"Au fil des araignées" : le monde arachnéen au Jardin des Plantes

Cette exposition est proposée à Paris, au muséum national d 'Histoire naturelle du 5 octobre 2011 au 2 juillet 2012, pour combattre les clichés.

Les araignées ne sont pas des monstres poilus mais des animaux très surprenants qui méritent bien une exposition. Celle du Muséum national d’Histoire naturelle s’attaque aux clichés qui ont forgé leur mauvaise réputation.

L’exposition aborde le monde des araignées de façon ludique, artistique et bien sûr scientifique. Le parcours est conçu comme une découverte progressive pour mieux faire connaissance avec les araignées, sans omettre la part d’imaginaire et les raisons, réelles ou mythiques, de la peur qu’elles inspirent.

Des zones, bien définies par la scénographie, montrent l’aspect effrayant des araignées, en prenant soin d’avertir le visiteur. L’ambiance est claire et lumineuse. L’objectif est de développer l’intérêt de tous les publics pour ces animaux qui surprennent par leurs comportements.

Le parcours de l’exposition : poétique, interactif, scientifique

Le cadre est poétique. L’utilisation de voilages, de parois légères comme des toiles d’araignées, la présence d’objets ethnographiques et artistiques ainsi que la diffusion de récits, de contes et légendes contribuent à créer un environnement propre à réhabiliter les araignées.

Des supports très variés d’approches, pour certains inattendus, contribuent à nourrir la curiosité du visiteur, offrant par ailleurs de nombreuses manipulations accessibles aux enfants. L’entrée dans le monde des araignées se fait en douceur par des installations évocatrices de l’univers poétique de l’araignée, avant d’aborder les trois grandes sections de l’exposition.

Qu’est-ce qui définit une araignée ?

Le groupe des araignées ou aranéides fait partie de la classe des Arachnides qui comprend également d’autres groupes comme les scorpions, les acariens, les opilions (“faucheux”) et les solifuges (qui ont tous huit pattes).

Les Arachnides font partie de l’immense ensemble des Arthropodes, animaux dont le corps est formé de segments articulés et qui comprend notamment tous les insectes. La majorité des araignées sont minuscules, inoffensives et propres ; quelques-unes sont même jolies. Si toutes fabriquent de la soie, certaines ne tissent pas de toile et utilisent d’autres techniques de chasse.

Découverte des aspects les plus surprenants d’une araignée

L’exposition présente l’araignée dans sa spécificité, son histoire, sa grande diversité et fait prendre conscience de sa faible dangerosité et de la beauté de quelques espèces. Une sculpture métallique permet de décrypter l’anatomie de l’araignée et un dispositif interactif apprend à la reconstituer pour s’assurer que l’on n’a rien oublié.

Images et films documentaires, photos stéréoscopiques, manipulations, récits audio et présence d’araignées vivantes dans des terrariums permettent d’aborder les comportements surprenants, parfois très ingénieux.

Les araignées vivantes : le détail de leur comportement les rend passionnantes.

L’araignée est un prédateur doté d’outils remarquables : du venin, de la soie, des yeux et des organes sensoriels très sensibles. Le venin diffusé par morsure est une substance complexe, à effet neurotoxique ou nécrosant.

La soie est une merveille de la nature, d’une grande solidité, utile à la fois pour la chasse, la ponte, la reproduction et les déplacements. Les araignées comptent parmi les rares animaux à fabriquer des pièges pour capturer leurs proies.

Le fil de soie et le venin : des propriétés qui font de l ’araignée une alliée précieuse

Résistant, léger et flexible, le fil de soie possède des propriétés incomparables. D’une complexité extrême, il est constitué d’un entrelacement de fibrilles élémentaires. À diamètre équivalent, ces fils sont plus solides que de l’acier. Diverses méthodes ont été envisagées pour récolter ce précieux fil.

Le milieu médical s’y intéresse, utilisé pour les sutures, le fil de l’araignée serait non toxique et plus fin que celui utilisé actuellement. Quant au venin, les études en cours laissent présager de nombreuses applications : insuffisances cardiaques, tumeurs au cerveau, maladies neurologiques…

Informations pratiques

  • Muséum national d’Histoire naturelle - Grande Galerie de l ’Évolution
  • Jardin des Plantes - 36, rue Geoffroy Saint-Hilaire - Paris Ve
  • www.mnhn.fr

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