Fêtes juives dans le calendrier hébraïque - 1re partie

Explications des rites des principales fêtes juives et calendrier 2013: de Rosh Hashana (nouvel an) à Yom Kippour, Souccot , Hanoucca et Tou Bichvat 2014
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Rosh Hashana marque le début de la nouvelle année dans le calendrier hébraïque, et la première des fêtes de l'année juive dans le judaïsme. Des voeux de bonne année (Shana Tova), au nouvel an des arbres, retour sur les rites des cinq premières fêtes de l'année 5774 (2013-2014), références à l'Ancien Testament.

Le Nouvel An juif se célèbre en septembre. En 2013, Rosh Hashana débutera le 4 septembre au soir. Il s'agira de l'an 5774 du calendrier hébraïque.

Rosh Hashana, le nouvel an juif

Le passage à la nouvelle année juive se célèbre les premier et deuxième jour du mois de Tichri, le septième du calendrier hébraïque.

Dès le matin du premier jour, à la synagogue sonne le Shofar qui rappelle l’épisode biblique au cours duquel Abraham sacrifia un animal à la place de son fils Isaac, et invite à l’introspection. Dès ce moment, les communautés sont invitées à faire le bilan de l’année écoulée et à se repentir, en prévision du Grand Pardon, Yom Kippour, qui aura lieu 10 jours plus tard.

La période entre les deux fêtes est appelée «Techouva».

Cette fête solennelle est marquée par le partage de deux repas ou «seder», en 2013 les 4 et 5 septembre. Ces deux journées sont chômées pour les communautés juives, et les cérémonies à la synagogue sont empreintes de solennité, sous le signe du blanc, symbole de pureté.

Les repas du seder se composent de légumes et fruits nouveaux de l’année, dont les dattes et les pommes trempées dans le miel pour adoucir l’année à venir, et de grenades et pois pour la prospérité. Selon les régions et diasporas, d’autres aliments entrent dans la composition du repas, coing, citrouille, jujube, citronnelle, épinards, blettes, poireaux et graines de sésame qui enroberont les pommes au miel.

Le repas s’accompagne de bénédictions dont celle de Chéhé’Héyanou, qui remercie le Créateur pour les fruits nouveaux que l’arbre procure, pour avoir permis à chacun de naître et vivre jusqu’à ce jour et pour quérir son aide pour continuer à croître sans péché.

Yom Kippour, le Grand Pardon

Dix jours après Rosh Hashana, place à Yom Kippour, le Grand Pardon , célébré durant le mois de Tishri, en 2013 le 14 septembre, journée chômée.

Les communautés ont eu 10 jours pour se préparer au jugement de l’Eternel, à se repentir des fautes passées et à prendre de nouvelles résolutions.

Yom Kippour est une journée de jeûne, qui débute par la sonnerie du Shofar à la synagogue. Les cérémonies débutent par la prière des vœux «Kol Nidrei» la veille au soir, et s’achèvent le lendemain à la synagogue avec l’office de Neilah («clôture»), suivi d’un repas après 25 heures de jeûne.

Il est interdit de travailler durant Yom Kippour, de se laver ou se frictionner le corps, d’avoir des relations intimes et de porter des chaussures en cuir.

Souccot, la fête des cabanes: l’époque du réjouissement

Cette fête fait référence aux 40 années passées dans le désert par le peuple juif sous la conduite de Moïse.

En 2013, Souccot débute le 18 septembre au soir et dure sept jours. Au-delà de l’épisode biblique sous la protection de Dieu dans le Sinaï, et de la construction de huttes par les Hébreux pour s’y abriter et survivre, Souccot est aussi l’occasion de glorifier Dieu pour les récoltes de l’année écoulée.

Deux rites majeurs accompagnent la célébration de Souccot: la construction d’un abri de bois et de feuillage, la Soucca, conçue dans le jardin (ou sur le balcon) pour y habiter sept jours. A défaut, il faudra au minimum y prendre ses repas et y étudier la Torah. Une construction plus symbolique à l’extérieur peut tenir lieu de Soucca.

Durant sept jours, il convient d’appliquer le rituel de Loulav ou des «quatre espèces»: un bouquet de végétaux, saule, myrte, palme de dattier et cédrat, sera agité quotidiennement du haut vers le bas et dans les quatre directions, pour marquer la présence de Dieu.

Hannouca, la fête des Lumières

Hanoucca, le Noël juif, est célébré le 25e jour du mois de Kislev et durant huit jours, du 27 novembre 2013 au soir, au 5 décembre.

Hannouca commémore la révolte des Maccabées contre les persécutions du roi greco-syrien Antiochus au IIe siècle av JC. Le prêtre juif Mattathias et son fils Juda conduisent cette révolte durant trois années. Plus tard, après la destruction du Temple en l'an 70 par les Romains sous la direction de l'empereur Titus, le siège de Massada, où une poignée de Juifs continuent de se battre contre les Romains, deviendra pour le sionisme le symbole de la résistance juive.

Les rites de Hannouca, considéré comme l’équivalent du Noël chrétien, consistent en l’allumage des huit bougies de la Hanoukia par la neuvième bougie appelée Shamash. Cette tradition fait référence à l’épisode miraculeux relatant la découverte d’une petite fiole d’huile dans les ruines du Temple de Jérusalem en 164 av JC: son contenu aurait permis aux prêtres de maintenir la lumière allumée durant 8 jours, alors qu’il ne restait d’huile que pour un seul.

Il est donc d’usage de consommer des aliments frits dans l’huile lors du repas de Hanoucca.

On offre des petites toupies et des pièces de monnaie aux enfants, les adultes s’échangent des cadeaux.

Tou Bichvat, le nouvel an des arbres

Célébrée le 15 du mois de Chevat, le 16 janvier en 2014, cette « fête des fruits » célèbre le jour du jugement divin du monde végétal et annonce le printemps. On consomme 15 sortes de fruits, cadeaux du Tout-Puissant, dont au moins un fruit non consommé depuis une année. Le vin rouge posé sur la table symbolise la floraison et les effets du soleil sur la croissance du fruit; le vin blanc, l’affaiblissement de l’arbre et la chute des feuilles.

Considéré comme sacré, l’arbre doit être épargné: il est donc interdit de couper les arbres.

Les principales fêtes juives : 2e partie

le Shabbat

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