Le Manoir de Paris : un nouveau site d'animation dans la capitale

Au cœur de la Ville Lumière, un musée vivant, fait revivre pour les amateurs de sensations fortes, treize légendes parisiennes

Le 6 mai 2011, le Manoir de Paris ouvre ses portes sur les mystères de la capitale : 13 légendes déroulent leur narration à travers 23 salles. Histoires souterraines et récits terrestres se superposent.

Le Manoir de Paris ressuscite quelques unes des histoires qui hantent la mémoire de la capitale. Il est hébergé dans le cadre prestigieux d’une demeure historique, à quelques centaines de mètres de la gare de l’Est.

A mi-chemin entre un musée et un parc d’attractions, cette demeure hantée développe sur deux niveaux et près de 1000 m2, un parcours interactif invitant le public à vivre des émotions fortes et à devenir acteur de l’histoire.

Un manoir classé Monument historique

Le Manoir de Paris est situé dans une demeure classée au patrimoine des monuments historiques : le siège des faïenceries de Choisy-le-Roi.

Selon l'inscription apposée devant la façade par la Ville de Paris : "L’ancien magasin des faïenceries de Choisy-Le-Roy, maison Hippolyte Boulenger, fut construit en 1899 par l’architecte Georges Jacottin, rue de Paradis Possonnière, actuelle rue du Paradis, au numéro 18. Il est entièrement orné de céramiques peintes formant une sorte de catalogue inaltérable de leur production".

La légende du Comte du Manoir de Paris

Le Comte du Manoir de Paris était un personnage riche et excentrique. Sa fabuleuse fortune l’autorisait à donner libre cours à sa passion de collectionneur d’objets rares et précieux. Réputée à des lieues à la ronde, la magnificence des fêtes qu’il donnait au 18 de l’actuelle rue du Paradis faisait courir le tout Paris.

Un jour, au sortir de sa demeure, il est soudain pris de fortes fièvres. Des bubons apparaissent sur son corps. La peste est diagnostiquée. Victime d’un sort funeste, le Comte naguère beau et courtisé se métamorphose en un monstre hideux, délaissé de tous.

Fuyant la lumière, il se détermine à collectionner des créatures aussi effrayantes que lui.

Les 13 légendes du Manoir de Paris

Les catacombes de Paris : le 3 novembre 1793, Philibert Aspairt s’aventure dans les carrières situées sous le couvent du Val de Grâce. Onze ans plus tard, son corps est découvert sous la rue de l’Abbé de l’Epée et inhumé en la même place.

Le crocodile des égouts de Paris : en mars 1984, des égoutiers découvrent un animal d’1m de long. Il s’agit d’un crocodile du Nil. Les pompiers capturent l’animal au lasso et le confient au zoo de Vannes.

Le fantôme de l'Opéra : la légende veut qu’un monstre défiguré hante l’opéra Garnier. De mystérieux événements surviennent à la fin du XIXe siècle accréditant cette rumeur.

La prison du masque de fer : le 19 novembre 1703, décède à La Bastille, après 34 années de détention, l’un des prisonniers les plus fameux de l’histoire française : l’homme au masque de fer.

La cave aux vampires : si les Carpates sont la terre originelle des vampires, de nombreux récits ont élu Paris pour scène.

Le métro de Paris : le dimanche 16 mai 1937, à 18H30, une jeune femme en robe verte et chapeau blanc est retrouvée poignardée sur la ligne 8. Le meurtre et ses mobiles n’ont jamais été élucidés.

Le cimetière du Père Lachaise : il ouvre le 21 mai 1804 sur l’ancienne propriété du père François de La Chaise d’Aix, confesseur du roi Louis XIV. La rumeur veut que des messes noires y soient régulièrement célébrées, que certaines tombes donnent accès aux catacombes…

Le fantôme ensanglanté du jardin des Tuileries : en 1564, la reine Catherine de Médicis décide d’acquérir un terrain où réside un boucher surnommé, Jean l’Ecorcheur. Elle charge un noble de l’assassiner. Au moment de mourir, Jean l’Ecorcheur lance une sombre prédiction : “Je reviendrai”. Le spectre de l’homme rouge réapparaîtra.

La bibliothèque de l'alchimiste : elle regorge de traités d’alchimie et de grimoires de magie.

Le pâtissier sanguinaire : en 1387, une série d’étudiants étrangers disparaissent à Paris. Ils sont victimes d’un barbier fou qui leur tranche la gorge pour le compte d’un pâtissier voisin, qui réalise dans son laboratoire de succulents pâtés.

Le cabaret des assassins : Le Lapin Agile, auberge de Montmartre, dénommée en 1860 “Au rendez-vous des voleurs” fut un temps connue sous le nom de “Cabaret des Assassins”.

Les gargouilles et chimères : la légende raconte que les gargouilles et les chimères de Notre-Dame de Paris s’animent la nuit pour faire peur aux mauvais esprits.

Le bossu de Notre-Dame de Paris : Quasimodo est le personnage principal du célèbre roman de Victor Hugo. Il semblerait que son portrait ait été inspiré par un véritable bossu, tailleur de pierre sur la cathédrale.

Informations pratiques

  • Le Manoir de Paris - 18 rue de Paradis - 75010 Paris
  • Ouverture au public les vendredi, samedi, dimanche et jours fériés de 15h à 20h
  • Entrée : 20 euros - Tarif réduit : 18 euros (jeunes de moins de 18 ans, étudiants, chômeurs...)
  • http://www.lemanoirdeparis.fr/
  • www.lemanoirdeparis.com

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