Exposition des maîtres de l'estampe japonaise : Ukiyo-e

Le musée Toulouse-Lautrec présente l'exceptionnelle collection privée du musée Isago no Sato de Kawasaki, où figurent les plus grands maîtres.

Du 26 mai au 20 juin 2012 et du 28 juin au 22 juillet 2012, le musée Toulouse-Lautrec situé à Albi, en région Midi-Pyrénées propose de découvrir et d’apprécier l’art complexe du bois gravé.

L’exposition présente la gravure japonaise : Ukiyo-e, elle est placée sous le haut patronage de l'Ambassade du Japon à Paris.

Depuis de nombreuses années, le musée Toulouse-Lautrec au travers de publications, de conférences et d’expositions a signalé et mis en évidence les correspondances entre l’art de l’estampe japonaise et l’œuvre d’Henri de Toulouse-Lautrec, et la part du japonisme dans sa rupture avec la tradition picturale.

La gravure japonaise ou Ukiyo-e

La gravure japonaise ou Ukiyo-e ("image du monde flottant") arrive largement en Occident, et particulièrement en France, à la suite de l’ouverture du Japon à partir de 1853-54, et du traité de paix, d’amitié et de commerce avec la France de 1858, puis pendant la restauration impériale de l’ère Meiji (1868).

Les thèmes en sont les plaisirs de la société bourgeoise, le théâtre, la nature, les sports et les jeux, les femmes à travers la beauté, la maternité ou la mode vestimentaire.

Cette manière artistique à la fois populaire et élitiste, simple, colorée, illustrant le quotidien avec pittoresque, n’en est pas moins marquée d’une virtuosité et d’une inventivité plastique qui influencent durablement le regard des artistes occidentaux d’avant garde dès l’époque impressionniste et jusqu’au début du XXe siècle, bouleversant les codes de la vision académique.

Parcours de l’exposition : l’art de l’Ukiyo-e

La présentation de cette exceptionnelle collection privée japonaise où figurent les plus grands maîtres, tels Hokusaï, Hiroshige, Utamaro, Sharaku ou Toyokuni, permet de découvrir et d’apprécier cet art complexe du bois gravé, attaché à suggérer le fugitif et l’éphémère des choses, autant qu’habile et libre dans l’improvisation du trait et son esthétisme.

Le paysage est le plus souvent évoqué à diverses saisons ; ainsi Hokusaï (1760-1849) observe le Mont Fuji par temps clair, sous l’orage, à diverses époques de l’année, avec une approche qui déifie la grande montagne vénérée.

Hiroshige (1797-1858) avec ses paysages de la route Tokaido qui relie Edo à Kyoto, et sa maîtrise des couleurs, présentent une vision sensible d’une nature indissociable de la présence de l’homme. Kitagawa Utamaro (1753-1806) célèbre une beauté féminine légèrement idéalisée et invente le portrait en buste. Après lui, Utagawa Toyokuni (1769-1825), modifie les critères esthétiques des physionomies féminines.

Renseignements pratiques

  • Musée Toulouse-Lautrec
  • Palais de la Berbie - BP100 - 81003 ALBI cedex
  • Tél : 05.63.49.48.70 - Fax : 05.63.49.48.88
  • servicedespublics@museetoulouselautrec.com
  • conservation@museetoulouselautrec.com
  • www.musee-toulouse-lautrec.com

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