L'alimentation saine au secours de nos hormones

Une assiette saine et non chimique peut résoudre bon nombre de déséquilibres hormonaux, en améliorant la digestion et l'assimilation des nutriments.
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À côté des désordres insuliniques qui finiront par épuiser le pancréas, désordres pouvant rapidement être réglés par le choix d’une alimentation saine, naturelle et moins riche en sucres, d’autres perturbations hormonales sont aussi dues à une alimentation inadéquate.

Hélas, ces désordres sont rarement traités par la diététique.

Nous parlerons ici des désordres touchant les hormones thyroïdiennes et sexuelles (progestérone et œstrogènes chez la femme et la testostérone chez l'homme), surtout chez la femme.

La femme est plus soumise aux variations hormonales que l’homme, elles sont donc plus facilement touchées par les problèmes hormonaux.

Lipidophobie

Dans la première partie, on a vu que les hormones étaient synthétisées à partir de substrats spécifiques: cholestérol et acides aminés.

Or les femmes font attention à leur ligne, surtout en période de ménopause où cette ligne a la fâcheuse tendance à se déformer. Il s’ensuit bien souvent la consommation d’aliments pauvres en graisse, voire pauvres en protéines, surtout animales, puisque celles-ci contiennent aussi des graisses. S’il n'a pas à sa disposition les matériaux adéquats (cholestérol et acides aminés), l’organisme sera incapable de fabriquer les hormones indispensables. À côté de ces carences d’apport, il faut aussi considérer les carences d’assimilation, dues au mauvais état de notre tube digestif, et surtout de l’intestin grêle.

Combien de femmes sont actuellement en pré-burn-out, sinon en burn-out (épuisement chronique) déclaré, à cause, entre autres, de cette lipidophobie…

De plus, la tendance actuelle est de surveiller étroitement le taux de cholestérol sanguin. Il est curieux de remarquer que les normes de laboratoire ont changé: il est actuellement bien vu d’avoir une cholestérolémie inférieure à 2 g/litre, car ce cholestérol serait un ennemi à traquer. Or aucune étude n’a jamais prouvé qu’un taux de cholestérol élevé était à l’origine des problèmes cardiovasculaires tant redoutés. C’est «l’hypothèse lipidique» qui sévit depuis les années 1950. Justement, ce n’est qu’une hypothèse.

Le but de cet article n’est pas de faire le procès du cholestérol, mais simplement de faire remarquer qu’avec un taux de cholestérol sanguin trop faible, la synthèse des différentes hormones stéroïdiennes devient difficile, y compris la synthèse de la vitamine D, que nous vous conseillons vivement de faire contrôler lors de votre prochain bilan. 90% de la population est carencée, ce qui compromet vivement tout le métabolisme du calcium (et pas seulement dans les os).

Et les hommes dans tout ça? À vouloir faire baisser leur cholestérol, la synthèse de la testostérone est elle aussi compromise. Heureusement, il y a la petite pilule bleue.

Effets du stress

Les chocs psychiques et physiques ont bien sûr un impact sur le système nerveux, ce qui peut amorcer un déphasage glandulaire (la répétition d’agents stressants peut entraîner des décharges exagérées d’adrénaline et de cortisol), qui agira en retour, par rétroaction, sur les centres nerveux.

Ce déphasage glandulaire peut à la longue constituer un danger pour le système immunitaire qui peut «capituler».

Les différents systèmes «lâchent», un à la fois, ce qui peut conduire au syndrome de fatigue chronique (burn-out). Dans ce cas, l’alimentation même saine, même équilibrée sera insuffisante; ce sera avant tout le repos, sous toutes ses formes: repos couché, repos digestif, repos électromagnétique, repos mental, avec une oxygénation adéquate.

Les perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens sont des xénobiotiques (xénoœstrogènes) ayant des propriétés hormono-mimétiques; ils se fixent sur les récepteurs hormonaux en bloquant ceux-ci.

Ils provoquent ne nombreux effets indésirables sur la croissance, le comportement, la production d’énergie, la circulation sanguine, les fonctions sexuelle et reproductrice, la fonction thyroïdienne, le système immunitaire.

C’est le cas de nombreux pesticides, comme le DDT (nombreux effets sur la reproduction de certaines espèces animales), médicaments de synthèse, comme le Distilbène (œstrogène de synthèse donné aux femmes enceintes pour prévenir fausses couches et avortements, ce qui a provoqué de nombreuses anomalies génitales chez les enfants). Et que dire du Bisphénol A et des phtalates, que l’on retrouve dans de nombreux emballages de produits alimentaires et autres?

Sans compter que ces substances chimiques génèrent beaucoup de radicaux libres toxiques au niveau cellulaire, particulièrement pour les mitochondries (centrales énergétiques de nos cellules). Or c’est dans les mitochondries que commence la synthèse de nombreuses hormones: la prégnénolone est le précurseur des différentes hormones stéroïdiennes naturellement synthétisées dans le corps à partir du cholestérol (à condition que ce dernier soit présent, bien sûr). La synthèse se fait dans les mitochondries, à condition que celles-ci soient en état de fonctionner correctement.

Les mitochondries sont des organites très performants au niveau de la production énergétique (respiration cellulaire, cycle de Krebs), mais hélas aussi très fragiles. Leur double membrane est constituée de protéines et de lipides ; le fonctionnement des mitochondries demande aussi de nombreux nutriments. La Cellsymbiosisthérapie ® nous apprend que les mitochondries ont besoin de 44 nutriments essentiels (acides amines aminés essentiels, acides gras essentiels, vitamines, minéraux, oligoéléments, polyphénols…), normalement apportés par une alimentation saine et équilibrée. La CST nous dit aussi que toutes les maladies modernes, dites dégénératives ou de civilisation, sont des mitochondriopathies (=dysfonctionnement ou destruction des membranes des mitochondries)

Hélas, si les carences d’apport sont relativement rares de nos jours (sauf dans le cas de certains régimes à la mode dont nous ne mentionnerons pas les noms ici), les carences d’assimilation sont elles beaucoup plus fréquentes. En cause: digestion défaillante, muqueuse intestinale atrophiée (intolérances alimentaires, alimentation moderne riche en additifs, médicaments, pollutions électromagnétiques, stress…), ce qui empêche la bonne assimilation des nutriments, même si l’apport est correct.

Les mitochondries ont aussi besoin d’oxygène, car leur métabolisme est aérobie, d’où l’importance d’une bonne oxygénation.

Des hormones en fête…

… Oui, si l’alimentation apporte les nutriments précurseurs des hormones (acides aminés essentiels, acides gras essentiels, vitamines, minéraux, etc.).

Oui, si notre alimentation n’est pas trop riche en sucres (il n’y a pas de sucres essentiels!) afin de ménager notre pancréas et nos surrénales. Attention à certains régimes végétariens à base de céréales et de légumineuses, de fruits: ce sont des sucres qui devront être gérés comme tels par l’organisme. Le végétarisme ne convient pas à tous les profils métaboliques, qu’on se le dise!

Oui, si la digestion est correcte, ce qui n’est pas toujours le cas!

Oui, si notre alimentation répond à la phrase d’Hippocrate: «Que l’aliment soit ton médicament», avec des aliments vrais, non transformés par l’industrie agroalimentaire (y compris bio!), non chimiques, bref, comme ceux que consommaient nos ancêtres.

Oui, si notre taux de cholestérol est correct.

Oui, si le stress est maîtrisé!

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