Mort de Michael Jackson : la thèse d'une conspiration

Entre négligence médicale du Docteur Murray et intérêts financiers autour du Roi de la Pop, le doute s'installe. Sa mort était-elle vraiment un accident ?
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Le 25 juin 2009, Michael Jackson succombait à une injection massive d'anesthésiant, à son domicile. Au delà des interrogations concernant le rôle joué par le Docteur Murray dans ce drame qualifié d' homicide involontaire , plusieurs pistes font émerger l'hypothèse d'une conspiration.


Une enquête policière bâclée

L'avocat en droit criminel Michael Kraut considère que la police de Los Angeles a bâclé son enquête. Interviewé en aot 2009 sur LB Network , il estime que la scène du crime aurait dû être verrouillée. Plusieurs personnes ont pu y entrer et déplacer ou prendre des objets.

Selon la chronologie des événements retracée à l'audience de Conrad Murray (tribunal de Los Angeles, janvier 2011), le Roi de la Pop n'était plus en vie à l'arrivée des secours. Insistant pour que le corps soit emmené à l'hôpital, le Docteur a refusé de déclarer le décès, compromettant le lancement immédiat d'une investigation pour meurtre éventuel et les chances de trouver des preuves potentielles.

La propriété de Michael Jackson disposait de caméras de surveillance. La vidéo du 25 juin n'a pas été sauvegardée : les enregistrements fonctionnaient par cycles de 24 heures, un nouveau venant remplacer l'ancien. Les heures d'arrivée ou de départ de personnes présentes ce jour là ne seront jamais vérifiables.


Un catalogue musical convoité

Le catalogue de chansons Sony/ATV, dont Michael Jackson était propriétaire à 50%, était le plus lucratif au monde. D'après La To ya Jackson , les actifs de son frère dans l'édition musicale valaient plus de 1,5 milliards de dollars.

Dans son livre The trials of Michael Jackson , le journaliste et chanteur Lynton Guest retrace les relations entre la star et sa maison de disque, Sony (ses sources sont des membres du groupe japonais ou de l'industrie musicale). La maison de disque a progressivement évincé le Roi de la Pop, suite aux accusations de pédophilie . Au lieu de défendre son plus grand pourvoyeur de revenus musicaux, elle a préféré ne plus être assimilée au chanteur, dont l'image était ternie, tout en continuant de bénéficier des gains générés par ses créations artistiques.

Le 15 juin 2002, lors d'une conférence de presse à Londres , Michael Jackson dénonçait le sabotage de la promotion de son album Invincible .

Selon les observations de Lynton Guest, la star s'est retrouvée dans un piège financier, profitable à ses créanciers et à Sony, dont les chances de récupérer le catalogue se précisaient.


Michael Jackson sentait sa vie menacée

Dans l'entourage du chanteur, plusieurs personnes ont rapporté qu'il craignait pour sa vie, comme son ex-épouse Lisa Marie Presley ou son ancien manager Dieter Wiesner.

“Ils veulent mon catalogue et ils me tueront pour l’obtenir" avait-il déclaré à Leonard Rowe , un ami et conseiller de longue date. Il voulait garder le catalogue pour ses enfants et ne comptait pas le vendre.

Fin 2010, Katherine Jackson a lancé une poursuite judiciaire contre le promoteur de concerts AEG Live. Elle l'accuse d'avoir placé son désir de bénéfices avant la santé et la sécurité de son fils.

Le contrat liant AEG à Michael Jackson (26 janvier 2009) prévoyait que, si l'artiste ne pouvait honorer les concerts, il rembourserait le promoteur des dépenses engagées, quitte à ce que son catalogue musical soit saisi. AEG avait souscrit une assurance-vie sur la star et en était bénéficiaire.


Isolation et surmenage

L'artiste s'était plaint à June Gatlin, son guide spirituel, de son conseiller Tohme Tohme : tout passait par cet homme, qui le tenait à l'écart des personnes qu'il aimait et de ses représentants. Le chanteur ne savait plus ce qu'il avait sur ses comptes.

Dans la plainte de Mme Jackson contre AEG , on apprend qu'une "réunion de crise" s'est tenue le 18 juin 2009, après l'absence du Roi de la Pop (trop fatigué) à une répétition. Les représentants d'AEG ont sommé le Docteur Murray, engagé par leur compagnie, de tenir Michael Jackson en état d'assister aux entraînements. Ils ont menacé l'artiste de tout annuler et de le poursuivre en justice s'il manquait à nouveau. Sa carrière serait finie.

Les jours suivants, des témoins présents aux répétitions l'ont trouvé « contrarié, incohérent et il semblait drogué et désorienté ». Il grelotait de froid. Le 25 juin, sous surveillance du Docteur Murray, le chanteur succombait à un cocktail de médicaments.

D'après un cercle de fans qui le fréquentait très régulièrement, leur idole s'était plainte de ne plus manger ni dormir. Craignant le pire (sa maquilleuse également), ils l'ont supplié de privilégier sa santé, mais les agents de sécurité les ont ensuite tenus à l'écart et leurs tentatives désespérées de joindre Michael n'ont plus abouti.


Un faux testament ?

L'authenticité du testament de Michael Jackson est très douteuse. Le document a été signé à Los Angeles le 7 juillet 2002 alors que le star se trouvait à New York entre le 6 et le 9 juillet.

Des enquêteurs engagés par Randy Jackson, le frère de Michael, ont décelé de nombreuses erreurs: les noms des enfants de la star sont erronés (le plus jeune y est désigné par son surnom) de même que celui de leur maman.

Malgré toutes ces incohérences, le testament n'a pas été considéré comme non valide. L'avocat John Branca y apparaît comme l'un des exécuteurs testamentaires, alors qu'il avait été renvoyé pour fraude en 2003, par Michael Jackson, et figurait sur sa "blacklist" (liste noire).

Fin 2009 sortait le film This is it , réalisé à l'aide des vidéos des répétitions de Michael Jackson, achetées par Sony à AEG. Et qui donc figure comme producteur exécutif du film, comme membre du conseil et comme propriétaire à 5% de Sony/ATV? John Branca...


Lien utile:

Mort de Michael Jackson: son médecin instrument d'un complot?

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