Découvrez le "Trésor du Saint-Sépulcre" dans les Hauts-de-Seine

Du 16 avril au 14 juillet, les "Présents des cours royales européennes à Jérusalem" sont exposés au château de Versailles et à la Maison de Chateaubriand.

L’exposition "Trésor du Saint-Sépulcre, présents des cours royales européennes à Jérusalem" propose pour la première fois aux visiteurs quelques 250 chefs-d’œuvre inconnus issus de l’un des derniers trésors de l’occident, et ce, simultanément au Château de Versailles, salles des Croisades et à la Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry.

Le Trésor du Saint-Sépulcre est constitué d’extraordinaires collections d’art, destinées à rehausser la splendeur de la basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem ainsi que de celles de Bethléem ou de Nazareth et envoyées en hommage aux Lieux saints par les principaux souverains européens.

A Jérusalem, le Saint-Sépulcre, lieu de la Résurrection du Christ, exerce une grande attraction

Il devient la source majeure du rayonnement du mystère chrétien vers l’ensemble de l’Occident. Dès le IVe siècle, il devient un lieu de pèlerinage très fréquenté où affluent des milliers de croyants, accueillis par les frères franciscains, gardiens des Lieux saints, établis à Jérusalem depuis vingt-huit générations.

Avec l’extension du christianisme, le centre du monde se déplace à Jérusalem .

Au début du XIXe siècle, Chateaubriand (1768-1848), après avoir visité "la terre des prodiges et les sources de la plus étonnante poésie", a publié son Itinéraire de Paris à Jérusalem qui a donné une nouvelle impulsion aux voyages en Orient.

Le trésor du Saint-Sépulcre : une extraordinaire accumulation d’objets d’art au fil des siècles

Adressés tout au long de l’histoire par des fidèles et des pèlerins, ces présents sont très divers quant à leur provenance, leur style et leur époque : allant des émaux limousins du XIIe siècle à une cloche chinoise encore plus ancienne.

À partir de la fin du XIVe siècle, des présents en plus grand nombre affluent de toutes parts.

En se limitant aux provenances royales, se rencontre une multitude de lampes de sanctuaire en argent ou en or, de candélabres de vermeil, de bassins de monstrance dignes des plus grands buffets royaux, de vases liturgiques enrichis d’émaux et de pierres précieuses, de crosses et de croix de procession ciselées par les plus grands orfèvres, ou encore d’étoffes précieuses, lampas, brocarts, velours ciselés, ornés des motifs les plus exubérants.

Deux lieux d’exposition

  • Les salles des Croisades du château de Versailles

Au centre de la salle principale se trouve la grande porte en cèdre provenant de l’hospice des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Rhodes, offerte en 1836 par le sultan ottoman. Cette porte est la source d’inspiration du décor de ces salles qui constituent un ensemble néo-gothique exceptionnel.

  • La maison de Chateaubriand

Décorée dans le goût du début du XIXe siècle, la Maison s’ouvre sur un parc de 11 hectares dessiné et planté par ses soins, agrémenté d’essences d’arbres lui rappelant ses voyages. Conjuguant mémoire et création, la Maison propose des visites guidées, expositions temporaires, conférences, rencontres-débats, spectacles... et est dotée d’une bibliothèque consacrée à Chateaubriand, au romantisme et au XIXe siècle français.

Source d’Information et renseignements pratiques

1