Yom Kippour 2016, les rites du Grand Pardon dans le Judaïsme

Dix jours après Rosh Hashanah, le nouvel an juif, est célébré Yom Kippour, le Grand Pardon : le jeûne marque cette journée de prière et de repentir.
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Le dixième jour du mois de Tishri du calendrier hébraïque est célébré Yom Kippour : dix jours après Rosh Hashanah, soit le mardi 11 octobre en 2016, année 5777.

Le début de l’année juive ou Rosh Hashanah (dimanche 2 octobre au soir) marque l’entrée dans un cycle de dix jours appelé « Techouva ». Durant cette période, les fidèles sont invités à réparer les fautes commises envers Dieu et envers leurs prochains.

Yom Kippour, dont le nom biblique est yom ha-kipourim, est un jour de jeûne chômé, qui commence en 2016 avant le coucher de soleil le 11 octobre, et se termine le lendemain 12 octobre, après le coucher du soleil.

Les dix jours de Techouva : repentir, pardon du prochain et miséricorde

Les premiers rites des célébrations du nouvel an juif sont marqués par la sonnerie du Shofar, qui annonce la convocation officielle de Dieu à ce rendez-vous du repentir. Chacun est invité à une introspection personnelle pour faire le bilan de ses actions, reconnaître ses torts et prendre de nouvelles résolutions pour l’année qui commence.

La période de dix jours, entre le nouvel an, Rosh Hashanah, et le Grand Pardon, Yom Kippour, a pour nom Techouva : elle sera consacrée à regretter les mauvaises actions commises, à demander pardon à Dieu et à ses semblables avec sincérité, à se réconcilier avec ses ennemis, à réparer les préjudices.

Les rites du Grand Pardon

Le jeûne marque la journée du Grand Pardon. La veille au soir, on prendra un repas, plus consistant que d’habitude afin de se préparer à la journée du lendemain, ainsi qu’un bain rituel, symbole de la purification des fautes. Les enfants de moins de 13 ans, les personnes malades et les femmes qui ont accouché depuis moins de trois jours sont dispensés du jeûne.

Avant la tombée de la nuit, on s’habille de blanc, on revêt le talit, et on allume les lumières.

A la synagogue, l’office débute par une première prière du soir « Kol Nidrei » (« tous les vœux »).

Au-delà de l’abstinence alimentaire qui dure 25 heures, il est interdit de travailler durant Yom Kippour, de se laver et de se frictionner le corps, d’avoir des relations intimes et de porter des chaussures en cuir.

La journée se déroule à la synagogue, très fréquentée par la communauté juive le jour de Yom Kippour : il s’agit de la dernière occasion de se voir pardonner ses pêchés et ceux de la communauté, envers les autres et envers Dieu. Elle est entièrement consacrée à la prière, qui comporte sept bénédictions, de nombreuses lectures, une longue confession, et une demande de pardon au nom de tous.

L’office de Neilah (« clôture »), vient marquer la fin de la cérémonie. Le shofar sonne pour signifier la fin du jeûne. Plus aucune demande de pardon ne peut alors parvenir à Dieu ni obtenir sa miséricorde. Seuls les repentants sincères ont pu être inscrits dans le « Livre de Vie ».

Dès la fin du jeûne, un deuxième repas , séouda hamafséket (le dernier repas avant le jeûne), conclut la fête de Yom Kippour, qui sera suivie quatre jours plus tard par la célébration de Souccot ou «fête des cabanes », qui commémore les quarante années passées par les Hébreux conduits par Moïse, dans le désert du Sinaï.

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