Borloo, Villepin, Morin... La guerre des centres

A l'approche de la présidentielle, les candidats du centre se dévoilent.

Dimanche dernier, Jean-Louis Borloo, le leader du Parti radical, annonçait qu’il se retirait de la course à la présidentielle de 2012. Depuis, le chef du Nouveau centre, Hervé Morin est appelé à éclaircir sa position pour l’élection. Au vu de la posture de Nicolas Sarkozy dans les sondages, la droite tente un rassemblement derrière un candidat unique. Hervé Morin, François Bayrou, Dominique de Villepin et Christine Boutin sont les candidats dissidents.

Hervé Morin

L’ancien ministre de la Défense du gouvernement Fillon II n’a pas cessé d’affirmer sa volonté de participer à l’élection présidentielle. Alors que les appels pour son désistement se font nombreux, le président du Nouveau centre devrait annoncer prochainement son vœux d’être le candidat de la droite centriste.

François Bayrou

Face à Hervé Morin, il y a le président du Modem qui depuis la création du parti a toujours tenu à se positionner en tant que parti du centre ni à droite, ni à gauche. Les intentions de vote sont très faibles, seulement 6%, pour celui qui voit dans le retrait de Jean-Louis Borloo, une occasion de récupérer des voix. Celui qui était appelé le troisième homme en 2007, n’a pas encore annoncée officiellement sa candidature attendant le bon moment, mais celle-ci est certaine.

Dominique de Villepin

C'est le fondateur du Parti république solidaire mais n’est plus son président depuis l’affaire Clearstream. Relaxé le 14 septembre dernier, il parle à demi-mots de sa candidature. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac a affirmé vouloir « constituer une équipe » dont il veut bien être «l’entraîneur » dans le but de « sauver la France. » Actuellement, il ne récolte que 3% des intentions de votes.

Christine Boutin

Christine Boutin est la présidente du Parti chrétien-démocrate qu’elle a créé en 2009 sous l’ancien nom de Forum des républicains sociaux. Le 22 Juin dernier, elle a annoncé sa volonté de se présenter à l’élection. Malgré les 0,5% d’intention de votes, l’ancienne ministre du Logement et de la ville au sein du gouvernement Fillon ne semble pas se décourager.

Dans tous les cas, la droite n'a pas intérêt à disperser ses électeurs. Un rassemblement derrière un candidat unique, certainement Nicolas Sarkozy, serait la seule solution pour une victoire de la droite en 2012. Surtout au vue de l'avancement de la gauche dans la course à la présidentielle. Réponse dans 190 jours, lors du premier tour de l'élection.

Sources : mouvementdemocrate.fr, reuters, nouveaucentre.fr, republiquesolidaire.fr.

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