Plaisir et bonheur : apprenez à sécréter des endorphines

L'organisme est capable de sécréter un stimulant plus fort que la morphine qui permet de se sentir bien de façon naturelle.
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Les endorphines sont des neurotransmetteurs synthétisés par l'organisme des mammifères en réponse à un état de stress négatif, à de la douleur ou à une surcharge d'adrénaline. Elles agissent en se fixant sur les mêmes récepteurs nerveux que la morphine, et leur composition, tout comme leurs effets, sont similaires; c'est pourquoi on les considère comme une sorte de drogue naturelle du bonheur. Savoir comment les produire à volonté ne peut qu'engendrer bien-être et bonne humeur.

Repérer ce qui génère son plaisir

Selon le caractère et le tempérament de chacun, cette sensation si particulière d'éprouver une bouffée de joie soudaine ou un grand bien-être peut être provoquée par de multiples facteurs. Écouter de la musique, lire un poème, s'enivrer de vitesse et de liberté au volant, obtenir un objet fortement désiré, recevoir un cadeau, des câlins, des caresses, faire l'amour, se surpasser au football ou dans un sport très physique, pratiquer du yoga, de la relaxation ou de la méditation, sortir faire du shopping, aller danser, voir un film culte, la liste est sans fin.

Repérer, développer et multiplier les contextes et les activités qui nous euphorisent, c'est un premier pas vers la production d'endorphines à volonté. Il peut s'avérer fort utile d'en faire une liste, pour être sûr de ne négliger aucune occasion propice à cette production.

Secréter des endorphines grâce aux souvenirs heureux

Se remémorer des situations, des lieux et des moments de grand plaisir ou d'instants de grâce favorise la sécrétion immédiate d'endorphines. Des odeurs, des images, des musiques et des ambiances sonores particulières sont généralement associées à ces souvenirs. Il s'agit de s'en entourer grâce à des essences naturelles pour les parfums, des photos et des images que l'on pourra utiliser comme marque-pages de l'agenda aussi bien que comme ornement mural, pourvu qu'on les ait tous les jours sous les yeux. Et de se procurer les musiques et ambiances sonores, bruit des vagues, chants d'oiseaux dans la forêt, qui ont marqué ces souvenirs fabuleux. Déguster une boisson et un petit plat typique de ces jours de fête fonctionne très bien aussi.

Provoquer les situations de plaisir

Les situations, comme les souvenirs propices à une sécrétion accrue d'endorphines, constituent un stock potentiel. Le premier pas pour l'actualiser, l'enrichir et le conserver, consiste à effectuer un petit jeu en solitaire d'associations d'idées. Dans un carnet ou un cahier, on écrira sur la page de gauche la liste des activités, situations et contextes qui provoquent des bouffées de joie et de bonheur, suivie de la liste des grands et meilleurs souvenirs. On notera en face tout ce qui vient s'associer à cette liste comme facteur agréable en soi, qui fait partie constituante du contexte heureux, et qui est propice à en favoriser d'autres: le souvenir d'une balade en forêt donnera "balade" et "forêt" desquelles on pourra s'inspirer pour créer d'autres occasions de cultiver du bonheur grâce aux endorphines: par exemple, voir un film sur la vie des forêts et aller se balader dans un parc où il y a des arbres.

Sources: "Endorfinas. La droga de la felicidad" de Jack Lawson, éditions Obelisco, Espagne, mai 2005.

Thème: Salud et vida natural (Santé et vie naturelle).

"El placer de vivir", Psicologia practica , Globus Comunicación SA, Madrid, pages 93/97

www.globuscom.es

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