La Maison de l'Amérique latine à Paris présente "Maria Bonomi"

Cette exposition donne un coup de projecteur sur une artiste qui a su transmettre la passion de ses sentiments et donner de l'expressivité aux formes.

Depuis une cinquantaine d’années, Maria Bonomi occupe une place majeure sur la scène artistique brésilienne conférée notamment par sa maîtrise inégalée de la gravure sur bois.

Elle a connu récemment deux grandes rétrospectives, l’une à la Pinacoteca de l’État de São Paulo (2008), l’autre au Centro Cultural do Banco do Brasil à Brasília (2011). Ses œuvres, toutes en tensions et vibrations, souvent de très grande dimension, dégagent une force rare, tant par la puissance des incisions que par l’usage de la couleur.

Présentation de l’exposition

Les parisiens peuvent découvrir le travail de l’une des plus belles figures de la création au Brésil, Maria Bonomi. Cette exposition proposée par la Maison de l’Amérique latine à ses visiteurs, donne un coup de projecteur sur une œuvre vigoureuse et audacieuse ; sur une artiste qui a su transmettre la passion de ses sentiments et donner de l’expressivité aux formes.

Maria Bonomi qui excelle dans la coupe et l’entaille, se plaît également à activer ses sillons sur d’autres matériaux que le bois, donnant naissance à des œuvres qui débordent de beaucoup les limites de la gravure, telles qu’on les conçoit habituellement. Ainsi, elle peut passer de grandes impressions sur papier à des panneaux de ciment ou de métal de plusieurs mètres carrés.

Toujours à partir des mêmes principes, elle invente de remarquables sculptures en métal, de surprenantes installations ou des décors de théâtre.

Biographie de Maria Bonomi

Née en 1935 à Meina près de Milan, l’artiste quitte en 1946 avec sa famille l’Italie pour le Brésil et s’installe à São Paulo. Elle y suit une formation en peinture avec Yolando Mohaíyi et Karl Platter tandis que la gravure sur bois lui sera enseignée en 1954 par Livio Abramo.

En 1957, à New York, lors de son passage à la Columbia University, elle découvre la vigueur de l’expressionnisme abstrait alors en plein essor. Son travail y gagnera en force et liberté d’expression. De retour au Brésil, elle fréquente l’atelier de gravure sur métal de Johny Friedlander, installé au Musée d’Art Moderne de Rio de Janeiro, et fonde avec Livio Abramo, l’Estúdio Gravura à São Paulo.

A partir de 1970, elle pratique la sculpture, travaille le bois, le béton, réalise davantage d’œuvres monumentales et s’intéresse de plus en plus à l’art public. La découverte de l’art chinois et asiatique en général, la défense de l’environnement, l’intérêt pour l’architecture moderne et ses applications sociales vont déterminer le développement de sa carrière.

Renseignements pratiques

  • Maison de l’Amérique latine
  • 217, boulevard Saint-Germain - 75007 Paris
  • Du lundi au vendredi de 10h à 20h samedi de 14h à 18h
  • Entrée libre

Source d’information

  • Visite de l’exposition

Sur le même sujet