A Paris, le Grand Palais présente : "Beauté animale"

Cette exposition organisée du 21 mars au 16 juillet 2012, traduit la fascination pour un monde qui n'a pas fini de livrer sa diversité.
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Inauguré pour l'Exposition universelle de 1900, le Grand Palais est un monument unique au cœur de Paris. A travers des œuvres majeures, l’exposition explore les rapports que les artistes, souvent les plus grands peintres et sculpteurs, entretiennent avec les animaux.

Nous sommes tous marqués par Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon (1707-1788 et son Histoire naturelle , publiée peu avant la Révolution, à cause des irrésistibles portraits d’animaux qu’elle contient.

Depuis la Renaissance, artistes et naturalistes n’ont cessé d’observer les animaux et de les représenter avec toute l’exactitude possible.Néanmoins, le naturalisme s’arrête là où commencent la norme et la morale : des critères éthiques et esthétiques sont mis en place, qui motivent les différences de point de vue. Ainsi, les manières de représenter une même bête varient extraordinairement.

Présentation de l’exposition "Beauté animale"

Elle montre que le lien entre art et science, entre notre soif de connaissance de l’animal et notre fascination pour sa beauté, continue d’être étroit.

Peintures, dessins, sculptures, photographies, célèbres ou insolites… La manifestation réunit environ 120 chefs-d’œuvre de l’art occidental, de la Renaissance à nos jours, avec un parti pris radical et inédit : ne montrer que des œuvres où l’animal est représenté seul et pour lui-même, hors de toute présence humaine.

Cette merveilleuse ménagerie, scénarisée dans un souci de clarté et d’accessibilité à tous les publics, mêle le sauvage et le domestique, l’étrange et le familier.

Les critères de la beauté animale

Les œuvres d’art démontrent la sensibilité des animaux et toute leur gamme d’expressions irrésistibles. Comme la beauté humaine, la beauté animale doit répondre à des critères précis, qui varient selon les époques et les milieux.

C’est à la Renaissance que se produit une révolution : des artistes exceptionnels, comme Dürer, puis des pionniers de la zoologie se penchent sur les animaux et les décrivent avec minutie. Très vite se constituent des répertoires.

Dès qu’ils peuvent observer des animaux, les peintres les consignent dans des albums. Il leur arrive de reprendre certains motifs ayant déjà inspiré d’autres œuvres. Ils ont également recours à l’étude de l’anatomie et s’efforcent de décomposer les mouvements, comme le galop du cheval.

Une nouvelle sensibilité : à la rencontre de l’autre

Les récits bibliques racontent la création des animaux et leur sauvetage sur l’arche de Noé. Longtemps niée, la souffrance des animaux est reconnue sous l’impulsion de Montaigne ou de La Fontaine. Des associations sont créées pou protéger le droit des animaux (SPA en France en 1845) et d’un arsenal légal (loi Grammont en France en 1850).

En 1793, la Ménagerie du Jardin des Plantes donne le signal de l’essor des zoos, dont la popularité ne se dément pas. La France permet ainsi aux artistes d’accéder aux animaux : c’est l’origine de "l'art animalier", sous l’impulsion de Barye et de Delacroix. Les artistes y trouvent des modèles de plus en plus variés.

Renseignements pratiques

  • Galeries nationales du Grand Palais, entrée Clemenceau
  • 3, avenue du Général-Eisenhower - 75008 Paris
  • Tél : 01 44 13 17 17
  • Horaires d'ouverture et tarifs : ici

Source d’information

Galeries nationales du Grand Palais : site officiel

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