’une vie bien rangée à New York pour préférer le dénuement d’une vie dans un Ashram Indien où elle s’enrichit au contact de gens qui ne vivent avec presque rien.

Un roman résolument féministe

Liz est une femme moderne qui mène une brillante carrière de journalisme et qui veut par dessus tout être libre. Jeune divorcée, elle part à l’autre bout du monde seule. Malgré ses doutes et ses craintes, elle apprend à affirmer ses choix et à décider seule de ce qui est bon pour elle.

Julia Roberts dans une adaptation cinématographique de « mange, prie, aime »

En 2010, Ryan Murphy adapte au cinéma le roman « mange, prie, aime » et choisit Julia Roberts pour incarner Elisabeth Gilbert. Le film a été mal accueilli par les critiques qui ont reproché de n’y voir qu’une accumulation de clichés, de ne pas retrouver la profondeur d’âme du roman et surtout de ne pas mettre suffisamment en avant la quête de la découverte des autres et de soi. Le mieux est de visionner le film afin de se faire sa propre opinion.

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