Les nouvelles expositions à ne manquer sous aucun prétexte

Voici une sélection d'expositions, pour toutes les envies et surtout les expositions phares à venir

Louis Vuitton-Marc Jacobs

L’exposition Louis Vuitton-Marc Jacobs met en lumière le rôle déterminant de ces deux hommes dans l’évolution de la mode en France durant deux époques primordiales. Le premier espace présente les modèles emblématiques crées à la fin du XIXe siècle telles que les fameuses malles du fondateur de la marque Vuitton. Le second espace s’organise autour du travail de Marc Jacobs devenu en 1997, le directeur artistique de la griffe Vuitton. Le parcours de l’exposition retracera son travail à la fin du XXIe siècle.

MUSEE DES ARTS DECORATIFS. Louis Vuitton-Marc Jacobs. 107 Rue de Rivoli, Paris Ier. 0144555750. Jusqu’au 16 septembre.

Noritoshi Hirakawa

«Ce qui m intéresse c’est de créer de nouveaux modèles culturels et sociaux…» Noritoshi Hirakawa est un photographe de la société. Il aime parler de sexualité, de la violence et surtout de la peur éprouvée par les êtres humains entre eux. La galerie in situ, Fabienne Leclerc propose ici la troisième exposition personnelle de ce photographe. Des œuvres représentatives des différentes périodes d’exploration de l’artiste, y sont exposées afin de rendre compte de la dimension anthropologique et psychanalytique de son travail.

GALERIE IN SITU/ FABIENNE LECLERC. Noritoshi Hirakawa. Conscience, réalité. 6 rue du Pont de Lodi, Paris VIe. 0153790612. Jusqu’au 3 mars.

Henri Cartier-Bresson, Paul Strand

Paul Strand et Henri Cartier Bresson sont deux photographes qui ont travaillé sur le Mexique entre 1932 et 1934. La Fondation a donc décidé de mettre leurs travaux en perspective afin de découvrir deux visions, deux approches, deux regards du même pays : un travail radicalement différent. Malgré la misère du pays, Henri Cartier- Bresson montre des enfants joyeux, rieurs alors que Paul Strand photographie des habitants qui semblent comme paralysés, figés par leur situation.

FONDATION HENRI-CARTIER BRESSON. Henri-Cartier Bresson/Paul Strand. Mexique, 1932-1934. 2 Impasse Lebouis, Paris XIVe. 0156802700. Jusqu’au 22 avril.

Philippe Pasqua

Philippe Pasqua est un artiste majeur du XXIe siècle. La Galerie RX présente la quatrième exposition personnelle de l’artiste, dévoilant des peintures et dessins encore inédits. Peintre de la figure humaine, il s’attache toujours à livrer des portraits, corps, silhouettes… dont il révèle la beauté. Trisomiques, aveugles, prostituées… habitent ses toiles dans le sublime.

GALERIE RX. Philippe Pasqua. 6 avenue Delcassé, Paris VIIIe. 0145631878. Jusqu’au 25 mai.

Bérénice Abbott

Le Jeu de Paume a souhaité rendre hommage à une photographe engagée, Bérénice Abbott, en dévoilant différentes étapes de son travail. Pus de cent vingt photographies, documents inédits et ouvrages originaux sont présentés. Pendant toute sa vie, cette femme s’est interrogée sur la photographie documentaire et le réalisme photographique.

JEU DE PAUME. Bérénice Abbott. Photographies (1898-1991). 1 Place de la Concorde, Paris VIIIe. 0147031250. Jusqu’au 29 avril.

Joel Peter Witkin

Enfer ou ciel, qu’importe ? C'est l’exposition proposée par la Bibliothèque Nationale de France sur le photographe New-Yorkais Joel Peter Witkin. Son travail a toujours trouvé sa cohérence à travers deux thèmes : l’Eros et le sacré. Ses premiers travaux font appel à des vedettes de Freak Show par exemple. Joel Peter Witkin s’attachant toujours à de la photographie d'intérieur dans laquelle il met en scène des modèles peu communs, engagés selon ses rencontres. Ses photographies sont basées sur la grande peinture classique avec un croquis préparatoire au crayon ou au fusain de toutes les futures photographies. Enfin, les dernières sont tirées de manière à donner à voir une matière plus que le sujet.

BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE. Joel Peter Witkin. Enfer ou ciel. Quai François Mauriac, Paris XIIIe.0153795959. Jusqu’au 1er Juillet.

Eko Nugroho

«Pour être honnête, je ne choisis pas délibérément d'être politique ou d'adopter un message politique dans mon travail.» Eko Nugroho investit le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris avec son exposition Témoin Hybride. Personnage effrayant de la vie quotidienne, son «témoin hybride» est mi-homme, mi-créature. Même si l’artiste dément faire de l’art engagé, son œuvre est une peinture de la vie réelle de ceux qu’il croise. Particulièrement porté sur les adolescents, ces derniers portent un regard inquiet et ironique sur le monde qui les entoure. Pour s’exprimer Eko Nugroho utilise tous les moyens possibles : peintures, installations, sculptures, vidéos… Chaque exposition est retranscrite comme une description d’une journée basique qu’il a vécue dans différents pays. Pour l’occasion, il a recouvert chaque espace du musée, du sol au plafond, d’une vingtaine de toiles notamment. Ces dernières ont été réalisées lors de son séjour à Paris.

MUSEE D’ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS. Eko Nugroho. Témoin Hybride. 11 Avenue du Président Wilson, Paris XVIe. 0153674000. Jusqu’au 10 juin.

Dominique Issermann, Laetitia Casta

Dominique Issermann est une photographe de mode et de publicité. Pendant trois jours, elle a suivi Laetitia Casta à Vals, dans les thermes construites par Peter Zumthor, en Suisse. L’exposition organisée par la Maison Européenne de la Photographie nous présente un travail à l’intensité remarquable, un pas de deux entre une photographe et un top modèle, une relation entre deux femmes au-delà de l’intime. Ce projet s’inscrit dans la continuité du livre que la photographe a publié en 1987 sur Anne Rohart. Cette monographie de trente deux photographies est le fruit de la rencontre entre trois âmes : celle de la photographe, celle du modèle et celle de l’architecte. On y découvre des instants profonds, où Laetitia Casta n’est pas toujours au premier plan de la photographie en raison des lieux d’exceptions dans lesquels la série a été réalisée. Ce travail est le dernier conçu par Dominique Issermann en argentique. Le corps et la nudité prennent ici toutes leurs dimensions grâce à la chorégraphie créée par l’œil de l’experte. Les photographies s’inscrivent dans une image définitive emplie d’émotion, comme si le temps était resté suspendu à ces instants précis d’abandon et d’émotion.

MAISON EUROPEENNE DE LA PHOTOGRAPHIE. Dominique Issermann, Laetitia Casta. 5/7 rue de Fourcy, Paris IVe. 0144787500. Jusqu’au 25 mars.

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