Pierre Naudin, artiste du roman historique

Trente trois ans d'immersion historique et trente romans époustouflants font de Pierre Naudin un grand maître du roman historique.
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Pour qui aime le roman historique, les récits de Pierre Naudin sont incontournables. Et force est de constater que la qualité de son écriture, alliée à un souci d’exactitude historique tant dans le contexte, les paysages, les détails que dans la personnalité de ses protagonistes, en fait un auteur digne des plus grands.

Ecrivain dans l’âme.

Pierre Naudin est né en 1923, à Choisy-le-Roi. Issu d’une famille modeste, il dû arrêter l’école très jeune pour aider le foyer, exerçant divers métiers manuels tels que la chaudronnerie, la verrerie ou encore la laiterie. C’est un peu par chance mais beaucoup par envie qu’il décroche un poste d’employé aux écritures chez Hachette Librairie. Ce petit emploi lui offre l’opportunité de palier à ses manques scolaires, de perfectionner sa syntaxe et d’éveiller son goût pour la langue française. Il commence à écrire et se voit publié dans le journal L’Aurore qui lui propose par la suite de devenir journaliste. Pendant 35 ans, Pierre Naudin écrira pour ce quotidien. Féru de cyclisme, ses premiers romans se placeront dans ce milieu sportif qu’il apprécie et pratique (« Les mauvaises routes » en 1959 et « Dernières foulées »).

Mais ce qui intéresse plus encore Pierre Naudin c’est l’histoire, plus précisément le Moyen Age français. A force de lectures et de recherches, il commencera une autre sorte de roman, des récits historiques. Mais pas n’importe lesquels. Basée sur une solide documentation, parsemée de noms et de lieux réels, Pierre Nandin tisse la toile de sagas qui feront sa renommée dès 1978.

Le Moyen Age en furie.

Comme si on y était, Pierre Naudin plonge ses lecteurs dans les affres, les complots et les drames de la guerre de Cent Ans. Tout au long des trois cycles qu’il a écrits et du quatrième encore en cours, donnant un point de vue différent, des caractères opposés, des héros complexes et des ennemis à haïr, Pierre Naudin dépeint une France médiévale en quête de paix, d’un sens à ses tourments, en quête d’elle-même. Usant des chroniques laissées par les grands biographes du XIVe siècle, Jean Froissart, Cuvelier et l’auteur du « Journal d’un bourgeois de Paris », Pierre Naudin puise la source d’une créativité stupéfiante de justesse, précise dans la langue, les descriptions, n’épargnant aucun détail d’une arme, d’un costume, d’une architecture comme du caractère flamboyant de ses personnages dont les noms font écho à nos leçons d’Histoire. Lorsqu’il vous décrit le siège d’un château fort, vous y êtes, que cela dure une journée ou un mois.

Un écrivain généreux.

Pierre Naudin a beau être membre de l’Académie royale des beaux-arts et des sciences historiques de Tolède et donner des conférences dans les universités d’Europe, il n’en est pas moins une personnalité très accessible. Fidèle à son éditeur (Aubéron), même si les éditions Pocket intègrent régulièrement les versions poches à leur catalogue, Pierre Naudin est présent à chaque Salon du livre, bavard, heureux de partager avec ses lecteurs ou d’en initier de nouveaux, répondant aux questions sans rien cacher de son parcours. Et croyez-moi, quand on lit Pierre Naudin, on ne peut qu’être saisi par la beauté et la richesse de son écriture.

Cycle d'Ogier d'Argouges, 7 tomes

Cycle de Tristan de Castelreng, 7 tomes

Cycle de Gui de Clairbois, 9 tomes

Cycle de Richard de Clairbois, 3 tomes parus, 4eme en préparation

Sources : Editions Aubéron, Wikipédia, Pierre Naudin lui-même.

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