Ur-Nammu, fondateur de la IIIe dynastie d'Ur

Le roi sumérien Ur-Nammu régna sur la cité d'Ur à la fin du IIIe millénaire avant notre ère et marqua la renaissance sumérienne.
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La IIIe dynastie d’Ur (2112-2004 av. n. ère) marqua le retour au pouvoir d’un roi sumérien en Mésopotamie, après l’épisode de contrôle de la région par les rois d’Akkad.

La cité d’Ur

Ur est situé en Basse-Mésopotamie. Le nom actuel de ce site est Tell el-Muwayyar. La ville antique fut identifiée en 1854 par J.-E. Taylor, consul britannique à Basora (sud de l'Irak) pour le compte du British Museum. Au début du XXe s., des fouilles furent entreprises par l’université de Pennsylvanie (Etats-Unis) et le British Museum.

Parmi les vestiges les plus remarquables, les archéologues ont découvert le cimetière royal et la ziggourat, c’est-à-dire un sanctuaire dédié au dieu soleil Nanna, qu’avait fait édifier Ur-Nammu.

Le règne d’Ur-Nammu (2112-2095)

Ur-Nammu fut un roi bâtisseur. Il réalisa de vastes travaux hydrauliques et construisit de nombreux édifices cultuels, dont la ziggourat d’Ur.

Il instaura aussi une politique de mariage dynastique et organisa l’union de son fils Shoulgi avec une princesse de Mari (Syrie), Taram-Uram.

Shoulgi lui succéda et eut un très long règne. Il est resté dans les mémoires pour avoir mis en place un calendrier unique, une réforme de l’écriture et du système des poids et mesures, mais aussi pour avoir été le premier roi de Sumer à s’être fait reconnaitre comme un dieu de son vivant et avoir construit des temples en son honneur dans lesquels un culte lui était dédié.

Quant au royaume de Mari, il garda des rapports étroits avec cette dynastie sumérienne. Certains princes de Maris reçurent des fonctions importantes dans l’administration d’Ur.

Le premier code de Loi

Trois siècles avant le code d’Hammourabi, Ur-Nammu a dressé un code de loi. Il n’était sans doute pas le premier souverain législateur de Sumer à avoir élaboré ce type de document, mais il est le plus ancien qui ait été retrouvé jusqu’à ce jour.

C’est en 1952 que Samuel Noah Kramer traduisit et découvrit le code d’Ur-Nammu sur la tablette 3191 (10 x 20 cm.) conservée au musée d’Istanbul. La totalité de la tablette n’est pas lisible, mais les informations qui ont pu être déchiffrées ont mis en évidence l’importance de ce texte.

Ce code traite de la justice royale et compte plusieurs articles abordant divers domaines légaux allant des mariages et divorces aux condamnations pour délits criminels.

Au lieu de la loi du talion et des châtiments corporels, des amandes avaient déjà été prévues en guise de réparation en fonction de la gravité des faits. Ainsi, par exemple, pour avoir rompu les os de quelqu’un avec une arme, le coupable devait payer une mine d’argent.

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