Nadal égale Borg !

Rafael Nadal a glané son sixième Roland Garros au détriment de Roger Federer, ce dimanche. Au terme d'une finale épique, l'Espagnol égale le record de Borg.

"Je parie que Nadal va gagner Roland-Garros." Cette déclaration, pas forcément dans l'air du temps, est signée Björn Borg peu avant le début de la compétition. Le Suédois, six fois vainqueur au Tournoi de la Porte d'Auteuil, continuait de croire que l'Espagnol était le seul à pouvoir l'égaler. Et l'avenir lui a donné raison. Alors que tous les commentateurs avisés mettaient une pièce sur Novak Djokovic, l'homme fort du moment, l'Espagnol a rappelé qu'il restait le maître des terres parisiennes. Bien sûr, il pourra longtemps remercier son rival Roger Federer d'avoir privé le Serbe de la finale. Encore fallait-il se défaire du Suisse, plus affûté que jamais.

Une finale maîtrisée

À l'occasion d'un dimanche plutôt gris, le public du court Philippe-Chatrier attendait beaucoup de ce nouveau rendez-vous entre les deux principaux rivaux du circuit ATP. Le contexte est posé. Le Majorquin n'a jamais perdu face à Federer à Roland Garros. Il pouvait, en revanche, perdre sa place de numéro un mondial en cas de défaite. Que nenni. Après avoir concédé le break dans la première manche, mené 5-2, "Rafa" se reprend et déroule les jeux, emportant la première manche (7-5). Sur sa lancée, il met le Bâlois en difficulté avant que ce dernier ne se rattrape jusqu'à l'arrivée d'un invité surprise: la pluie. Avant l'interruption, l'Espagnol mène 5-4, 40A. Débreaké par l'Helvète après l'interruption, le Majorquin trouve les ressources pour gagner le tie-break et le deuxième set (7-6). Cela se passe moins bien dans la troisième manche où Nadal s'inclinera (7-5). Mais le désormais sextuple vainqueur de Roland Garros mettra Federer définitivement hors du coup en réalisant un quatrième set parfait (6-1). Jeu, set et match. Nadal entre dans la légende.

Un parcours sinueux

Pourtant, tout ne fut pas aisé pour Rafael Nadal, décrié par tous les spécialistes du tennis. Après une victoire au bout du suspense face à l'Américain John Isner au premier tour (6-4, 6-7, 6-7, 6-2, 6-4), il écarte difficilement son compatriote Pablo Andujar (7-5, 6-3, 7-6). S'ensuit une douce montée en puissance et des victoires faciles contre les Croates Antonio Veic et Ivan Ljubicic. Malgré cela, l'Ibère ne rassure toujours pas et doit attendre un quart de finale convaincant contre le Suédois Robin Söderling pour faire de nouveau peur. En demies, le Britannique Andy Murray ne peut rien faire et le numéro un mondial pouvait entamer son combat contre Roger Federer.

La suite, on la connait. Six est devenu le nouveau chiffre porte-bonheur de Rafael Nadal...

Sur le même sujet