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CHRISTINE DUSSAUSSOIS

Publié dans : Les articles Environnement de christine dussaussois

Devenir observateur de la biodiversité

Un programme de surveillance mis en place par Vigie-Nature, accessible à tous.

Il existe à travers la France des réseaux d’observateurs volontaires de la nature. Ceux-ci ont été mis en place par le Muséum National d’Histoire Naturelle, qui s’est entouré d’associations sous la responsabilité de Vigie-Nature.

Les dispositifs de suivi visent à échantillonner un nombre important de sites répartis sur un vaste territoire. L’ambition est d’atteindre une grande puissance d’observation, comparable à ce qui existe dans le domaine du climat ou de l’économie.

Il s’agit de caractériser l’état et la dynamique de la biodiversité, dans l’ensemble des régions, départements, cantons, voire communes grâce à des suivis à large échelle.

Ensuite Vigie-Nature pourra explorer les corrélations entre les variables collectées (composition des communautés) et d’autres types de variables (température, degré d’urbanisation…), etc… Puis les informations seront transmises aux différents secteurs scientifiques qui analyseront les données récoltées. Cela permettra de documenter des indicateurs régionaux de biodiversité, qui seront actualisés tous les ans et comparés d’une région à l’autre.

C’est ainsi qu’une récente étude publiée dans Nature Climate Change, sur les migrations liées à la traque climatique des oiseaux et des papillons en Europe de l’Ouest est emblématique, en effet 1,5 millions d’heures d’observations pour des milliers d’observateurs ont été rapportées, et dans ces milliers d'observations figurent les données récoltées depuis plus de 20 ans par les ornithologues bénévoles du STOC (suivi temporel des oiseaux communs).

Les données du STOC sont également utilisées pour établir de nombreux indicateurs de l'état de santé des oiseaux communs à travers toute l’Europe.

Vigie-Nature : un protocole simple mais rigoureux

Le protocole de Vigie-Nature, envers les observateurs volontaires de la nature, est à fois simple mais rigoureux, il consiste à :

  • Décrire les changements que subit la nature, en suivant et en analysant les variations dans une même structure et dans le fonctionnement des éléments qui la composent.
  • De comprendre les différents mécanismes de ces variations et de déterminer les effets des différentes pressions exercées par la société sur la biodiversité, quelles soient directes ou non, par exemple l’agriculture, le changement climatique, etc…
Les observateurs sont recherchés dans les domaines suivants :

  • Oiseaux,
  • Chauves-souris,
  • Amphibiens,
  • Insectes,
  • Flore et biodiversité des jardins, des villes, ou encore des forêts.

Comment participer ?

Etre observateurs volontaire, c’est tout d’abord s’inscrire dans une association, en passant par internet. De nombreuses associations de réseaux d’observateurs cherchent effectivement des indicateurs régionaux de biodiversité qui noteront, selon un protocole standardisé et respecté sur l’ensemble des sites, les résultats d’analyses spatiales et temporelles.

Pour qu’elles aient un sens, les analyses choisies concerneront l’identité et l’abondance des espèces, et seront porteuses d’informations précises sur l’état de la biodiversité.

La puissance et la précision des analyses augmentant avec la quantité des données collectées, c’est donc la loi des grands nombres d’intervenants qui prime.

Concrètement, l’observateur partira sur le terrain, durant des périodes régulières, que ce soit à la campagne ou en ville, avec son appareil photo et un carnet de notes, puis (en fonction de ce pourquoi il s’est inscrit), il notera des données précises, argumentées de photos.

Des exemples simples à mesurer :

  • Les insectes : Vigie-Nature regroupe plusieurs observatoires qui s’intéressent aux insectes, des papillons de jours aux orthoptères (familles sauterelles) en passant par les bourdons et autres insectes pollinisateurs.
  • Les plantes communes dans les champs ou urbaines : Vigie-flore est un programme qui s’adresse aux botanistes « en herbe » et propose de suivre l’évolution de l’abondance des espèces végétales les plus communes de France. Il a été lancé en 2009. Ou encore de recueillir des données sur les micros(espaces urbains où l’on trouve des plantes sauvages. Dans les jardins qui couvrent plus d’un million d’hectares en France.
  • Les oiseaux : avec Vigie-nature et l’observatoire des oiseaux des jardins, qui proposent d’apprendre à reconnaître puis de compter les oiseaux dans son jardin, dans un parc public ou même sur son balcon.
  • La forêt : le but est de récolter 50 000 observations en forêt, pour mieux comprendre les effets de la fragmentations des forêts sur la biodiversité. L’enquête sur l’inventaire national du patrimoine naturel, est demandée par le Muséum National d’Histoire Naturelle.
Dans Tous les cas, l’observateur est chargé de répertorier à heure précise, un certain nombre d’informations relatives au choix qu’il a fait. Par exemple, concernant les insectes, compter journellement le nombre d’abeilles qui butinent le même massif de fleurs, ou alors, dans le domaine de la flore, observer avec régularité la pousse d’une plante sur un trottoir de ville. Pour cela il devra prendre des notes et des photos, et les mettre en ligne sur le site en question.

Sources : www.

vigienature

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