"Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), une passion finlandaise"

Le Musée d'Orsay présente jusqu'au 6 mai 2012 un artistes finlandais emblématique qui n'a jamais fait l'objet d'une exposition monographique en France.

C'est d’une brillante carrière, dans laquelle s'imbriquent naturalisme, néoromantisme, symbolisme, expressionnisme, que rend compte l'exposition.

Les œuvres présentées proviennent de prestigieuses institutions finlandaises et de collections privées, qui constituent les manifestes d'un art trop longtemps réduit à l'expression d'un sentiment national.

Akseli Gallen-Kallela

Axel Waldemar Gallén naît en 1865 à Pori, ville située dans le grand-duché de Finlande. Agé de onze ans, il entre au lycée suédois à Helsinki, la capitale du grand-duché. Il suit, le soir, des cours de dessin.

En 1884, il quitte la Finlande pour la France. Il séjourne également, en compagnie d’Edvard Munch, à Berlin en 1895 où les deux artistes sont considérés comme des messagers d’un art nouveau. A Paris, il est élève de l’Académie Julian et de l’atelier de Fernand Cormon. Puis il triomphe à l’Exposition universelle de 1900 avec les fresques monumentales et synthétiques qui ornaient l’intérieur du pavillon finlandais.

En 1907, l'artiste adopte officiellement le nom de Akseli Gallen-Kallela, à la consonance finnoise. Il exposa de nouveau à Paris en 1909 avant de s’embarquer pour l’Afrique équatoriale, d’où il ramène une série flamboyante de peintures et aquarelles. Gallen-Kallela meurt en 1931 à Stockholm.

Une crise morale qui l’incite à se renouveler

Dans la carrière de Gallen-Kallela s’imbriquent réalisme, néo-romantisme et symbolisme. Par ailleurs il y a une place aux arts décoratifs, marquée par des ruptures et des adhésions à des idéaux spirituels.

C’est ainsi que Gallen-Kallela rejeta le monde de la rue et du spectacle de sa première période parisienne marquée par l’adhésion au naturalisme, n’y percevant qu’une manifestation de la décadence.

Autre rupture : après avoir abordé les grands sujets d’inspiration nationale sur le mode naturaliste, il se trouve confronté à une crise morale qui l’incite à se renouveler. Il simplifie son langage plastique et y introduit une composante décorative, en grande partie inspirée par l’art populaire finlandais.

L’influence des poésies populaires de la mythologie finnoise : Kalevala

La révélation des courants symbolistes et synthétistes qui animent l’avant-garde française et allemande mais aussi un voyage en Italie en 1898, au cours duquel il s’enthousiasme pour les fresques du Trecento, lui permet d’approfondir un style qui triomphe dans les grandes compositions kalevaléennes du tournant du siècle.

Dans ces œuvres stylisées, aux contours puissants et aux surfaces lisses, il parvient à livrer une évocation personnelle et convaincante de l’atmosphère mystique et héroïque du Kalevala.

L’exposition rassemblera les manifestes de cet art polymorphe, provenant des plus prestigieuses institutions finlandaises et de collectionneurs privés, au nombre desquels les descendants de l’artiste.

Autour de l'exposition

  • Catalogue de l'exposition :

  • Concerts :
La Finlande au temps de Sibelius et Gallen-Kallela

Le 22 mai à 20h, concerts avec l’orchestre philharmonique de Radio France sous la direction de Fabien Gabel

Le 21 juin à 20h30, avec le "Chœur d’hommes YL de l’Université d’Helsinki" sous la direction de Tommi Niskala.

  • Spectacle en famille :
Au fin fond de la forêt finlandaise

Renseignements pratiques

  • Musée d'Orsay
  • 62 Rue de Lille - 75007 Paris
  • Accès : entrée par le parvis, 1, rue de la Légion d'Honneur, 75007 Paris
  • Informations et standard : +33 (0)1 40 49 48 14

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