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CHRISTINE DUSSAUSSOIS

Publié dans : Les articles Santé & Médecine de christine dussaussois

Que faire après la détection d'un AVC, auprès d'un proche

L'accident vasculaire cérébral, appelé populairement « Attaque » est un trouble touchant les vaisseaux sanguins qui amènent le sang au cerveau

Cette perturbation soudaine entraîne un manque d’oxygène qui provoque la mort des cellules cérébrales de la partie du cerveau touchée.

  • L’AVC est la première cause de handicap dans le monde,
  • Le nombre de personnes atteintes en France est estimé à 500 000,
  • Tandis que celui des nouveaux cas annuels est évalué à environ 130 000.
  • 25 % des personnes touchées en meurent, les autres gardent généralement des séquelles plus ou moins importantes et définitives.

Il existe 2 grands types d’accidents vasculaires cérébraux :

  • . Les AVC ischémiques ou infarctus cérébraux (80% des AVC). C’est alors l’occlusion d’une artère cérébrale, par un caillot de sang qui s’est, soit formé à l’intérieur de l’artère cérébrale, soit détaché d’une autre artère du corps et a été emporté par le courant sanguin jusqu’au cerveau (embolie).
  • . Les AVC hémorragiques (20% des AVC). Cette fois c’est la rupture d’une artère qui provoque une hémorragie intracérébrale (15% des AVC), ou la rupture d’un anévrisme (malformation de la paroi artérielle) qui entraîne une hémorragie (5% des AVC).

Des conséquences variées.

En général, les lésions ne touchent qu’un seul côté du cerveau.

  • Si l’hémisphère gauche est atteint, l’appareil moteur est touché, la moitié du corps est alors paralysé. Les lésions portent également sur les troubles du langage, de l’écriture, de l’orientation droite-gauche.
  • Si c’est l’hémisphère droit, ce sont l’appréciation des distances, l’orientation, les difficultés d’habillage ou d’attention qui seront prédominantes.
Elles peuvent concerner l’appareil moteur et laisser la moitié du corps paralysé, l’appareil sensoriel et créer ou modifier, voir faire disparaître les repères spatio-temporels.

85 % des victimes présentent des facteurs de risque mais il est toujours temps de les réduire.

L’AVC ne survient pas chez n’importe qui. Dans 85 % des cas, les victimes présentent des facteurs de risques. Parmi ceux-ci :

  • L'athérosclérose, le diabète et l'hyperlipidémie.
  • L'hypertension ou les troubles du rythme cardiaque.
  • Et surtout, l'ennemi numéro un de l'artère : le tabagisme.
La prévention des accidents vasculaires cérébraux vise à limiter ces facteurs de risques et à respecter une bonne hygiène de vie. Pour cela :

  • Envisager un bilan de santé. Il est à faire tous les cinq ans pour les moins de quarante ans et au-delà tous les deux ans.
  • A faire également si le mode de vie choisit éloigne du "raisonnable".
D’autres arguments doivent conduire à consulter :

  • Le stress permanent.
  • Les maux de tête inexpliqués.
  • Ou les saignements de nez fréquents et spontanés.
Le contrôle de la pression artérielle permet d’éliminer un premier facteur de risque non négligeable.

Pour ce qui est du diabète, du cholestérol ou des triglycérides, c’est un bilan biologique, prescrit médicalement qui pointera les dérives de l’organisme.

Il faudra alors, selon les résultats, envisager de modifier son mode de vie avec un régime alimentaire moins riche en graisses animales, un peu moins de sédentarité, c’est-à-dire de l’exercice comme une marche quotidienne d’une heure environ, et si besoin un traitement médicamenteux.

Toutes ces sages décisions feront fuir ces épées de Damoclès qui planent au-dessus de certaines têtes.

Et pour ce qui est du tabac ? Il est vrai que la décision d’arrêter n’appartient qu’à chacun.

Les proches de la personne atteinte se trouvent démunis devant des situations, plus ou moins lourdes qui en résultent.

  • L’aphasie, ou trouble du langage et de la compréhension. Les mots manquent, ou perdent leur sens. Le patient ne peut plus s’exprimer et écrire (en raison de la paralysie du bras) et lire parfois. Cela perturbe la relation à l’autre. Une rééducation orthophonique personnalisée, intensive et précoce diminue les troubles et leurs conséquences. L’implication de la personne atteinte et de ses proches et un autre facteur de réussite. (75 % de guérison).

  • La paralysie partielle : Des séances de kiné sont indispensables, celles-ci sont prescrites dès l’arrivée du patient à l’hôpital. Mais la question est souvent « qu’est ce que le masseur-kinésithérapeute peut apporter ? ». La kinésithérapie est en effet le centre de la prise en charge, qu’elle soit hospitalière ou ambulatoire. Un livret complet sur cette rééducation est disponible sur le site : www.ordremk.fr. En assurant la diffusion de ce document, l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et France AVC veulent toucher le plus grand nombre de patients afin de leur permettre de construire ensemble le meilleur programme de rééducation pouvant améliorer leur qualité de vie.
Un plan d’attaque gouvernemental, jusqu’en 2014

Le 29 octobre 2011, à l'occasion de la 10e Journée mondiale de lutte contre les AVC, le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a lancé une campagne d'information rappelant l'enjeu de santé publique de cette pathologie grave. L'AVC est une urgence nécessitant une prise en charge dès les premiers signes. Le Plan de lutte 2010-2014 a prévu la mise en place d'une chaîne d'urgence et le développement d'unités neuro-vasculaires susceptibles de prendre en charge le patient, 24 heures sur 24, dès la phase aiguë de l'attaque.

L'AVC peut être immédiat mais des signes avant-coureurs peuvent survenir quelques heures ou quelques jours avant l'attaque proprement dite :

- perte de force,

- engourdissement d'un membre supérieur, du visage,

- troubles de la parole, de la vision.

Ces symptômes atténués et transitoires appelés "Accidents ischémiques transitoires" ne doivent pas être sous-estimés. Dans tous les cas, il s'agit d'une urgence. Une course contre la montre est engagée : pas une seule minute ne doit être perdue car l'AVC est un processus de dégradation dynamique : 2 millions de neurones par minute. "En cas d'infarctus cérébral, il faut déboucher l'artère dans les premières 4,5 heures. Si on intervient dans la première heure, nous aurons un bien meilleur résultat", explique un médecin neuro-vasculaire à l'hôpital Lariboisière de Paris. Pour cela, un seul réflexe : appeler le 15 !

Au sein de l'UNV, le patient bénéficie d'une prise en charge globale, 24 heures sur 24, dès la phase aiguë de l'attaque. L'unité d'intervention et de soins regroupe sur un même plateau technique "l'ensemble des compétences médicales et paramédicales nécessaires à la mise en oeuvre précoce du traitement et du projet de rééducation adaptés à chaque patient", précise la circulaire 20074 relative à la mise en place des UNV. Elle réunit des médecins et des personnels paramédicaux de plusieurs spécialités (kinésithérapie, orthophonie, ergothérapie, psychologie, assistance sociale…) expérimentés et formés à la prise en charge spécifique des AVC.

- En 2009, les UNV étaient au nombre de 78.

- Elles sont passées à 87 en 2010.

- Aujourd'hui, "115 UNV sont actives en France", précise le ministère de la Santé.

Sources :

Direction générale de l’organisation des soins

Direction générale de la santé

http://inforeeducation.com/tag/kinesitherapie-apres-un-avc/

Doctissimo.

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CHRISTINE DUSSAUSSOIS

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