Les cinq sens: les femmes naissent mieux dotées que les hommes

L'odorat, l'ouïe, le toucher, l'expression et la perception des émotions: elles naissent mieux dotées, aux hommes de savoir en tirer parti.
163

Si la question de la sensibilité ou de la sensualité reste dépendante de la personnalité de chacun, pour ce qui est de la sensorialité, le débat semble clôt: les différences de structuration sexuelle des organes des sens pourvoient la femme d'une capacité perceptive globalement supérieure à celle de l'homme. Privilège ou handicap? Messieurs, à vous d'en tirer partie.

La femme est plus sensible aux odeurs dans des proportions surprenantes

En 2006, Pamela Dalton, experte du centre de recherches Monell à Philadelphie aux Etats-Unis, a présenté une étude* suggérant que dans certaines circonstances, le sens olfactif des femmes peut être 100 000 fois supérieur à celui des hommes. Donc: mieux vaut être sûr non seulement de son hygiène corporelle mais aussi de son déodorant, eau de Cologne ou parfum. S'ils ne sont pas à son goût, elle risque d'être insensible à toute approche - pour être trop sensible aux effluves.

Son répertoire auditif est plus ample

Les petites filles naissent avec un sens auditif plus développé que celui des garçons, en particulier pour les fréquences aigües, importantes dans la discrimination du langage. Le ton des hommes est en général une octave plus grave que celui des femmes. Lorsque celles-ci se trouvent dans la phase de leur cycle menstruel proche de l'ovulation, les tonalités graves du mâle leur sont irrésistibles, sans doute parce que l'anatomie du larynx chez l'homme révèle son taux de testostérone: plus rauque sera la voix, plus elle aura d'effet.

Des petites mains très habiles

Les femmes sont dotées d'une habilité supérieure à celle des hommes pour distinguer la forme des choses qu'elles touchent. Selon les dernières investigations en neurosciences, cette différence pourrait être due au fait que les femmes aient les doigts plus petits, donc plus sensibles, car les récepteurs sensoriels de la peau, dites "cellules de Merkel", s'organisent en groupes plus compactes sur une surface réduite. De ce fait, les mains de la femme sont aussi des zones érogènes potentielles. De là vient peut-être le préliminaire si romantique du baiser sur la main.

Les hommes ont meilleur vue tant qu'elles ne touchent pas aux jeux vidéo

Les hommes ont en général une habilité visuelle innée supérieure pour distinguer les objets dans leur champ visuel et se repérer dans l'espace. Cependant, d'après les travaux de Ian Spence, de l'université de Toronto au Canada, les femmes peuvent développer leur habilité visuelle jusqu'à pouvoir égaler celle des hommes grâce à la pratique des jeux vidéo. A chacun de voir ce qu'il est meilleur de pratiquer.

Elles ont plus de facilité à parler d'amour

L'amygdale gauche de la femme, une aire très primitive du cerveau, siège des émotions, s'active plus que leur amygdale droite, au contraire des hommes; cela favorise pour elle la communication entre émotions et langage. L'homme est doublement désavantagé car les émotions et le langage se traitent dans deux hémisphères différents: droit pour les sentiments, gauche pour le langage; or il se trouve que l'aire du cerveau reliée au langage dans le cortex cérébral de l'homme compte moins de connexions directes avec l'amygdale gauche que celle de la femme.

Ces messieurs confondent cordialité et séduction plus facilement que ces dames

Pour les mêmes raisons de différences structurelles neurobiologiques d'hémisphères et d'amygdales cérébrales, les femmes ont plus de facilité pour différencier les signaux émotionnels, par exemple entre refus et tristesse, cordialité et séduction. Il sera difficile de les tromper sur les intentions d'un homme, tandis que l'homme confondra plus facilement une chaleureuse amitié avec plus si affinité. Mais comme d'autre part elles ne savent pas taire leurs émotions et expriment leurs sentiments avec plus d'aisance, en cas de doute: tirez-en partie.

*Dalton P., Dilks D.D. & Hummel T.: "Effects of long-term exposure to volatile irritants on sensorytheshold, negative mucosal potentials, and event-related potentials", Behavioral Neuroscience, n° 120, 2006, 180-187.

Sur le même sujet