Cheveux naturels afro : comment activer la pousse des cheveux crépus ?

Les femmes noires pensent que leurs cheveux ne poussent pas. Les cheveux cêpus poussent et des astuces permettent d'activer la croissance du cheveu afro.
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Avec l’émergence du mouvement «  Nappy  » qui consiste pour la femme africaine à aimer, conserver, entretenir et valoriser sa chevelure naturelle, certaines se retrouvent face à une frustration de taille. Elles ont l’impression que leurs cheveux ne poussent pas et restent courts.


Le cheveu crépu ne pousse pas aussi vite que les autres.

C’est une idée reçue ! Evidemment, le cheveu crépu pousse mais il a des spécificités et des besoins propres à lui.

Le bulbe capillaire qui produit le cheveu à la racine, a une forme elliptique et plutôt parallèle au cuir chevelu. C’est pourquoi il pousse en hélice et c’est ce qui lui donne sa forme bouclée. Le cheveu crépu a tendance à être fin et très sec car il produit moins de sébum que les autres natures de cheveux. Il pousse en moyenne de 0.8 cm par mois contre 1 comme par mois pour le cheveu caucasien et 1,5 pour le cheveu asiatique. Enfin, le cheveu crépu se rétracte au contact de l’humidité. C’est pourquoi il donne l’impression d’être plus court.


Le secret pour faire pousser ses cheveux crépus : l’hydratation !

Le cheveu crépu est sec. Pour grandir il a besoin d’être nourri avec des protéines et hydraté avec … de l’eau. Il faut hydrater, hydrater, hydrater, sans modération. Pour apporter de l’eau aux cheveux, il faut boire 1,5 à 2 L d’eau par jour. Les ongles et les cheveux sont les derniers à recevoir la nature du corps véhiculé par le sang. Avoir de la réserve s’impose alors. En externe, il faut humidifier sa chevelure régulièrement dans la journée et pendant les soins du soir. Il est préférable de privilégier l’eau de source, de pluie ou filtrée afin d’éviter les ravages du calcaire s’il y en a beaucoup dans l’eau de la région où vous habitez.

Des cheveux longs et en bonne santé passent aussi par une bonne hygiène de vie : manger équilibré, faire des cures capillaires avec des compléments alimentaires disponibles en pharmacies, éviter le tabac, les coiffures trop serrés comme certaines tresses, étouffantes comme le tissage ou agressives comme le défrisage et le brushing à répétition et sans soins. Les effets sur la brillance, l’hydratation, la longueur et la longueur des cheveux sont susceptibles de se voir dés un à deux mois de traitement suivi.

Les spécialistes recommandent aussi de faire des bains d’huile avant chaque shampooing ainsi que des masques capillaires nourrissants à base d’éléments riches comme l’avocat ou la noix de coco. Les produits utilisés doivent être les plus naturels possible. Enfin, masser le cuir chevelu à chaque traitement permet d’activer la circulation sanguine dans le cuir chevelu et de favoriser la pousse du cheveu.

Internet fourmille de vidéos, blogs, sites web et pages Facebook qui offrent des conseils. Les mots de rigueur sont patience et réalisme. En effet, les cheveux pousseront mais il ne faut pas s’attendre à une poussée immédiate. De plus, toutes les femmes n’ont pas la même génétique et nature de cheveux. Elles ne peuvent donc pas toutes aspirer aux mêmes longueurs et effets capillaires.


Malgré la crise, le marché de la cosmétique ethnique se porte très bien.

Le mouvement «  Nappy  » ou «  je suis belle au naturel  » gagne en ampleur. Face à la demande croissante des consommatrices avides d’authenticité et de produits de qualités sains, l’offre en termes de produits naturels, bio et de livres thématiques a considérablement augmenté. Face au diktat du cheveu caucasien long et lisse, la femme noire a tendance à vouloir se rapprocher de ses racines et cherche davantage à comprendre sa chevelure naturellement rebelle et ondulée.

Il est connu que les femmes noires ont un vouloir d’achat supérieur aux autres concernant leur budget cosmétique. Malheureusement elles sont confrontées à une offre peu développée et assez onéreuse surtout en Europe. Preuve en est que la plupart des produits de beauté pour peaux noires et métissées proviennent des Etats-Unis et quelques uns d’Afrique.

Les plus courageuses confectionnent leurs produits elles-mêmes à l’aide de recettes artisanales qu’elles partagent parfois sur Internet afin de s’assurer de leur composition et des effets potentiels sur leur chevelure. Cela réduit aussi considérablement leur budget. Les autres, achètent de la marchandise dite naturelle mais qui coûte bien plus cher. Il faut cependant faire attention à leur composition évitez ce qui contient de la soude, du pétrole ou toute autre substance chimique extrêmement agressive pour les cheveux et se méfier des formules « miracles » censées stimuler la croissance des cheveux de manière fulgurante. A contrario, elles peuvent s’avérer être nocives pour le cuir chevelu et causer des dommages peut-être irréversibles.



** sources **

http://www.centre-clauderer.com

http://carameletchocolat.com

http://www.mamiwata.net

http://www.brownskin.fr

























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