Poussez la porte...

C'est un récit en huis-clos que propose Emilie Cartier dès la première page de son livre, "Derrière la porte".
18 Juil

Impersonnelle

Derrière la porte s'ouvre un jour d'Automne 1987 et est écrit à la première personne du singulier. Dans ce bouquin, il est question de Bernie mais avant tout de l'héroïne, cette fille sans prénom.

Du moindre ressenti de Bernie à son comportement, tout est raconté par le biais de cette héroïne.

Cette dernière analyse sa descente aux enfers, sans oublier cette douce pente vers l'auto-destruction.

Ses parents semblent psychorigides. Seule sa tante se fait douceur et cherche à comprendre la narratrice.

Secrète

Chaque famille possède ses torts, ses douleurs... et ses secrets. Que peut-il y avoir derrière la porte ? Le néant, un cadavre dans un placard ?

Les parents de l'héroïne auraient-ils quelque chose à cacher, voire même à se reprocher ?

Il est question de secret, de mort. Celle d'Adrien, frère de l'héroïne.

Bernie

Dès le tout début de l'histoire, Bernie est le point central de l'histoire mais aussi et surtout son point de non-retour.

Sans doute est-il la clef du mystère...

Il est espiègle et fauteur de trouble. Il perturbe l'équilibre de notre héroïne et mène le lecteur par le bout du nez. Il est l'un de ces personnages sans visage maintes fois repris mais que l'on ne connaît jamais vraiment. Incarnerait-il plutôt la folie ? L'inconscient ? S'agit-il d'une fabrication psychologique de l'héroïne ou existe-t-il réellement ?

Une mystérieuse relation se noue avec Bernie. Reflète-t-il, à la manière d'un miroir, les terreurs les plus enfantines ?

Le personnage nage en plein cauchemar et Bernie semble intervenir dans les instants de solitude de la narratrice.

Obscure

Avec une plume obscure et gracile, Emilie Cartier semble jouer au chat et à la souris.

L'intrigue effleure l'idée d'une énigme à tiroirs au cours de laquelle le lecteur, impuissant, se laisse glisser dans les abîmes de l'esprit.

Les mots font peu à peu leur effet sur le lecteur. Ils laissent supposer, décrivent, rapportent les faits, tout en déposant un sombre brouillard autour de la famille de l'héroïne.

Emilie Cartier fait état d'un voyage intérieur, dans le réseau labyrinthique de tout un mode de pensées, celui de la narratrice.

Derrière la porte est révélateur d'un style personnel sous forme de journal intime, narrant les jours d'angoisse de l'héroïne.

71 pages de doutes et de mystère.

Il est des secrets qu'il vaudrait mieux laisser derrière la porte...

Plus d'informations sur le blog d' Emilie Cartier .

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