Voyage initiatique au coeur du monde maya

Depuis les pyramides du Yucatán en passant par le culte de Kinich Ahua, il est écrit que nous sommes tous des poussières d'étoiles.
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En avril 2002, José Antonio Iniesta, écrivain espagnol*, poète, photographe, conférencier et investigateur en quête de traditions ésotériques**, effectua un voyage initiatique au cœur du circuit Mayab, nom du labyrinthe interminable qui connecte entre eux les centres sacrés du peuple maya. Il fut accompagné dans son parcours par les ahuakines, les prêtres solaires détenteurs des rituels propres à cette culture mexicaine. Au cours des treize jours consacrés à son pèlerinage, il parvient à sceller son compromis spirituel avec la nature, la sagesse et l’énergie de la "Terre Mère", en s’engageant à la respecter et à la vénérer selon les coutumes ancestrales de ses guides.

En route pour les pyramides du Yucatán

Sur les terres de la péninsule tropicale du Mexique, des sentiers blancs, « sacbés ou sak be’oob » , forment les «chemins de lumières» qui mènent d'un lieu de cérémonie à l'autre, et qui ont été peints de sorte à être visibles de nuit pour les pèlerins. Leur couleur, remarquablement conservée malgré les siècles écoulés, marque le parcours qui illumine l’aspirant. C’est dans la ville de Dzibilchaltún, «la place où les écritures sont gravées dans les pierres», que José Antonio Iniesta fut guidé en premier lieu. La cérémonie, qui devait conduire l’écrivain jusqu’à la réalisation de son but, commença dans le temple des sept «muñecas» (poupées) , un observatoire astronomique d’où l’on peut contempler les phénomènes associés aux solstices et aux équinoxes.

Kinich Ahau, le seigneur de lumière

Les prêtres ahuakines sont consacrés à Kinich Ahau, divinité qui «reflète sur les visages» les fréquences de la lumière, celle du soleil en particulier, mais aussi celle des étoiles qui irradient dans le cosmos entier. D'après leurs croyances, les codes qui donnent sa forme au monde physique, et qui en dessinent l’évolution jusqu’aux niveaux supérieurs de tous les êtres vivants, nous parviendraient au travers de ces ondes émises par l'univers.

Du culte mexicain à la physique quantique

Les mayas s’emploient, au cours de leurs rituels, à canaliser l’astre mystique de Kinich Ahau pour amplifier la diffusion de son énergie sur Terre, et favoriser avec elle l’évolution des espèces qui l'habitent. Ces codes de lumière, issus du rayonnement cosmique, se traduisent aussi par l’expression «poussières d’étoiles». Ils composeraient la matière première à partir de laquelle l'être humain prit forme, théorie qui rappelle celle mise en exergue par le célèbre astrophysicien Hubert Reeves dans son livre Poussières d’étoiles, Le Seuil, collection «Science ouverte», Paris, octobre 1984.

Le but de l’initiation maya

Malgré l’immense diversité des dieux du panthéon maya, la recherche suprême de l’ahuakine s’oriente par-dessus tout vers la fusion avec Hunab Ku, le «grand donateur» de la mesure et du mouvement. Les fonctions qui définissent son essence s’étendent des mathématiques sacrées (la mesure), jusqu’aux domaines cycliques du temps, de l’espace, de l’astronomie et de la physique (le mouvement cosmique). Les prêtres mayas insistent pour que ce nom divin soit prononcé en expirant et en le murmurant, car dans ses vibrations sonores résiderait une clef fondamentale pour intégrer son pouvoir créateur.

Sources : La renaissance spirituelle du sacerdoce solaire indo américain , revue «Año Cero», pages 12-21, éditions América Ibérica n°1, de la collection Año XIX, Mexico D.F., Mexique.

Éditions espagnoles: Dispaña S.L., Madrid.

*Œuvre littéraire de José Antonio Iniesta au sujet de son initiation maya: Senderos de luz , ( Sentiers de lumière), 1er Tome de La Biblioteca de las Maravillas, éditions Corona Borealis, Madrid, 2004.

Voces del amanecer, (Voix du lever du soleil), 2d Tome de La Biblioteca de las Maravillas ,éditions Corona Borealis, Madrid, 2004.

Œuvres complètes du même auteur sur ce lien .

Site de diffusion de ses œuvres sur ce lien .

** Autres investigations du même auteur:

Décembre 2002: Argelia, Sahara, campements sahraouis.

Février 2003: Pérou et Bolivie, centres cérémoniales de l’antique empire inca.

Février 2007: Istambul, Turquie. Investigationsur le Livre de la Connaissance.

Pour en savoir plus, visiter le blog officiel de José Antonio Iniesta .

Merci d’informer l’auteur de cet article au sujet d’éventuelles publications et sites en français de José Antonio Iniesta, afin d’en partager les références avec nos lecteurs.

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