Qu'est-ce qu'une ziggurat en Mésopotamie ?

Les ziggurats ont été édifiées en Mésopotamie à partir de la dynastie d'Ur III et étaient consacrées au dieu principal de chaque cité.
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La ziggurat était un édifice religieux, se présentant sous la forme d’une superposition de plusieurs terrasses (le nombre exact est inconnu), et au sommet duquel devait s’élever un temple. Chaque ville ne possédait qu’une seule ziggurat, qui était édifiée en l’honneur du dieu principal de la cité.

L'époque de construction des ziggurats

C’est à partir de l’époque de la troisième dynastie d’Ur (2112-2004 av. n. ère) que ce type de sanctuaires fut édifié. Les Assyriens et les Babyloniens poursuivirent l’édification et les restaurations de ziggurats.

Avant Ur III, les sanctuaires sumériens se présentaient tous sous la forme d’un temple sur une seule terrasse. Ce modèle resta d’actualité pendant et après l’époque d’Ur III pour les autres lieux de culte.

L'achitecture de ces sanctuaires religieux

La ziggurat était une superposition de plateformes de tailles décroissantes formant une tour. La base du monument pouvait être carrée ou rectangulaire. Les mesures de cette base pouvaient varier entre trente et soixante mètres de côté.

Aucune ziggurat n’est conservée dans sa totalité, mais leur hauteur est évaluée entre quarante et cent mètres, selon les villes.

Le sommet du monument, sur lequel devait se dressait un temple, selon la description que l’historien Hérodote fournit de la ziggurat de Babylone, était accessible par des escaliers monumentaux. Aucun exemplaire de ces temples n’est conservé archéologiquement. Mais les escaliers d’accès ont été identifiés par les archéologues.

La ziggurat était bâtie dans une cour limitée par un mur d’enceinte. Une porte monumentale donnait accès à cette cour. De nombreuses petites pièces étaient aménagées dans le mur d’enceinte.

Matériaux de construction

Le matériau utilisé pour la construction du cœur de la structure était la brique crue, qui avait préalablement été séchée au soleil. Ces briques pouvaient englober les structures d’édifices religieux plus anciens, à la place desquels la ziggurat était élevée.

Pour la construction de la ziggurat d’Uruk, des roseaux étaient également étalés entre les lits de briques crues (toutes les huit, douze ou quinze assises de briques, soit maximum tous les 1,5 m). Leur rôle n’est pas déterminé avec certitude, mais il se peut qu’ils fussent utilisés pour éviter les glissements ou pour faciliter l’assèchement des briques crues. Les archéologues n’en ont pas retrouvé de trace dans les autres ziggurats de la même époque, alors que cette technique était régulièrement employée dans l’architecture monumentale.

Pour préserver les briques crues, l’ensemble était recouvert d’un mur de briques cuites. Ce revêtement atteignait une épaisseur pouvant varier entre 1 m et 2,5 m, selon la ziggurat et selon le niveau de la terrasse (le mur était plus épais autour de la terrasse de la base, que pour la terrasse supérieure).

Les pavements sols et des escaliers étaient également réalisés en briques cuites.

Bibliographie

SAUVAGE (M.), La construction des ziggurats sous la troisième dynastie d’Ur , dans Iraq , t. 60, 1998, p. 45-63.

WOOLEY (C. L.), The Ziggurat and its surroundings , Londres, 1939 (Ur Excavations, V).

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