Exposition insolite "La barbe dans l'art entre sacré et profane"

La galerie Maurizio Nobile présente à Paris, jusqu'au 23 décembre 2011 : "Fior di Barba"

" Fior di Barba : la barbe dans l’art entre sacré et profane, du XVIe au XXe siècle" est le titre de l’exposition aussi inédite qu’insolite consacrée au thème de la barbe dans l’art et qui se tient jusqu’au 23 décembre à la galerie parisienne de Maurizio Nobile .

On peut y admirer une trentaine de peintures, de sculptures et de photographies qui couvrent une période allant du XVIe au XXe siècle.

En illustrant le thème de la barbe, on ne peut manquer de remonter aux débuts de la photographie : de la barbe historique de Victor Hugo photographiée par Nadar en 1883, à celle si célèbre du Che Guevara immortalisée par Korda en 1960.

La barbe et son rôle tel qu’il apparaît au cours des siècles

Des œuvres à thèmes mythologiques côtoient des peintures liées à la tradition judéo-chrétienne pour finalement guider l’œil du spectateur vers une série de portraits de personnages importants.

Au-delà de leur diversité, les traditions et les cultures même les plus ancestrales se sont toutes accordées : la barbe, attribut de la virilité, est l’un des fils conducteurs du récit de l’esthétique masculine.

Les accessoires pileux ont aussi habillé les révolutionnaires et autres contestataires de l'ordre établi : Karl Marx et sa barbe touffue, Jean Jaurès, le mouvement hippie bien plus tard...Autrement dit, l'histoire a codifié le port ou non de la barbe et façonné les modes.

Significations symboliques attachées à la barbe

Tout en ayant revêtu des symboles aux usages, aux traditions, à la foi religieuse, au rôle social et à la mode, la barbe reste "l’étendard" d’une sensualité dont seul l’homme est porteur. Dans la Grèce antique, on la percevait comme un signe de force et de virilité. À tel point qu’à Sparte, les lâches étaient obligés de se faire pousser la barbe sur un seul côté du visage.

À l’époque macédonienne, alors que l’usage du rasoir se répandait, la barbe devenait l’emblème En Egypte, le port de la barbe était un attribut du pouvoir. de philosophes. D’après Saint Jérôme, dont trois portraits figurent dans l'exposition, la barbe est l'ornement que Dieu a donné à l'homme : impossible de la raser sans faire du tort au Tout-Puissant.

Deux récentes découvertes de Maurizio Nobile à signaler

Le Roi Midas , peint autour de 1630 par Nicolas Tournier (1590 – 1639), à son retour de Rome, et Portrait d’un Gentilhomme de Leandro Bassano (1557 – 1622) considéré comme le chef-d’œuvre de jeunesse de l’artiste. C’est en effet une peinture dans la tradition du portrait vénitien, une exclusivité sur le marché de l’art.

Parmi les sculptures, un buste en marbre représente Ménélas, inspiré d’une sculpture romaine, et un buste en marbre de Guillaume Tell signé Antonio Soldini (1853 – 1933).

Renseignements pratiques

  • Galerie Maurizio Nobile
  • 45 rue de Penthièvre - 75008 Paris
  • Fior di Barba : La Barbe dans l'art entre Sacré et Profane du XVIe au XIXe siècle
  • Du 3 novembre au 23 décembre 2011, du mardi au samedi de 11h00 à 19h00
  • Entrée libre

Sources d’information

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