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COLETTE WEINSTEIN

Publié dans : Musées et expositions

Belles de jour : femmes artistes - femmes modèles

Le Musée des beaux-arts de Nantes s’invite à Poitiers jusqu’au 9 octobre 2016


L’exposition proposée par le Musée Sainte-Croix de Poitiers retrace l’histoire de la représentation des femmes entre 1860 et 1930, sujet encore très peu traité. 

Belles de jour : muses, modèles et créatrices

Mondaine ou nymphette, muse ou gardienne du foyer, insoumise ou mère nourricière, la femme est l’unique objet de cette présentation et renvoie aux poncifs de l’aristocrate, de la bourgeoise ou de la femme du peuple. 

Reléguée au second plan de la scène artistique, elle est plus souvent célébrée comme modèle ou source d’inspiration que reconnue comme créatrice à part entière. 

Ce parcours 1860-1930, remanié et enrichi, permet de considérer l’extraordinaire évolution, tant esthétique que culturelle, qui s’opère en seulement quelques décennies, de Camille Claudel à Romaine Brooks, de Jules Chéret à Félix Vallotton, des derniers feux du 19e siècle jusqu’à l’entre-deux-guerres. Artistes (Suzanne Valadon, Odette Pauvert...) ou muses et modèles (Anna de Noailles, Ida Rubinstein...), les femmes ici présentées ont su s’imposer comme acteurs essentiels de la scène artistique tout en demeurant motifs et sujets de la création. 

Belles de jour : femmes artistes-femmes modèles

Les fonds du Musée Sainte-Croix de Poitiers sont fortement marqués du sceau de la féminité. Ce fil rouge thématique devient particulièrement visible dans les collections beaux-arts, notamment à partir du Second Empire. 

Qu’elles soient femmes artistes (Camille Claudel, Romaine Brooks, Sarah Lipska, Valentine Hugo, Chana Orloff, Kay Sage, Odette Pauvert) ou femmes muses et modèles (Misia Sert, Colette, la marquise Casati, Ida Rubinstein, Nathalie Paley), ces égéries convient le visiteur à une riche promenade entre personnalités fameuses et délicates inconnues – témoins d’une époque et de mentalités en perpétuelle mutation, entre industrialisation, urbanisation et modernité. 

Tamara de LEMPICKA

Née dans la bonne société de Varsovie, Tamara Gorska quitte la Pologne en 1914 pour Saint-Pétersbourg, où elle suit les cours de l’Académie des beaux-arts. Elle y rencontre Tadeusz de Lempicki, qu’elle épouse. Fuyant la révolution bolchevique, le couple s’installe à Paris. Tamara de Lempicka y suit l’enseignement de Maurice Denis, puis celui d’André Lhote, qui lui transmet les principes du cubisme synthétique. 

En 1939, elle quitte l’Europe en compagnie de son nouvel époux, le baron Kuffner. Commence une vie partagée entre les États-Unis, la France, Cuba et le Mexique. 

Entre 1923 et 1933, l’artiste prend sa fille pour modèle à cinq reprises. Kizette en rose, vêtue d’une légère tenue d’été, jupe plissée et col impeccablement arrangé, semble ici une petite fille modèle. 

Le pied déchaussé qu’elle tente de dissimuler et son regard défiant laissent cependant deviner une sensualité au parfum de scandale, caractéristique des portraits de Tamara de Lempicka. 

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