Nicolas Sarkozy, Candidat à la présidentielle

A deux mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy s'est enfin déclaré candidat, une annonce que ses militants attendaient avec impatience.

Hier soir, sur TF1, Nicolas Sarkozy répondait enfin à la fameuse question : »Etes-vous candidat à la présidentielle ? » La réponse, sans surprise ne se fit pas attendre : « Oui je suis candidat. » La présidentielle de 2012, parlons-en. En effet, dans deux mois Nicolas Sarkozy affrontera François Hollande, à sa réélection.

65 jours avant le premier tour

L’actuel chef de l’Etat avait pourtant décidé d’attendre le début du mois de mars pour se déclarer. Alors pourquoi le faire deux semaines avant la date prévue ? Tout simplement, parce que lors des différentes élections présidentielles de la Ve République, le candidat favoris du mois de mars est généralement le grand gagnant. Et autant le dire, pour l’instant le favori des sondages c’est François Hollande, il fallait donc avancer…

2007/2012 : changement de position

Nicolas Sarkozy, candidat en 2007, s’était afféré à être le candidat du mouvement, du dynamisme… « Le candidat bling-bling » comme on le surnommait, et qui n’avait aucunement peur de bousculer les Français, bien au contraire. En 2012, changement de cap. Le Président devenu candidat est plus calme, plus humble peut être même « j’ai besoin des Français », a t il déclaré hier face à Laurence Ferrari. Il défend l’idée d’une France forte face à une crise légendaire, qui est le nouveau slogan de sa campagne.

Sarkozy, seul candidat à droite ?

Christine Boutin, chef du parti des chrétiens-démocrates avait déjà annoncé son retrait de la course à la présidentielle le 13 février dernier. Sur le plateau de TF1, elle n’avait pas oublier de mentionner aux Français son soutient à Nicolas Sarkozy. Celle à qui les sondages donnait entre 0 et 0,5% d’intentions de votes a finalement préféré « faire alliance. » Seulement, trois jours plus tard, c’est Hervé Morin, candidat pour la première fois à cette élection qui décide d’abandonner. C’est la lucidité, qu’il a évoqué alors que beaucoup parlent de 220 parrainages manquants. Lui aussi recueillait peu d’intentions de votes (environ O%).

Sarkozy se retrouver donc comme grand représentant de la droite, avec comme seul candidat persistant : François Bayrou, puisque même Jean-Louis Borloo a préféré se rallier à un candidat unique. N’oublions que le Président du Modem avec Marine le Pen risque bien de créer la surprise. Si Marine Le Pen obtient ses 500 signatures, elle devrait récolter 20% de votes et arrivée donc troisième au premier tour, suivi du candidat du Modem avec 13% de votes. Environ 30 %, qui seront à se partager pour le second tour.

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