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COLETTE WEINSTEIN

Publié dans : Les articles Loisirs & Sorties de Colette Weinstein

1er jour d'émission philatélique : Collégiale Notre-Dame de Melun

Le 20 avril 2013, La Poste émet un timbre commémorant les mille ans de la collégiale de Melun, fondée au début du XIe siècle, en Seine-et-Marne

C’est le roi Robert Le Pieu qui fonde cette église et la confie à un ensemble collégial de douze chanoines. Bâtie dans un style roman, elle garde aujourd’hui sa nef, le transept, les bas-côtés et la base des clochers d’origine.

Fils d’Hugues Capet, Robert Le Pieu fait de Melun l’une de ses villes de prédilection et décèdera dans le château qu’il y possède en 1031. Durant 300 ans, la collégiale royale va bénéficier de la largesse et des dons des rois capétiens séjournant au château.

1013-2013 : millénaire de la Collégiale Notre-Dame de Melun

Au Musée de Melun, une exposition dossier, présente du 8 mars au 7 juillet 2013, à travers une sélection de dessins d’architecture, la collégiale Notre-Dame de Melun.

La nef, avec ses grandes arcades et ses fenêtres hautes, est exécutée en un seul jet. L’édifice est couvert d’une charpente, des tours encadrent la naissance du chevet. Les parties hautes de la nef et du chevet sont ornées d’une série de chapiteaux sculptés de bouquets de palmettes et de sirènes-oiseaux typiques du premier art gothique dès le début du XIe siècle, comme à Saint-Germain des Prés.

L’emblème de François 1er, la salamandre, est encore visible face ouest, ainsi que l’initiale de la reine Claude de France. La restauration de la façade est de cette époque.

Un peu d’histoire

Après la Révolution et l’abolition des communautés religieuses, les chanoines sont dispersés. L’église, fermée en 1844, est restaurée dans les années 1850 grâce aux fonds d’une loterie. Les bombardements de la seconde guerre mondiale détruiront une grande partie des toitures et des vitraux.

C’est dans cette collégiale qu’était présenté le fameux diptyque de Melun jusqu’en 1775. Ces panneaux aujourd’hui séparés représentaient d’une part une Vierge à l’enfant, sous les traits d’Agnès Sorel, maitresse du roi Charles VII, et d’autre part Etienne Chevalier, trésorier du roi et St Etienne, son saint patron.

Ces œuvres sont conservées respectivement à Anvers et à Berlin.

L’église subit d’importants travaux dès le XIIe siècle avec l’ajout de colonnes destinées à supporter les voûtes, la reconstruction du chœur en style gothique, la construction des clochers qui seront restaurés du temps de François Premier.

Renseignements techniques

  • Création et gravure : Eve Luquet
  • Impression : taille-douce
  • Format du timbre : 40,85 mm x 30 mm
  • Valeur du timbre : 0,63€
  • Tirage : 1,5 millions d’exemplaires

Renseignements pratiques

Le timbre sera vendu en avant-première à :

  • Paris
Le samedi 20 avril 2013 de 10 h à 18 h au « Carre d’Encre », 13 bis rue des Mathurins, 75009 Paris.

  • Melun (77)
Horaires et lieux de vente non encore connus

Il sera vendu dans certains bureaux de poste a partir du 22 avril 2013, par correspondance à Phil@poste Service clients et sur le site Internet www.laposte.fr/timbres, Service clients : Z.I Avenue Benoît Frachon, BP 10106 Boulazac, 24051 Périgueux Cedex 09.

Source d’information

Phil@poste

À propos de l'auteur

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COLETTE WEINSTEIN

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