En apprendre plus sur les tissus

Les hommes ont commencé à fabriquer des tissus avec la laine du mouton, il y a de cela très longtemps. Les tissus ont bien changés et évolués, parlons-en !
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Nous nous servons de tissus tous les jours. Le coton aide à se laver, le nylon nous fournit de beaux vêtements, le lin peut faire de belles nappes pour la table. La rayonne décore nos maisons et la laine nous permet de nous tenir au chaud. Les divers tissus sont solides et utiles, ils nous permettent de se protéger.

La laine du mouton

On se sert beaucoup de la toison floconneuse du mouton. Les éleveurs tondent les moutons au printemps. À l’automne, le poil a repoussé afin de les protéger des froids de l’hiver. La douce laine est ensuite enroulée en paquets, qui sont envoyés à la manufacture. Là, la laine passe d’abord dans une machine qui la nettoie. On envoie de l’air pour la sécher et l’adoucir. Par la suite, la laine est démêlée automatiquement par une machine à plusieurs dents, qui ressemble à un peigne, puis tirée et aplatie. Elle est ensuite transformée en un long fil, qui s’enroule sur des bobines tournant à toute vitesse. Une usine à filer la laine est plutôt bruyante!

La laine passe ensuite dans le métier à tisser. Celui-ci fonctionne à l’électricité, avec plusieurs bobines de fil. Ceux qui sont tendus de haut en bas sont appelés fils de chaîne; ceux qui vont d’un côté à l’autre sont les fils de trame. Une navette, qui est comme une grande aiguille, dispose les fils de trame sur les fils de chaîne. Une pièce importante du métier à tisser se nomme le harnais. Le harnais lève chaque fil de trame de sorte que les fils de chaîne vont par-dessus un fil de trame, puis en dessous du suivant. Des métiers à tisser spéciaux servent à fabriquer des tissus fantaisie, comme le damas, le brocart, le chevron ou la serge.

Il est possible de teindre la laine de différentes couleurs avant de la tisser, ou après. Une machine peut également imprimer un motif sur le tissu. On peut tricoter bien des choses avec de la laine, pas seulement des chandails. La laine qui est trop courte peut être roulée et compressée pour en faire du feutre à chapeaux. La laine peut également servir à fabriquer des couvertures et des vêtements chauds.

Le coton

On fait le coton et le lin avec des plantes. Dans de nombreuses sortes de végétaux, on trouve des filaments très fins appelés fibres. Il y a des fibres longues et des fibres courtes. En enroulant les fibres ensemble, on obtient un fil assez fort pour le tissage; des machines automatiques font ce travail. Le coton est ainsi fabriqué à partir de la fleur du cotonnier. Il est récolté à la main ou à la machine. Après sa récolte, le coton est alors transporté, empaqueté et envoyé par ballots à la manufacture. On remplit de grands réservoirs avec de la fibre de coton, qu’on rend blanche et propre avec de l’air sous pression. Quelques fibres enroulées ensemble forment un fil pour vêtement léger; un plus grand nombre de fibres donnera un vêtement plus épais.

Le lin

La toile de lin est obtenue à partir de la longue tige du lin, aux fibres bien lisses. On adoucit les tiges en les trempant dans l’eau. Elles sont ensuite écrasées par une machine, pour faire sortir les fibres. Puis, on les attache en ballots, qu’on envoie à la manufacture. De belles toiles de lin sont encore tissées à la main, en Irlande et en Belgique. Tous les arbres et plusieurs autres plantes ont des fibres, qui contribuent à les rendre rigides. À l’intérieur de ces fibres, il y a de la cellulose. Ce sont les fibres de cellulose qui sont importantes pour faire des tissus.

La soie

Nous devons la soie à un insecte et à un arbre : le ver à soie et le mûrier blanc. Avant de produire son long filament, le ver à soie doit satisfaire son appétit. Il a besoin des feuilles du mûrier, car ce ver ne mange rien d’autre. Le ver à soie dévore de nombreuses feuilles; il grossit de plus en plus, au point que sa peau devient trop serrée pour lui. Alors il mue et en obtient une nouvelle; cela peut se répéter environ quatre fois. Le ver à soie cesse alors de manger et commence à produire des filaments. L’air les sèche à mesure qu’ils sortent de deux petits trous dans sa tête. Le ver à soie continue d’enrouler un long filament autour de son corps. Il est bientôt caché dans son cocon de soie. À l’intérieur du cocon le ver se transforme en papillon. Il sortira du cocon, ira pondre ses œufs et mourra par la suite.

Le papillon brise le filament quand il est prêt à sortir de son cocon. Si le filament est brisé, on ne peut pas s’en servir pour le tissage. Aussi met-on les cocons dans un four avant l’éclosion; les papillons à l’intérieur meurent. À la manufacture de soie, des machines dévident délicatement les cocons. Chaque long filament est si fin qu’on doit en enrouler plusieurs (de 4 à 18) ensemble. Maintenant la soie est prête à être tissée; on l’enroule en bobines. Les vers à soie sont élevés là où il y a des mûriers blancs, principalement en Chine.

Les tissus artificiels

Les hommes observèrent le ver à soie filant son cocon; ils eurent l’idée de l’imiter. Ils utilisèrent un produit couleur de miel, la cellulose du bois de pin, de sapin et d’épinette. Pour ce faire, on réduit en sciure des billots de pin, de sapin et d’épinette. On y ajoute de courts filaments de coton et des produits chimiques; le tout est chauffé et remué longtemps. Continuant d’imiter le travail du ver à soie, on verse le mélange dans des tuyaux, qui ressort par de petits trous pratiqués dans le métal. Mais l’air ne peut pas sécher ces fibres, comme la soie naturelle. Il faut alors passer les fibres artificielles dans un bain chimique pour les durcir. Il a fallu des années pour obtenir un bon filament qui imite la soie : la rayonne.

Le nylon, quant à lui, est fait de produits chimiques qu’on trouve dans le charbon, l’air et l’eau. On a découvert plus tard qu’on peut aussi utiliser le pétrole, le maïs, l’avoine, le riz, et bien d’autres produits, pour fabriquer du tissu. Les produits chimiques, chauffés, forment une bouillie épaisse, qui peut être étirée comme du caramel chaud. Froide, elle s’étire encore mieux. Elle ne casse pas, mais elle durcit. On n’avait jamais rien vu de tel auparavant. C’était une nouvelle et merveilleuse façon de faire des fibres.

Comme chez le ver à soie, la bouillie de nylon traverse des petits trous pour former des fibres. L’air les refroidit et les sèche. On les tend en les enroulant sur de grandes bobines. Les fibres de nylon sont très solides. Avec une fibre, on peut tricoter un bas ou faire un tissu léger. Avec plusieurs fibres enroulées ensemble, on obtient un tissu plus épais. Bien des choses peuvent être fabriquées avec de la rayonne, du nylon ou d’autres fibres artificielles. On peut tisser les filaments pour que les tissus ressemblent à du coton, de la soie, du lin de la laine ou même de la fourrure. On peut rendre les filaments brillants ou mats, lisses ou bosselés; on peut les teindre pour obtenir de plus belles couleurs. Les tissus artificiels sèchent vite, nécessitent peu de repassage, sont solides et légers et ils ne brûlent pas facilement.

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