"La Comédie-Française s'expose au Petit Palais"

Le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, accueille Molière et la Comédie-Française du 13 octobre 2011 au 15 janvier 2012.

Deux cents œuvres présentées au Petit Palais - Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris racontent la Comédie-Française : peintures, sculptures, documents d’archives, objets personnels, accessoires et maquettes sont autant de témoignages qui font revivre les grandes heures de cette célèbre maison.

L’exposition propose au visiteur de découvrir l’envers du décor : les trésors d’une institution vieille de trois siècles, d’ordinaire conservés dans le secret de ses bureaux, couloirs et foyers… Elle regroupe ainsi tout un patrimoine artistique, en grande partie inédit, qui témoigne de l’histoire d’une grande famille, celle de la troupe de Molière, du XVIIe siècle à nos jours.

Présentation de l’exposition

L’exposition s’articule autour des collections acquises depuis la création de la Comédie-Française en 1680. Le public découvre les comédiens dans leurs emplois, les grands auteurs dramaturges, les séances du Comité de lecture, le travail de la scène, les accessoires les plus prestigieux, tel le fauteuil dans lequel Molière joua son dernier rôle…

Le parcours, découpé en actes, est ponctué de sas lumineux et sonores qui permettent de projeter le visiteur un peu plus dans le monde du théâtre. Les voix des comédiens hantent ces espaces structurants.

Le fil conducteur est la figure de Molière qui rythme encore aujourd’hui la vie de l’institution.

Acte I : 1680, date fondatrice d’une institution, la Comédie-Française

Au XVIIe siècle, des troupes itinérantes sillonnent les routes de France, alors que s’établissent à Paris quelques troupes sédentaires : la tragédie pour l’Hôtel de Bourgogne et les pièces à machines pour l’Hôtel du Marais.

En 1658, le Roi protège Molière, mais à sa mort en 1673, il ordonne la jonction de sa troupe avec celle de l’Hôtel du Marais, puis avec celle de l’Hôtel de Bourgogne. La troupe du Roy obtient le privilège du répertoire en français dans Paris et ses faubourgs : la Comédie-Française est née.

Acte II : Molière et les troupes de théâtre au XVIIe siècle

Auteur, comédien, metteur en scène, Molière incarne le modèle de l’homme de théâtre. Né à Paris en 1622 dans une famille de tapissiers, rien ne le prédisposait au théâtre. Il fonde en 1643 sa troupe l’Illustre-Théâtre avec Madeleine Béjart.

La concurrence des deux puissantes troupes de l’Hôtel de Bourgogne et de l’Hôtel du Marais mène l’Illustre-Théâtre à la faillite. Molière et ses compagnons entament alors une itinérance qui dure treize années.

La Comédie-Française possède aujourd’hui de nombreux témoignages de la vie et de l’œuvre de Molière. Témoins émouvants de sa vie d’homme, le fauteuil de malade dans lequel il incarna son dernier rôle, Argan du Malade imaginaire, ainsi que le registre de La Grange, mémoire du quotidien de la troupe, quittent exceptionnellement la Salle Richelieu pour le Petit Palais.

Acte III : l’institution et ses demeures

Les deux troupes réunies investissent le théâtre de l’Hôtel Guénégaud, mais ne tardent pas à en être chassées. Les comédiens inaugurent en 1689 leur nouveau théâtre installé dans le Jeu de paume de l’Étoile, rue des Fossés-Saint-Germain-des- Prés.

Ils conservent cette salle jusqu’en 1770, date à laquelle ils s’installent provisoirement dans la Salle des Machines du Palais des Tuileries. Suite aux troubles révolutionnaires, une partie de la troupe s’installe rue de Richelieu. À nouveau réunie en 1799, la troupe ne quitte plus la Salle Richelieu.

Acte IV : le répertoire

Le répertoire de la Comédie-Française est constitué à ce jour, de l’ensemble des pièces interprétées par les Comédiens-Français sur leur scène principale, la Salle Richelieu. Près de 2700 pièces de plus de 1000 auteurs différents sont entrées depuis 1680 au répertoire de la Comédie-Française.

Les tableaux et dessins représentant les différentes salles de la Comédie-Française sont l’occasion d’étudier le rapport entre le public et le plateau, des spectateurs occupant la scène au XVIIe siècle aux entractes mondains du XIXe siècle, en passant par la bataille d’Hernani.

Acte V : le comédien

Pendant longtemps, le fonctionnement de la troupe est régi non seulement par l’acte de société, mais aussi par la répartition des emplois au sein de la troupe. Les traditions de jeu se transmettent d’acteur en acteur.

Les plus grands comédiens , sont souvent le sujet de portraits majeurs. Le XXe siècle est moins riche en représentations peintes et sculptées, le visage des comédiens étant désormais popularisé par la photographie d’art qui prend le relais.

Acte VI : Molière mis en scène, la construction du mythe

S’il est certain que la filiation de la troupe avec Molière s’est opérée dès les premières années d’existence de la Comédie-Française, le mythe du grand homme s’est forgé peu à peu et se reflète dans les œuvres présentées.

Le XIXe siècle porte à son paroxysme le "moliérisme ", différents épisodes de la vie de Molière ainsi que certaines scènes de son œuvre deviennent des sujets pour les peintres. Cet engouement culmine en 1857, quand le sociétaire Edmond Geffroy, acteur et peintre, le fige dans un style propre à son époque.

Final : portraits de troupe

Parmi les portraits collectifs, le dernier en date, image officielle de la troupe depuis 2010, est constitué de portraits photographiques réalisés par Christophe Raynaud de Lage. Chaque comédien a choisi un accessoire dans le vestiaire de la Comédie-Française, ayant servi dans une production du passé proche ou lointain.

Cette dernière image répond à celle qui habite ce musée : un théâtre habité par sa collection d’œuvres d’art et par son propre passé.

Informations pratiques

  • Petit Palais - Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
  • Avenue Winston Churchill - 75008 Paris
  • Tel: 01 53 43 40 00
  • Accessible aux personnes handicapées
  • www.petitpalais.paris.fr
  • Retrouvez toutes les informations de l’exposition sur votre iPhone grâce à l’application Pixee.

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