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COLETTE WEINSTEIN

Publié dans : Les articles Loisirs & Sorties de Colette Weinstein

Exposition " Indiennes sublimes" à Jouy-en-Josas

Le Musée de la Toile de Jouy présente du 21 février au 23 juin 2013 une sélection des plus belles pièces de collectionneurs provençaux.

C’est grâce à l’industrie naissante de la fin du XVIIIe siècle que Jouy s’est fait connaître dans le monde entier. Sa célébrité vient de la manufacture des toiles de Jouy fondée en 1760 par Christophe Philippe Oberkampf.

L’exposition "Indiennes sublimes" est proposée au musée de la Toile de Jouy par la "Villa Rosemaine", centre d’étude et de diffusion du patrimoine textile, située à Toulon.

Le Musée de la Toile de Jouy

Fondé en 1977 et transféré en 1991 dans un château du XIXe siècle auquel on a adjoint un bâtiment contemporain, le musée de la Toile de Jouy est consacré à l’activité de la manufacture de Jouy et à l’impression sur étoffes.

Il rend hommage à Oberkampf, immigré allemand devenu l’un des plus grands entrepreneurs de son temps, et commémore cette remarquable aventure industrielle.

Un effort constant a permis de créer au fil des années, à partir d’un fonds modeste, une collection de premier ordre de près de 7 000 pièces témoignant du vif goût pour la Toile de Jouy dans le costume et l’ameublement du XVIIIe siècle au XXIe siècle.

Les indiennes

Palampore (châle à fleurs) des Indes, Kalamkari (toile peinte) de Perse, toiles imprimées de Nîmes, de Marseille ou de Jouy sont toutes connues au XVIIIe siècle, sous le nom d’ " Indienne", en référence à leur origine lointaine.

Moins connues que les fameuses « toiles de Jouy », si on donne à ce terme le sens de " toiles monochromes à personnages", leur production était pourtant bien plus importante. La tradition ancestrale des toiles de coton peintes ou imprimées à la planche de bois puis pinceautées, est arrivée de l’Orient et des Indes au XVIIe siècle.

En Europe, seul les tissages de chanvre, de laine et de lin habillaient le peuple, les classes dominantes portant les velours façonnés, brocard de soie et d’or et autres riches soieries tissées. Les premières impressions françaises et anglaises seront au début de simples imitations avant de devenir, grâce aux efforts technologiques et esthétiques, de véritables “labels”.

Présentation de l’exposition "Indiennes sublimes"

Les compagnies des Indes étaient des entreprises de négociants qui reçurent du pouvoir différents privilèges pour l’exercice du commerce vers des contrées lointaines.

Les compagnies d’importation occidentale des Indes portugaises, anglaises, hollandaises puis françaises vont "déballer" notamment à Marseille et Lorient des produits jusqu’alors inconnus : le café, les épices, les pierres précieuses, la percale et... les indiennes.

L’exposition présente les indiennes, toiles de coton peintes et imprimées des Indes, de Perse, de Provence mais aussi de Jouy : près de 200 pièces textiles (palampores, chafarcanis, courtepointes, kalamkaris…) dont une vingtaine de mannequins costumés de différentes époques : arlésienne du XVIIIe, marseillaise du XVIIIe, bourgeoise du XIXe, robe 1er Empire, robe Napoléon III…

Sources d’informations et renseignements pratiques

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COLETTE WEINSTEIN

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