Exposition "Yayoi Kusama" à Paris

Le Centre Pompidou présente du 10 octobre au 9 janvier 2012, la première rétrospective française consacrée à l'artiste japonaise.

Yayoi Kusama est née en 1929 à Matsumoto (Japon). Elle a exercé une influence considérable sur la scène contemporaine (d’Andy Warhol à Mike Kelley et beaucoup d’autres). Agée de 82 ans, elle captive toujours l’intérêt de la jeune génération.

L’exposition proposée par le Centre Pompidou, suit les grands moments de la vie de l’artiste et illustre le caractère mouvant (peintures, sculptures, environnements, performances) de son œuvre. L’accent est mis sur ses sculptures et ses expériences avec la couleur en présentant des monochromes colorés.

A travers un parcours chronologique composé de 150 œuvres réalisées entre 1949 et 2011, cette exposition est un hommage rendu à Yayoi Kusama.

Présentation de l’exposition

L’œuvre de Yayoi Kusama est à la croisée du pop art, du minimalisme et de l'art environnemental. Fortement ancrée dans un souvenir d'enfance, une hallucination à partir de laquelle elle a développé le motif à pois, le travail de l’artiste est non classifié. Il a encore une influence importante sur la scène contemporaine.

Après un préliminaire introduisant ses premiers travaux de petit format, notamment des aquarelles qui témoignent d’une certaine influence surréaliste et n’ont jamais été montrées en Europe, on distingue deux périodes : l’exil à New York et le retour au Japon après 1973.

L’exil à New York : 1958 - 1973

En arrivant à New York en 1958, l’artiste réalise ses premiers monochromes blancs de grande dimension (pouvant aller jusqu’à 11 m de long), traduisant ainsi son obsession de l’infini. En 1960 et 1961, elle poursuit ce travail en introduisant la couleur.

Kusama aborde le domaine de la sculpture dès 1961. Ses sculptures textiles sont composées d’objets du quotidien ramassés dans les rues de New York sur lesquels elle accumule des formes phalliques en tissu rembourré.

Une œuvre majeure de cette période est exposée. : My Flower Bed (1962). Il s’agit d’une forme représentant une fleur composée de gants de coton rembourrés et peints en rouge, avec à sa base des ressorts de lits glissés dans des bas rouges.

À partir de 1966, Kusama réalise ses premiers happenings à l’intérieur même de ses environnements. Puis vient le temps des performances dans les rues de New York. Le climat transgressif, politique et sexuel du New York des années Peace and Love transparaît avec force dans cette partie de son œuvre.

Retour au Japon : 1973 – 2011

En 1973, Kusama rentre définitivement au Japon dans un état psychique fragile. Une période sombre, illustrée par certains collages, s’ouvre alors. En 1977, elle choisit de vivre dans un hôpital psychiatrique, où elle travaille simultanément sur plusieurs champs.

  • Les sculptures molles : disposées à l’horizontale, au sol, et constituées de tissu rembourré de forme organique, elles sont combinées de façon aléatoire afin d’occuper un espace de large dimension.
  • Les grandes peintures : dans les années 1980 et 1990, Kusama entreprend la création de polyptiques de très grand format, des peintures suggérant une expansion sans fin du champ visuel, poursuivant l’idée de la répétition.
  • Les environnements : l’artiste reprend ses premières expérimentations new-yorkaises de sculpture totale occupant des salles entières (sol, murs et plafond) et reprenant à l’infini le motif des petits pois. Elle développe l’usage du miroir et l’idée d’une réflexion à l’infini.
  • Les peintures récentes : un ensemble sans précédent de 31 peintures est présenté dans l’exposition. Kusama se rend quotidiennement dans son atelier pour y peindre sur des toiles placées horizontalement, reprenant ainsi la tradition de la peinture orientale et de la calligraphie.

Informations pratiques

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