Bienvenue au beffroi de Douai

196 marches, quelque 40 mètres de haut, le beffroi de Douai contemple la région jusqu'à 50 kilomètres à la ronde.
19 Sept

Douai est une petite ville du Nord de la France à la renommée internationale. Sa bière blonde, la Belzébuth, est la plus forte au monde (13% d'alcool). Les Américains jurent au tribunal sur la Bible de Douay (ancien nom de la ville). Et monsieur Gayant, l'un de ses géants, est le plus grand du pays (8,50m pour 370kg), classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Au même titre que son beffroi.

Lors de sa visite à Douai en 1837, Victor Hugo le décrit comme suit à sa fille Adèle :

« Il y a là le plus joli beffroi que j'aie encore vu. Figure-toi une tour gothique, coiffée d’un toit d’ardoise, qui se compose d’une multitude de petites fenêtres coniques superposées ; sur chaque fenêtre une girouette, aux quatre coins une tourelle ; sur la pointe du beffroi un lion qui tourne avec un drapeau dans les pattes ; et de tout cet ensemble si amusant, si fou, si vivant, il sort un carillon ».

Du haut de ce beffroi...

Le beffroi a été construit entre 1380 et 1475. A cette époque, Douai est appelée la "ville aux cent clochers".

La fonction première d'un tel monument est de prévenir la population en cas d'invasion ou d'incendie. En effet, il offre une vue spectaculaire sur le Douaisis, jusqu'à 50 kilomètres à la ronde par temps clair.

Sa deuxième fonction est de sonner les heures afin de rythmer la vie de la cité. Le carillon comporte 62 cloches réparties sur cinq octaves et demeure l'un des plus importants d'Europe. Dès 1391, Jehan Lourdel est chargé par les échevins de "batteler les appiaulx". Il devient ainsi le premier sonneur d'une lignée ininterrompue de 35 carillonneurs.

Enfin, sa troisième fonction est symbolique. Au Moyen Age, la construction d'un tel édifice traduit le pouvoir et l'indépendance.

A noter que celui de Douai, comme celui d'Arras, résiste bien au temps. Précisons que les "grands" beffrois du pays sont tombés plus rapidement.

Pas qu'un simple beffroi

Effectivement, autour de ce bâtiment en est érigé un autre : l'Hôtel de ville ou, tout au moins, une aile. La seconde, reproduite sur le style néo-gothique de la première, ne date en réalité que du XIXe siècle, comme peut en témoigner la symétrie de la structure.

Au Moyen Age, la symétrie n'était pas un critère de beauté. Ce n'est plus le cas au XIXe siècle.

Le nouveau monument compte, entre autres, une salle des fêtes du style Second Empire.

Sources :

www.nordmag.fr

www.tourisme-nordpasdecalais.fr

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