Crise de couple : dix conseils pour éviter la rupture amoureuse

Chantage, culpabilisation, insultes, intrusion, espionnage... Certains comportements peuvent précipiter la séparation. Gare aux paroles qui tuent le couple!
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Dans une situation de couple tendue ou conflictuelle, certains comportements instinctifs incontrôlés peuvent réduire les chances de se retrouver et de se réconcilier rapidement, voire précipiter l’éloignement et la rupture définitive. Le partenaire malmené, rejeté ou délaissé devra faire preuve de beaucoup de courage et de sang-froid si son objectif est de recoller les morceaux et de sauver sa relation de couple. La spontanéité ne sera généralement pas sa meilleure alliée dans ces moments délicats, mais il est parfois difficile de résister à l’envie de se laisser aller. Quand on est sous le coup de l’émotion, difficile de rester zen. Gare aux paroles et aux gestes qu’on pourrait regretter plus tard. En voici l’inventaire !

Chantage et menaces

« Si tu me quittes, tu ne verras plus jamais les enfants! », « Si tu t’en vas, je te coupe les vivres! », « Si tu ne reviens pas, je me ferai du mal!». Aussi immense soit-elle, la douleur n’autorise pas à utiliser sciemment le chantage ou les menaces comme moyen de pression, même s’il n’y a pas d’intention réelle de les mettre à exécution. Tenter de garder le contrôle par la violence psychologique ou physique aura un effet inverse à celui qui est recherché.

Combines et mensonges

Certains amoureux délaissés s’emploient à monter des combines complètement folles pour tenter de récupérer leur partenaire en l’attendrissant, en l’inquiétant ou en le/la rendant jaloux, par exemple: lettres anonymes, faux scénarios-catastrophe, fausses maladies graves, fausse liaison, tout cela est à proscrire absolument! Tenter de recoller les morceaux par l’usage de la tromperie, de la ruse et des machinations ne vaut pas le coup, même si celui qui les met en œuvre parvient à ses fins dans un premier temps, la situation pourrait très rapidement se retourner contre lui et causer des dégâts irréparables.

Culpabilisation

« Comment peux-tu me faire ça? », « Comment expliqueras-tu ça aux enfants? », « Si nous en sommes arrivés là, c’est par ta faute! ». Insinuer l’égoïsme, l’insensibilité, l’irresponsabilité ou la cruauté du partenaire dans le but qu’il/elle se sente coupable, est tout aussi contreproductif, de même que souligner les erreurs et les fautes qu’il/elle aurait commises. Dans un couple, chacun porte une partie de la responsabilité de ce qui arrive. Il n’y a jamais un seul coupable et une seule victime.

Dénigrement

Dire du mal de son partenaire, révéler ses défauts ou en inventer et le/la discréditer auprès des autres – que ce soit auprès de membres de sa famille, d’amis communs, de collègues de travail ou dans les réseaux sociaux, par exemple - peut également avoir des répercussions négatives. Gare à l’effet boomerang!

Espionnage

Même si la curiosité est insoutenable, il faut résister à l’envie d’espionner les moindres faits et gestes de son partenaire, en le/la suivant, en écoutant ses conversations téléphoniques ou en fouillant dans ses affaires et son courrier, par exemple. Si la crise est grave et que le partenaire a déménagé, il faut éviter d’essayer de glaner des informations à son sujet auprès de ses parents, de ses amis, de ses voisins ou de ses collègues de travail. Outre l’impact négatif que ce genre d’activité pourrait avoir si elle est découverte par la personne espionnée, elle aura également pour effet de renforcer la souffrance et la paranoïa du partenaire délaissé, dont l’imagination souvent fertile déformera et amplifiera chaque bribe d’information soutirée.

Dévalorisation et humiliation

Moquerie, insultes, ironie, sarcasme, dévalorisation… Tous ces comportements excessifs traduisent une volonté de dominer et de contrôler le partenaire et hypothèqueront les chances de faire la paix et de recoller les morceaux durablement. Il est des mots qui s’inscrivent dans la mémoire et qui mettent une éternité à s’estomper. Maintenir une attitude respectueuse est primordial.

Inquisition

Dans les moments de crise, il est prudent d’éviter les questionnements interminables ou la répétition de certaines questions! L’exaspération que cela peut générer risque bien d’induire des réponses hâtives et irréfléchies qui ne correspondent pas totalement au fond de la pensée du partenaire questionné. Cela pourrait avoir pour effet de fermer certaines portes définitivement. Les questionnements incessants pourraient aussi être perçus comme une forme de harcèlement, une agression ou une entrave à son autonomie.

Intrusion

Téléphoner sans cesse, envahir sa boîte électronique de courriels, bombarder son portable de messages, passer à tout moment sans être invité, se rendre sur son lieu de travail pour dire bonjour alors que ce n’est pas convenu… Toute forme d’intrusion ou de harcèlement doit être bannie absolument, même si la tentation de le faire est insoutenable. Dans une situation de crise de couple, l’intimité est d’autant plus précieuse et recherchée. L’intrusion peut se manifester par d’autres formes qu’une présence physique imposée. Par exemple, envahir intentionnellement l’espace olfactif de son partenaire avec une odeur (cigare, parfum) ou son espace sonore avec un bruit (volume élevé de musique, parler fort).

« J’ai changé »

Nombreux sont ceux qui, en situation de crise de couple promettent haut et fort de changer ou jurent que la prise de conscience du problème de couple les a « transformés » radicalement. Ce n’est d’ailleurs souvent pas la première fois qu’ils prennent ce genre d’engagement. Attention aux promesses en l’air!

Faire le martyr

Se lamenter, chercher à attirer la pitié, montrer au grand jour toute sa souffrance, apparaître devant le partenaire dans un état complètement défait, ravagé, trainant la savate, en espérant l’attendrir, cela ne mène pas très loin. Au contraire… Cela risque fort bien de l’éloigner davantage et plus vite ! Il vaut mieux conserver une attitude adulte et digne et ne laisser entrevoir que des signes discrets de la douleur. Verser quelques larmes ou exprimer de la tristesse, par exemple. Attention, il ne faut pas trop compter sur un sentiment d’empathie ou de compassion du partenaire dans une situation de tension ou de conflit.

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