Exposition : les frères Caillebotte musée Jacquemart-André, Paris

Découvrez du 25 mars au 11 juillet 2011, l'univers artistique et intime des frères Caillebotte, à la croisée de la peinture et de la photographie

Gustave Caillebotte (1848-1894) est connu pour son talent de peintre impressionniste et architecte naval. Son frère Martial (1853-1910) compositeur, pianiste et photographe, est à découvrir.

Le musée Jacquemart-André, situé boulevard Haussmann dans le 8ème arrondissement à Paris, présente du 25 mars au 11 juillet 2011 une exposition qui invite le visiteur à entrer "Dans l’intimité des frères Caillebotte, peintre et photographe", proposant une confrontation des œuvres de Martial et de Gustave. .

Les affinités profondes qui unissaient les deux frères, sont dévoilées par une présentation de plus de 50 tableaux de Gustave et près de 130 photographies de Martial. Les frères Caillebotte se font ainsi les témoins d’une époque en pleine mutation urbaine et technique.

La visite commentée sur iPhone, iPod Touch et iPad

Ce guide de visite, disponible en français et en anglais, propose une présentation vidéo de l’exposition, une introduction complète, le commentaire audio d’une sélection d’œuvres ainsi que des bonus audio pour en savoir plus sur l’exposition.

La variété des contenus (vidéo, audio, image), les bonus exclusifs et la navigation fluide grâce à la présentation de type "cover flow" en font l’outil indispensable pour une visite approfondie de l’exposition. Le musée Jacquemart-André propose le téléchargement sur place et sans nécessité d’une connexion 3G grâce à un accès Wi-Fi exclusivement dédié au téléchargement sur l'Apple Store.

Présentation de l’exposition ou des passions partagées

Les frères Caillebotte partagent de nombreuses passions. En peinture ou en photographie, ce sont des centres d’intérêt communs que représentent Gustave et Martial, restituant ainsi les multiples facettes de leur environnement.

À l’occasion du centenaire de la disparition de Martial Caillebotte (1853-1910), sa famille a souhaité qu’un hommage lui soit rendu.

Le parcours de l’exposition : un regard sur le nouveau Paris (salles 1)

Depuis leur balcon qui fait l’angle du boulevard Haussmann et de la rue Gluck, Gustave observe la ville et croque les rues et les passants. Plus tard, Martial fera de même depuis le balcon de la rue Scribe où il habitera après son mariage en 1887.

En peinture ou en photographie, les frères Caillebotte se plaisent à développer cette représentation de leur environnement urbain. Ils concentrent leur attention sur les rues de Paris en représentant des promeneurs mais aussi les petits métiers.

Le parcours de l’exposition : la poésie du quotidien (salles 2 et 3)

Les deux frères aiment reconstituer l’univers familier qui gravite autour d’eux. De la toilette au coucher des enfants, de la cuisine au salon, du déjeuner aux soirées en famille autour du piano, les activités quotidiennes de leurs proches sont fidèlement retranscrites dans les toiles de Gustave et les photographies de Martial.

Les frères Caillebotte se représentent eux-mêmes dans cet environnement familier parfois en tant que peintre ou compositeur. Gustave participe à plusieurs expositions impressionnistes, il est tout particulièrement lié à Auguste Renoir qu’il désigne comme son exécuteur testamentaire.

Le parcours de l’exposition : la vie au jardin ou le bonheur en famille (salles 4 et 5)

Les frères Caillebotte goûtent aux joies de la vie en plein air dans la propriété familiale. Sur la terrasse ou dans le parc, Gustave installe son chevalet pour jouer avec les ombres et les Lumières. Il se passionne également pour l’horticulture : ce vif intérêt transparaît dans des toiles.

Quant à Martial, avec son beau-frère qui l’initie à la photographie, il se fait le témoin de moments de loisirs passés en famille. Dans ses clichés, il porte une attention renouvelée à la sphère intime et familiale, en photographiant par exemple les jeux de ses deux enfants, Jean et Geneviève.

Le parcours de l’exposition : les nouveaux transports, symboles de la modernité (salle 6)

La révolution industrielle engagée depuis le début du XIXe siècle s’accompagne, à partir des années 1875, d’une importante modernisation des transports. Gustave et Martial Caillebotte, en accord avec leur époque, sont fascinés par les symboles de cette modernité.

Les deux frères observent ces avancées techniques au cœur et à proximité de Paris, mais aussi au cours de leurs voyages. Martial profite tout particulièrement de ses excursions en famille pour photographier ponts, locomotives et voies ferrées.

Le parcours de l’exposition : gagner la course ! (salle 7)

À la fin des années 1870, les frères Caillebotte se lancent dans le yachting, passion qu’ils partageront jusqu’à la mort de Gustave en 1894. Sur des voiliers, ils s’illustrent en obtenant souvent les premiers prix ( Régates à Argenteuil, Bateaux à Argenteuil ).

Gustave Caillebotte commence à concevoir lui-même les plans de ses bateaux ( Gustave Caillebotte travaillant à un plan de bateau ). Le plus célèbre d’entre eux est le Roastbeef que Martial photographie en chantier ( Le Roastbeef à sa sortie du chantie r) avant ses brillants débuts sur le bassin d’Argenteuil en 1892.

Le parcours de l’exposition : au fil de l’eau (salle 8)

Les canotiers et les périssoires, les baigneurs et les pêcheurs que Gustave peint sur les bords de l’Yerres puis sur les bords de Seine sont autant de sujets que Martial se plait, lui aussi, à photographier ramant.

En développant cette thématique, les deux frères évoquent les loisirs nautiques qui sont alors ceux de la grande bourgeoisie parisienne. Avec les photographies de Martial, le voyage au fil de l’eau se poursuit jusqu’en bord de mer…

Informations pratiques

Gustave Caillebotte : un peintre au regard de photographe

Sur le même sujet