"Gaulois, une exposition renversante" à découvrir à Paris

Jusqu'au 2 septembre 2012, la nouvelle exposition temporaire présentée à la Cité des sciences et de l'industrie, bouscule les idées reçues sur les Gaulois.

En s'appuyant sur une démarche scientifique pluridisciplinaire et des muséographies variées, adaptées à tous les âges, l’exposition révolutionne les connaissances sur les Gaulois et redonne toute sa place à la civilisation gauloise .

Les sociétés gauloises évoquées dans l’exposition sont celles de la Gaule septentrionale et centrale de 250 à 52 avant notre ère. Il s’agit plus particulièrement de la Gaule contemporaine de la fin de la République romaine, juste avant sa conquête par Jules César.

L’exposition est présentée sur un parcours en cinq séquences fortement différenciées où l’ambiance muséographique et scénographique propose, tour à tour, au visiteur, plusieurs postures : complice, enquêteur, découvreur, spectateur.

Première partie de l’exposition : 2 000 ans d’imaginaire gaulois

Le visiteur, pénètrant dans une galerie de portraits, est plongé au centre d’une quarantaine de tableaux, sculptures, chansons évoquant les Gaulois. L’espace est dans une légère pénombre. Il évoque une réserve de décors et d’accessoires d’un musée avec une profusion de fac-similés et de peintures.

De La Guerre des Gaules de Jules César au manuel d’histoire d’Ernest Lavisse, de Napoléon III à Astérix, le visiteur côtoie toutes ces représentations et tente de comprendre comment s’est construite l’image des Gaulois à travers les siècles.

Deuxième partie de l’exposition : d e la fouille aux laboratoires

Dans cette partie, sept ateliers et deux chantiers de fouille permettent de découvrir les sciences et les techniques de l’archéologie contemporaine.

Le visiteur pénètre dans un décor de fouille à ciel ouvert, bordé par des ateliers. Cet espace spectaculaire et participatif délivre des réponses sur le quotidien gaulois (habitat, nourriture, outils…). Le visiteur devient acteur, endosse le rôle de l’archéologue et mène l’enquête en étudiant : os, pollens, tessons de céramique, amas de rouille.

Les ateliers sont conviviaux et les éléments (jeux, manips, multimédias, interviews audio ou vidéo) se consultent seul ou à plusieurs. Il est possible de découvrir et de télécharger librement l’intégralité des ressources proposées dans les ateliers sur le site internet dédié à l’exposition.

Troisième partie de l’exposition : d e la fouille au musée

Grâce à la reconstitution de quatre tombes et à la mise en scène d’une cérémonie gauloise dans un sanctuaire, le visiteur découvre les rites et pratiques de la société gauloise. En écho, une collection d’objets authentiques de l’âge du fer est présentée, preuve irréfutable de la sophistication de ces sociétés.

Le trésor est le dépôt du sanctuaire de Tintignac ; trois pièces majeures sont présentées pour la première fois dans un musée parisien. C’est une découverte récente et majeure. Une des pièces maîtresses de l’exposition est mise en valeur d’une manière spectaculaire. Il est composé d’un casque oiseau et de deux trompettes gauloises (carnyx) : un serpent et un sanglier.

Quatrième partie de l’exposition : "Légères perturbations en Centre-Gaule"

Le visiteur devient spectateur, confortablement assis dans un espace clos. Légères perturbations en Centre-Gaule , est un film d’aventures qui se passe en 70 avant notre ère.

Le spectacle audiovisuel raconte la vie gauloise dans une scénarisation originale, où l’un des acteurs du film semble vouloir s’échapper d’un documentaire. Sur un mode burlesque et original, l’essentiel des savoirs actuels sur les sociétés gauloises est ainsi synthétisé dans un spectacle d’une dizaine de minutes.

Cinquième partie de l’exposition : Adieu les mythes

"La Gaule chevelue"… dont parle Jules César ne décrit pas ses habitants mais ses arbres ! Chênes, hêtres, charmes : tous ces feuillus étaient bien différents des conifères de son pays natal.

Coiffés d’un casque à cornes ou à ailes ? En réalité, il s’agit très souvent de casques munis de protège-joues ("paragnathides", en langue savante). Comme les casques ont été découverts écrasés, oxydés, on a longtemps pris les protège-joues pour des ornements, cornes ou ailes. Erreur aujourd’hui réparée…

Des druides munis de serpes en or ? Encore une légende, probablement… César en parle, mais il s’est largement inspiré des écrits de Poséidonios d’Apamée, un savant grec. Et ce dernier, lors de son voyage en Gaule, vers 90 avant notre ère, confond sans doute l’or et le bronze poli.

Le coq est-il gaulois ? Non, le coq n’a jamais été l’emblème des Gaulois ! Et s’il est devenu le symbole national français, on le doit à un jeu de mots ! En latin, gallus signi?e à la fois "coq" et "gaulois".

Le site internet dédié à l’exposition

Accompagnant et prolongeant les contenus de l’exposition, la Cité des sciences et de l’industrie consacre un site à Gaulois, une expo renversante .

En donnant un aperçu des thématiques de l’exposition et de la programmation qui lui est associée, il permet à l’internaute de préparer sa visite et fournit toutes les ressources nécessaires à l’approfondissement du sujet.

Informations pratiques

  • Cité des sciences et de l’industrie, un lieu Universcience
  • 30, avenue Corentin-Cariou - 75019 Paris.
  • 01 40 05 80 00
  • Sources : www.cite-sciences.fr

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