Procès Michael Jackson - Arvizo: une "parodie de justice"

Accusé de pédophilie, le Roi de la Pop a été innocenté lors du verdict, en juin 2005. Pourtant, un homme continue de dénoncer de sournoises manipulations.
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Le journaliste californien William Wagener est devenu la "bête noire" de certains membres corrompus de la justice et du gouvernement Etats-Uniens. En 2005, il a assisté aux audiences du procès opposant Michael Jackson et l'adolescent Gavin Arvizo. Ayant constaté des fraudes, il n'a eu de cesse de les dénoncer depuis des années et il compte traduire en justice les véritables coupables.


Le procès le plus médiatisé de l'histoire

Michael Jackson a été accusé en 2003 d'attouchements sexuels sur mineur ( affaire Arvizo ). Au terme de plusieurs mois de procès, le jury l'a déclaré non coupable, à l'unanimité, sur les 14 chefs d'inculpation prononcés contre lui.

L'événement était suivi par les médias du monde entier. La petite ville de Santa Maria, en Californie, était assiégée par les journalistes. Peu présents (voire pas du tout) dans la salle d'audience même, ceux-ci ont fourni, la plupart du temps, une information biaisée, mettant en avant les motifs d'inculpation et occultant les conclusions des audiences.

William Wagener fut probablement le seul journaliste à assister à toutes les audiences (à l'exception de 3 jours). Parti d'une opinion neutre par rapport à la possible culpabilité de la star, il a compris en peu de jours, au fur et à mesure que l'avocat Thomas Mesereau démontrait des incohérences et absurdités dans les témoignages des accusateurs, que cette affaire reposait sur un ramassis de mensonges.


Un homme à contre courant

Quasiment tous les médias avaient déjà condamné Michael Jackson d'avance, imaginant le pactole qu'ils gagneraient en couvrant ensuite les informations sur la méga-star en prison. Ceux qui avaient l'opportunité d'échanger avec William Wagener lui affirmaient qu'il se trompait.

Convaincu de l'innocence du Roi de la Pop, William Wagener avançait "seul contre tous". En soirée, il animait l'émission "On Second Thought" sur une chaîne de télé locale et faisait des compte-rendus sur le déroulement du procès. Il s'arrangea pour remettre au chauffeur de Michael Jackson une compilation de ses reportages, sous forme de DVD. Plus tard, il eut confirmation, par un petit signe discret de l'artiste avant une audience, que celui-ci avait bien visionné la vidéo.

C'est en raison d'un échange de poignées de mains avec un membre de la famille Jackson que William Wagener s'est retrouvé exclu des audiences pendant trois jours. Il s'est alors entretenu avec des fans, à l'extérieur du tribunal, et a appris beaucoup sur l'immense générosité et l'oeuvre humanitaire de Michael Jackson .


Tentatives de corruption

Pendant plusieurs jours, Tom Sneddon et son acolyte Ron Zonen - respectivement procureur et procureur adjoint - firent pression sur deux adolescents ayant côtoyé Michael Jackson pour qu'ils témoignent contre lui (l'un d'eux était le jeune acteur Macaulay Culkin). Ceux-ci ont fermement et continuellement réfuté tout geste inapproprié.

A l'occasion d'un dîner au restaurant, ces deux mêmes confrères avaient convié l'ex-femme de Michael Jackson, Debbie Rowe. William Wagener a alors chargé un de ses amis sourd et muet d'espionner la conversation (en lisant sur les lèvres) à distance de leur table.

Les deux hommes voulaient pousser Debbie Rowe à mentir contre le Roi de la Pop. Elle a d'abord refusé. Ils ont insisté en lui suggérant que si son ex-mari allait en prison, elle récupérerait sa propriété ainsi que la garde de ses enfants (elle est la mère des deux aînés). Debbie Rowe refusa de faire allusion au moindre attouchement, mais accepta finalement de faire croire qu'elle avait vu la star monter dans sa chambre avec des enfants.

Le jour de son témoignage, face à Michael Jackson et les yeux droits dans les siens, Debbie Rowe a affirmé qu'il était un "parfait gentleman" et "un père merveilleux".


Falsifications et fausses pièces à conviction 

Les témoignages de l'accusation étaient tous plus inconsistants les uns que les autres. Ils n'ont pas permis de corroborer les allégations contre Michael Jackson (aucune preuve concrète) mais ont au contraire mis des mensonges en évidence.

Plus grave encore, Tom Sneddon, le procureur du comté de Santa Barbara alors en charge de l'affaire, a fabriqué et produit de fausses pièces à conviction. Ayant notamment récupéré un magazine de charme appartenant au Roi de la Pop, il l'a remis entre les mains du jeune accusateur Gavin sans lui faire mettre des gants, mêlant ainsi les empreintes de l'artiste et de l'adolescent. Le magazine, présenté au cours du témoignage de l'adolescent, permettrait de soutenir la thèse selon laquelle la star aurait cherché à le "mettre en condition" avant d'abuser de lui.

Le subterfuge a été démonté par le brillant Thomas Mesereau et son assistante Susan Yu. L'avocat a interrogé Gavin sur la date de sa dernière visite à Neverland, propriété de la star. Celui-ci l'a située vers 2002, puis a changé sa version pour le printemps 2003. Thomas Mesereau lui a alors demandé à plusieurs reprises s'il en était bien sûr, puis lui a demandé de lire la date de publication du magazine. Piteux, l'adolescent a annoncé octobre 2003.

Tom Sneddon, la tête dans les mains, venait de perdre la dernière carte qu'il espérait jouer. Le jury quant à lui, "hallucinait et levait les yeux au ciel", selon William Wagener, en constatant l'énormité de la supercherie.

Suite dans la seconde partie de l'article:

"Procès Michael Jackson - Arvizo: un homme contre la corruption"

Liens utiles:

Article: L'affaire Arvizo

Vidéo: Interview de Thomas Mesereau par William Wagener

Sources : 

- Rencontre avec William Wagener le 23 septembre 2012 à Paris

- Compte-rendus de ses meetings dans différentes villes d'Europe (septembre 2012)

Remerciements à William Wagener et aux personnes qui ont organisé sa venue en Europe.

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